Revenir à "Comprendre les bases de l'anorexie"

 

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Methode possible
pour sortir de la prison :

La "prison" étant salvatrice (toujours à cause de cette notion de culpabilité mais également parce qu'elle permet de restreindre son univers et un univers restreint permet d'être contrôlé), sortir de cette prison est comme un "poison" pour l'anorexique. Alors comment s'y prendre ?

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Le problème n'est pas la nourriture,
le problème est un effet qui n'a pas trouvé sa réelle cause.
L'ennemi ce n'est pas vous,
c'est le traumatisme.

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Résumés :

1

la juste communication

Comme dans toute analyse des éléments présents dans une psyché (dans le cerveau), il faut dialoguer avec le patient afin qu'il puisse exprimer toutes ses douleurs. La détermination de ces douleurs permet de faire une échelle à la fois dans la force de la douleur, à la fois dans le temps. Pour déterminer quelle est le traumatisme de base, (voir description de la mécanique des traumatismes) il ne faut pas forcément prendre celui qui est annoncé comme étant le plus fort, car le patient n'ose généralement pas dire ce qui est réellement le gros problème, sans oublier qu'il l'a souvent enterré et donc n'en est pas pleinement conscient lui-même.

La chronologie des souffrances permet, en regardant à partir de quand les TCA ont commencé, d'éliminer les souffrances réelles mais qui ne sont pas la cause du traumatisme et de trouver LE traumatisme qui a créé le TCA.

Pour d'infos ici.

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2

Energie pour que le cerveau ait
ses pleines capacités

Le manque de nourriture, les repas non équilibrés, les vomissements et les lavements quand ils existent, le manque de sommeil naturel, font que le cerveau n'est pas en état de fonctionner pleinement correctement. Il est donc primordial d'apporter de l'énergie à ce cerveau pour qu'il ait les moyens de comprendre. Comprendre est la seule porte de sortie. On peut "forcer" quelqu'un à manger correctement un certain temps, mais en maintenant une pression quotidienne. Dès que cette personne sera "libre", si son cerveau est toujours face aux mêmes paradoxes ou au même traumatisme, il continuera à s'engluer.

Mais le temps de comprendre, il faut donner de l'énergie au cerveau.

Energie (nourriture) = forces pour le cerveau = cerveau en état de comprendre = comprendre ce qui s'était vraiment passé = destruction des illogismes = guérison.

Plus d'infos ici.

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3

Dédramatiser

Le cerveau d'une personne ayant des TCA n'est pas incapable de réfléchir ! Bien au contraire, il réfléchit beaucoup (pas " trop ", mais " mal "). Pourquoi mal ? Parce qu'il a créé une échelle des valeurs déformée pour combler un manque de compréhension (voir description des traumatismes).

Mais lorsqu'on dit à une personne ayant des TCA qu'elle réfléchit mal, son ego, sa fierté, peuvent se sentir menacée. Il est alors bon de dédramatiser, d'une part en faisant réaliser à cette personne qu'elle n'est actuellement plus "menacée", que la "menace" vient du passé qui a mal été "digérée", et que ce n'est pas en se remettant en cause, que l'on disparaît. C'est au contraire quand une personne ne change pas d'avis, qu'elle n'arrive pas à s'adapter à l'évolution du monde, qu'elle met en péril sa survie : la maladie en est une preuve concrète. Comme pour toute tentative de soigner psychologiquement une personne, il faut que cette personne soit consciente d'être malade. Ne pas hésiter à utiliser un papier et un crayon pour visualiser les éléments présents, car une peur non matérialisée, non visualisée, est beaucoup plus forte que lorsqu'elle est noir sur blanc, identifiée.

Plus d'infos ici.

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4

Détruire le "Réflexe"

l'anorexique s'est tellement répété "je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, ..." que dire une fois "non, je n'étais finalement pas coupable" n'est évidemment pas suffisant. Il faut répéter souvent ce "non, je n'étais finalement pas coupable" mais pas à la façon méthode Coué !
Il faut que cette phrase soit accompagnée réellement de compréhension, et que dans son esprit, la chaîne de causes et d'effets soit réellement clairement établie, sinon se répéter une phrase sans en être sûr, ne sert pas à grand chose.

Visualisation des équilibres :
Lorsque le patient a compris l'erreur de jugement qu'il avait faite,
(faute d'avoir les moyens de comprendre à l'époque du trauma)

il se retrouve avec le déséquilibre suivant :

Je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable je suis coupable je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable,(plus le temps passe sans être soigné, plus la répétition est grande, plus le réflexe est dur à casser, à rééquilibrer. Dur, mais pas impossible) je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, je suis coupable, …


Finalement, je n'étais pas coupable.
Je l'ai vraiment compris.
Les éléments étaient de telle et telle manière et je m'étais trompé en m'accusant de ce problème.

 

Il est donc important de rééquilibrer la balance pour casser le réflexe profondément ancré au fil du temps. Se répéter tous les jours, en se levant, avant les repas, et le soir en se couchant :
" je n'étais finalement pas coupable
"

Plus d'infos ici.

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5

Comprendre la pulsion incontrôlable

Le patient a l'impression que la pulsion incontrôlable est une montagne insurmontable. Mais comme pour le traumatisme qui n'est qu'une erreur de compréhension, cette impression d'insurmontable est fausse. On ne naît pas avec un TCA, donc on peut changer les paramètres que l'on a dans la tête. Le cerveau n'est pas fait pour oublier, il est fait pour comprendre. Les émotions, sont la conclusion de raisonnement (voir ici). Est-ce qu'une émotion c'est identique à une pulsion ? Pas tout à fait.
Mais cette pulsion naît uniquement de la panique. Or, lorsqu'on apprend à gérer une situation (il faut utiliser les sciences cognitives), à trouver une autre source de plaisir ou une autre façon de s'exprimer, le réflexe de panique est déjà moins oppressant. Et à force de temps, cette panique reprend une place toute petite dans le cerveau : un réflexe primaire contrôlé, compris par le cerveau.

A noter que les personnes souffrant de TCA étant soumises à un très grand stress, pour elle, il faut "toujours tout et tout de suite !" Elles doivent donc réapprendre à respirer profondément, à prendre leur temps. La panique ne sert que le "n'importe quoi". Prendre son temps permet de voir et d'entendre ce qu'on ne voyait et n'entendait pas. Prendre son temps permet de vivre plus à fond les choses.
Il faut comprendre pourquoi une victime de TCA apprécie "le survol" / "tout à toutes vitesses" :
Cela leur donne une impression (faussée) de survie par opposition à "réfléchir et prendre son temps" qui la met dans une position où elle va se retrouver face à elle-même et à "sa culpabilité".
N'arrivant pas à maîtriser ses peurs, ses angoisses, elle fuit dans "la vitesse, le nombre de chose à faire", comme pour s'étouffer et s'empêcher de penser.

A chaque moment de panique, le peu de raisonement disponible doit se demander : y'a-t-il vraiment urgence ?
Et s'apercevoir que finalement, il n'y a pas de raison valable pour paniquer. (S'aider en comparant les manières d'agir d'autres individus, leur demander quelles valeurs ils mettent à tel ou tel évènement afin de voir "où est la réalité" d'une éventuelle menace).

Plus d'infos ici.

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6

Rechute ?

Une seule cause :
Tout n'est qu'affaire de logique. Le cerveau est une mécanique : lorsque les infos qu'il reçoit, qu'il analyse, lui font comprendre que sa survie est menacée, il se défend.
Un TCA est un réflexe de survie. Mais un TCA est la preuve d'un sentiment de culpabilité face à un événement passé. La maladie est "l'erreur" que fait le cerveau en se rendant coupable à tord.
Donc si il y a rechute, c'est parce le cerveau se sent toujours coupable.

Est-ce parce que la cause primaire, le traumatisme central, n'a pas été identifié correctement ?
Est-ce parce qu'il n'a pas été cherché du tout ?
Est-ce parce qu'il y a eu une accumulation de traumatismes ? (Très rares cas)
Est-ce parce que le cerveau n'a pas bien compris les éléments réels qu'il fallait prendre en considération dans l'événement passé ?
Est-ce parce que le patient n'a pas reçu la bonne aide pour casser son réflexe de culpabilité ?
Est-ce que la part de " doute " sur " l'erreur de culpabilité " est encore trop importante ?

Si le cerveau manque de données, il faut qu'il les recherche, et qu'il ait la bonne aide pour les trouver. Communication, communication, communication, et énergie pour le cerveau. Mais cette rechute est toujours liée au fait que le cerveau se sent toujours coupable.

Plus d'infos ici.

 

Voir également " questions posées sur le forum". Et pour info "qui gère ce site".