Suicide / Plaisir impossible

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"4 facteurs possibles"
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Facteur " plaisir impossible "

Cas du suicide par perte du plaisir de vivre. Même principe que pour l'honneur, mais c'est une autre perte du "repère principal", lorsqu'on perd l'amour de sa vie, lorsqu'on perd son bonheur, le plaisir.

Si "mon repère principal" est toute ma vie, c'est avec "cet élément principal" que ma survie est assurée.

Par conséquent, si il n'y a plus " cet élément principal ", je ne suis plus moi, je disparais, ma survie n'est plus assurée.
(voir gestion des traumatismes)

De là à franchir le pas et à se suicider ?

Si l'élément disparu était le moteur de ma vie, et que je ne vivais que pour ça, alors "vivre sans" ou "mourir" devient identique. Et si on ajoute le fais que vivre, c'est se rappeler chaque seconde "qu'on a perdu l'essentiel", cela génère une souffrance. Entre deux états (souffrir/ne plus souffrir) le choix ira vers celui d'une souffrance moindre. Mais ce choix est prioritaire seulement si la valeur de survie de l'individu, lui interdit de souffrir plus.

Il faut bien comprendre que pour une personne dont la valeur essentielle est "le plaisir, le bonheur", lorsqu'ensuite la seule perspective de cette personne est la souffrance, elle perd la valeur qui assurerait le mieux sa survie.

Si votre éducation vous dit :
mais
que
Dans la réalité :

La vie ne doit être
que plaisirs.

 

La vie est vécue comme
une suite de cauchemars

Ici est la vie
<= en terme d'informations dans le cerveau =>
Ici est la mort

Donc, étant déjà mort intellectuellement, il n'y a plus de barrière à franchir et la mort physique sera plus paisible.

L'individu se retrouve avec le choix suivant :

Vie = douleur

 

Où est la meilleure survie ?

Mort = soulagement = ouf !

Entre ces 2 états, ces 2 formes d'existence après l'instant présent, il prend la décision (dans son esprit il n'a pas d'autre choix) de suivre la forme d'existence qui assure mieux sa survie. car on ne pourrait pas dire "ouf" si on n'existait plus totalement. Seul un être vivant sous une forme ou une autre, peut dire "ouf". Une pierre sans vie ne fait pas "ouf".

(Le survisme n'étant pas là pour juger mais pour décrypter, comprendre ; il n'est pas question de débattre du bien fondé de tel ou tel raisonnement lié au concept de vie après la mort. Ce débat est philosophique et dépend du point de vue de chacun. Le survisme ne fait que décrire cet enchaînement d'informations présent dans le cerveau des individus se suicidant pour éviter la souffrance.)

Remarque :
lorsque l'élément principal est un être humain cher et qu'il meurt, l'une des informations parfois présente dans le cerveau de ces personnes est la suivante :

"Si j'éprouve du bonheur, du plaisir, sans cette personne, c'est criminel ! C'est injuste !"

L'harmonie avec un élément disparu, c'est (pour ces personnes) d'avoir soi-même cette qualité : être "disparu". Donc l'harmonie passe par la mort. Dans ce cas encore, la notion de vie après la mort est présente car l'idée présente est de " rejoindre " une personne. Or, sans l'idée d'existence après la mort, "rejoindre" serait impossible.
Existence après l'instant T. = survie.

Autre cas : mélange de plusieurs facteurs.