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Comment le survisme peut
aider à comprendre Tout d'abord, il s'agit de définir ce qu'est la boulimie : Est-ce être gros ? La boulimie doit être vue différemment de l'obésité. L'obésité, c'est manger de
façon déséquilibrée (trop gras/trop sucré) et avoir ainsi une accumulation
d'énergie qui n'est pas dépensée (trop d'énergie issue de la nourriture,
qui se transforme en graisse faute d'être dépensée physiquement ou intellectuellement). La boulimie, c'est avant tout une recherche de plaisirs par le palais. Mais ça ne se limite pas
là. Ainsi, il existe différents comportements liés au taux d'angoisse
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La
boulimie "douce"
Se sortir de "boulimie douce" ? Peut être "nourrir" son cerveau avec une autre occupation (se cultiver, oser voir le monde, etc…) Car la "boulimie douce" souvent comme base la timidité : ne pas oser dire les choses, parler de ses désirs, parler de ce qui ne va pas dans l'optique de "construire mieux pour l'avenir". "Exister" est "interdit"
par une partie de son cerveau, alors l'objectif
est de comprendre que cet interdit ne tient pas la route, et qu'il faut
exister. Se faire respecter. L'équilibre est lent à mettre en place, mais cette lenteur ne doit pas faire perdre de vue cet objectif premier : oser exister.
Le problème de la faim : L'un des problèmes à ne pas mépriser lorsqu'il s'agit de sortir de la "boulimie douce", c'est la "création de la faim". Qu'est-ce qui fait que l' on a faim ? c'est un processus complexe,
qui fait appel au taux de sucre que l'on a dans le sang (appelé glycémie
/ lorsqu'on a trop de sucre, c'est de l'hyperglycémie et lorsqu'on a
pas assez de sucre, c'est l'hypoglycémie )
Hyperphagie Ce terme spécifie
le fait de manger énormément. Alors quelle différence
avec la boulimie ?
La
boulimie Ainsi, on commence par manger lentement, avoir du plaisir à manger, mais accélérer le rythme d'ingurgitation , et progressivement ce plaisir perd son intensité et on continue a ingurgiter des aliments sans aucun plaisir, pour s'étouffer. Pourquoi manger autant
? Lorsque le besoin d'étouffement
est présent, il y a clairement le besoin de
se faire du mal. Le besoin de se faire du mal répond à un impératif du cerveau : recréer de l'harmonie. De l'harmonie entre quoi
et quoi ?
Alors coupable de quoi ?
Coupable d'être la cause de problèmes, et là, tout peut être sujet à traumatisme : divorce, engueulades des parents, manque de considération répétée au travail, avoir le sentiment que sa naissance n'a pas été désirée, etc. (voir traumatisme) Souvent la personne boulimique
se sent coupable de son propre comportement alimentaire, mais
cette "culpabilité" n'est pas la culpabilité fondatrice qui
a généré le comportement boulimique (il est en effet logique qu'un événement
(qui est le résultat, une action) ne soit pas créé par l'événement lui-même,
mais par des facteurs présents dans le passé.) Alors quelle est la source
de "culpabilisation" de base ?
Une autre
forme de boulimie est Quelle est la base de ce
comportement ?
la pulsion. La pulsion semble toujours irrationnelle, non maîtrisable. Il est évident que sa maîtrise n'est pas chose aisée, mais elle est parfaitement rationnelle : Elle est systématiquement une réponse à une angoisse trop forte. Pas d'angoisse, pas de crise. Angoisse qui monte, on sent qu'on ne contrôle plus rien, crise. La conscience de cette équité peut-elle faire disparaître les pulsions ? Du jour au lendemain, certainement
pas, mais progressivement, être conscient du mécanisme peut aider à
amoindrir progressivement leur importance. Lorsqu'un patient sent que
l'angoisse totale et la panique arrivent, il est important qu'il se
questionne : Généralement, lorsque le patient se répète ce processus de compréhension, les crises sont moins fortes. Mais attention, il ne faut pas perdre de vue d'aller chercher quels sont ces éléments perturbateurs et arriver à mieux les appréhender car si on aide à contrer un comportement d'impulsion sans traiter le fond, la crise d'angoisse risque de prendre une autre forme (se faire du mal autrement / auto-mutilation physique, etc).
L'habitude l'habitude d'un comportement alimentaire (même s'il est nocif), rassure la personne, lui donne l'impression de mieux maîtriser, il est donc difficile de contrer ces comportements alimentaires néfastes. Il vaut mieux commencer par "désamorcer la pression" en soignant le traumatisme, plutôt que de forcer la personne à avoir un autre comportement alimentaire que celui qu'elle a mis en place. Il ne faut jamais oublier que dans leur tête, avoir ce comportement alimentaire nocif, assure mieux leur survie qu'un autre comportement. L'utilité de dire à un patient : "C'est nocif " ? Ça ne résout pas le problème
de comportement. Cela peut aider à lui faire prendre une certaines conscience
du danger, mais c'est une bataille avec l'inconscient ! Et lorsque le
conscient sait que c'est nocif, l'inconscient ne fera que lui dire :
"oui c'est nocif, mais c'est ce que je veux ! Vous ne pouvez pas comprendre
!"
Quelles
informations différentes dans Alors pourquoi certaines
personnes se punissent en mangeant trop, et d'autres en ne mangeant
pas assez ? Doit-on en conclure que la personne boulimique se sent "moins coupable" que l'anorexique ? Peut être. Les boulimiques semblent
vivre l'instant présent et le futur Alors que les anorexiques
pensent beaucoup plus au passé et au présent Pour ce paramètre de "l'instant de vie", de "quels facteurs dans le temps je prends le plus en compte", il n'y a pas de systématique catégorique. C'est juste une forte tendance que j'ai pu constater. Pourquoi alors certaines
personnes passent du comportement boulimique
au comportement anorexique et inversement ? En regardant
de près les moments du changement de comportement, on s'aperçoit que
l'information "plus rien n'a d'importance" est majoritaire dans le cerveau
lorsque la crise de boulimie survient.
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