Schéma de traitement de l'information :
(détails en cliquant sur certaines zones)

 

 
 
 

 

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Les deux schémas :

paraissent identiques, alors comment se fait-il qu'un soit dans la "psychologie science exacte" et l'autre dans "philosophie" ?

La différence tient dans le T+1.
Dans le premier schéma, les données sont exactes pour le raisonnement,
dans le second schéma, les données sont un résultat du raisonnement qui n'est pas encore soumis à la confrontation avec la réalité.


 

Le rôle du soignant devient "essayer de démontrer au patient que les éléments qu'il utilise dans son raisonnement, sont éloignés de la réalité". Evidemment, démontrer ceci n'est pas facile, il faut que dans un premier temps le patient prenne conscience de sa "maladie", et qu'ensuite, une thérapie lui permette de gérer la réalité sans déformer cette dernière. Le survisme n'est pas une "thérapie" en soi, c'est la description du cheminement de l'information. Comprendre soigne. Mais "comprendre" et "arriver à casser des réflexes nocifs" sont deux choses différentes.
Le survisme ne prend pas position sur les priorités de chacun, il ne fait que décrire précisément ces priorités.

 

 
 

 

 

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Place de
la subjectivité :

discerner les éléments présents peut être subjectif lorsqu'on n'a pas les bons outils, mais ce discernement est semblable à "mettre au point une lunette astronomique pour observer une planète". Cela n'empêche pas cette planète d'être régie par des lois gravitationnelles dont la science est exacte.


Philosophie : nous parlons ici de la philosophie de vie de chacun, c'est à dire l'ensemble des valeurs prioritaires pour un individu : celles qui assurent au mieux sa survie.

La Philosophie est subjective parce que le but d'une philo, est que l'on se sente bien, que l'on assure notre survie, mais en aucun cas ce but est une garantie de résultat :
Exemple : si votre philosophie est celle des cyniques (de l'école grecque), si vous continuez à vivre au sein d'une société commerciale artificielle, vous serez dans une situation de combat permanent entraînant, soit, une intégrité de votre esprit, mais également une fatigue et une déprime face au bombardement continuel des publicités et autres "supports d'artificialité".

Ces mêmes éléments (qui constituent la philosophie de vie, à savoir nos priorités) deviennent objectifs dès lors qu'ils sont la base qui sert à l'analyse de l'information.
La meilleure preuve que ces mêmes éléments sont devenus objectifs c'est leur présence systématique dans tous les mécanismes décrits ici.

Ainsi, cette même personne cynique continuera à avoir une psychologie mettant en valeur prioritaire - rejeter "la morale" d'une société - parce qu'ainsi elle peut se regarder dans la glace, être fière, être intègre. Là est sa survie.

Autrement dit : la philosophie peut entraîner la mort à T+1, quand la psychologie engendre toujours la survie de ce qui nous fait "nous", au moment T. Notre philosophie est la mise en pratique de notre psychologie, la confrontation de la psychologie à la réalité.

Exemple : une personne pour qui la foule représente une menace pour sa survie (suite à une incapacité à trouver un moyen de survivre (sentiment d'impuissance) si en étant dans cette même foule il y a un mouvement de panique ou un quelconque signe de menace.)
Ceci est le cheminement logique de son esprit. Sa psychologie. Il ne se trompe pas dans le traitement de l'information avec de tels paramètres dans la tête.

Ayant peur de la foule, cette personne fera tout pour ne pas être en présence d'une foule.
Ceci est sa philosophie de vie.

Etre "malade mental" (ou personne ayant un problème psychologique), c'est lorsque notre raisonnement est éloigné de la réalité des faits. Dans l'exemple précédent : dans la réalité des faits, toute foule n'a pas des mouvements de panique meurtriers.

 

 

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Place de
l'objectivité :

Lorsque notre cerveau reçoit une information (exemple : voir une étendue d'eau), on pourrait dire que cette information n'est absolument pas objective car les mirages (par grande chaleur) font voir de l'eau là où il n'y en a pas.
L'information serait donc fausse (et les exemples de "leurres optiques" sont nombreux).
Mais cette conclusion est une erreur :
Il ne faut pas confondre "résultat d'un raisonnement" avec "information rélle" (voir ici)
Le mécanisme de comparaison, le mécanisme d'analyse et le classement a bien traité l'information :
vacillement d'une surface.
Là où est née la subjectivité, c'est dans le classement des valeurs, à savoir :
un vacillement de surface ne veut pas dire obligatoirement "présence d'un liquide".
Si cette non-obligation n'est pas présente dans le raisonnement, alors le résultat est faux, mais compte tenu des éléments présents, le traitement de l'information est rigoureusement exact, objectif.

Autre exemple :

2 + 2 en base 3 donne un résultat de 1.
Ce résultat est rigoureusement exact.

Avec une plus grande base (base 10 par exemple), 2+2 = 4. Cette base permet des calculs plus complexes.

Les joies de l'objectivité…
Etre objectif c'est prendre en compte les éléments présents.
Etre subjectif c'est orienter la vision vers un résultat à obtenir, malgré des faits opposés.

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Psychologie science exacte :
Il en va de même pour la psychologie humaine :
les mécanismes de la pensée sont une science exacte car reproductibles à l'infini et prédictibles (lorsque les paramètres sont maîtrisés et lorsque l'éthique le permet).
Voir les mécanismes du rire, de l'imaginaire, la carte des sentiments humains (pourquoi on conclut "amour, haine ou indifférence", les mécanismes du suicide, la soumission/la rebellion, les TOC, les TCA, les mécanismes des traumatismes, etc.
Faute d'entrer "physiquement ou visuellement" dans la tête d'une personne ou d'un groupe de personnes afin de contrôler la véracité de l'approche du survisme (entraînant ainsi un doute sur sa véracité) rien ne vaut l'expérimentation par soi-même sur sa propre personne (avec un minimum de remise en question personnelle si l'ego le permet).

En étant le sujet de l'expérimentation, il est difficile de conclure : "le résultat est bidonné !"

 

Je ne doute pas que certaines personnes prennent certaines des démonstrations ci-dessus comme des " pirouettes ", mais une pirouette n'est jamais qu'un mouvement créant une surprise. L'effet de surprise passé, que ces personnes n'hésitent pas à utiliser un argumentaire pour démontrer que le point de vue exposé ici, est faux.
Merci d'avance. Le but est toujours de faire progresser.