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14/05/2006 La Castafiore
: Ce "raisonnement"
est tiré par les cheveux et totalement orienté : 2 - alors
oui, on rit parce qu'on rapporte cette situation à la situation identique
dans laquelle les protagonistes seraient des humains, de même qu'on rit
des "singeries" de nos frères inférieurs les singes "évolués", car on
s'imagine voir un humain les faire. 3 -il n'y
a point besoin de notion de danger, imminent ou supposé, pour faire rire
! Puisque nous parlons de dessins animés : quand y'a t'il danger quand
Tex Avery fait se garer devant nos yeux une limousine d'environ 80 mètres
de long ? C'est juste
de la caricature, de l'exagération. Le comique
dit "de répétition" ("Qu'allait'il faire dans cette galère"- Molière -
Les Fourberies de Scapin - "J'ai glissé,
chef !" - Jean Lefebvre - La 7ème compagnie) : où est le danger ? Le comique
de langage (jeux de mots, calembours, etc. ) : simple activité de l'esprit.
Où est le danger ? Le comique
"burlesque" (tarte à la crème dans le visage, seau de peinture sur la
tête, Shirley et DIno, etc;) : où est le danger ? Et de plus,
quand une situation potentiellement dangereuse se produit "pour de vrai"
sous nos yeux (quelqu'un trébuche dans la rue, se cogne à un poteau, tombe
de vélo ...), on a d'abord, à moins d'être complètement sadique ou insensible,
un instant d'angoisse (oh ! il a dû se faire mal, là, non ? ...) le rire
ne vient qu'une seconde ou deux après, quand on voit bien que la personne
se relève sans avoir subi de dommages mettant sa survie (!) en danger
! P.H. : "De même, dans un
paysage naturel non modifié par l'homme, la forme de certains rochers
peut nous faire rire parce qu'elle ressemble à un animal ou à autre chose.
Donc, contrairement à ce que Bergson a écrit (Un paysage pourra être beau,
gracieux, sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible.)
un paysage peut tout à fait, sans l'intervention humaine, être risible."
Car le rire,
oui, comme dit Bergson, est propre à l'Homme et est toujours une réaction
par rapport à quelque chose que l'on met en parallèle avec ce qui est
humain et non pas juste parce qu'on le voit avec des yeux d'humains. Démonstration
est faite que le rire est lié à l'humain car c'est lui qui rit, mais qu'il
n'y a pas besoin de parallèle entre l'élément déclencheur du rire et l'humain.
Un rocher en forme de sanglier, un arbre en forme de girafe, une tomate
en forme de cochon, ça nous étonne, ça nous fait sourire, ça nous arrache
éventuellement un gloussement de surprise, mais c'est tout. Mais par contre,
oui, un champignon en forme de Depardieu, un arbre en forme de Sarkozy,
un nuage en forme de Marylin Monroe, un rocher en forme... de pénis, ça,
ça fait rire, car il y a le rapport immédiat avec l'humain. Un nuage en
forme d'éléphant peut fait rire car un éléphant ça ne vole pas (même avec
de grandes oreilles). Car oui, et ne vous en déplaise, le rire est le
propre de l'homme et il l'est toujours en comparaison, en référence à
la "chose" qui serait éventuellement appliquée à l'Homme. Cependant,
il faudrait quand même être plus honnête et plus précis dans l'énoncée
de votre "théorie" et signaler que : "On fait ce qui assure notre survie,
on ne fait pas ce qui n'assure pas notre survie." parle non pas de la
survie purement physique mais de la survie morale, mentale, par-delà le
passage de vie à trépas (car pour le commun des mortels, la survie représente
le maintien en état des fonctions vitales cliniquement : système cardio-vasculaire
et activité cérébrale) puisque, pour justifier et expliquer vos thèses
sur le suicide ou l'anorexie notamment, vous incluez aussi dans le terme
"survie (physique ?)" des éléments tout à fait SUBJECTIFS comme l'honneur,
le bonheur, l'importance de ma place dans la société (en gros, vous amalgammez
l'instinct de survie avec la pyramide de Maslow http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins,
qui est, elle, faut-il le rappeler, une théorie connue, vérifiée et vieille
de 60 ans ). Cela clarifierait bien des choses. survivre v. I. v.
tr. indir. Survivre à. 1. (Personnes) Demeurer en vie après la mort de
(qqn), après la disparition, la fin de (qqch). Survivre à ses enfants.
Elle a survécu à l'Empire. 2. (Choses) Rester après la disparition de.
Ses œuvres lui survivront longtemps. 3. (Personnes) Rester en vie après
(un événement qui a entraîné de nombreuses morts). Il a seul survécu à
cet accident. 4. (Personnes) Continuer à vivre (après un événement très
éprouvant moralement). Il n'a pu survivre à son chagrin. 5. (Choses) Résister
à ce qui pourrait entraîner une disparition. La religion a survécu au
communisme. II. v. intr. 1. Continuer à vivre après un événement qui aurait
pu entraîner la mort. Seuls trois passagers ont survécu. 2. Vivre dans
des conditions difficiles. Un salaire qui lui permet à peine de survivre.
III. v. pron. Se survivre dans ses enfants, dans ses œuvres: laisser après
sa mort des enfants, des œuvres qui perpétuent son souvenir. La définition que j'ai prise est : "existence qui continue après l'instant T." (ce qui en lisant le dictionnaire, est exactement la définition. Elle n'est pas limitée et primitive, mais adaptée à la complexité de l'humain et de son univers) Par contre, la définition que vous avez pris (en survolant) est, elle, subjective, car elle ne prend qu'une partie des éléments constituant la survie. "l'honneur, le bonheur, l'importance
de ma place dans la société" sont des valeurs potentiellement subjectives
pour "l'autre", mais pour la personne qui raisonne, ces valeurs sont primordiales
et parfaitement établies, précises, à l'instant T. PS/ si le rire n'était pas lié à la peur, notre cerveau ne génèrerait pas d'endorphine. L'endorphine est un anti-douleur. Voilà pourquoi le rire peut soigner : Il y a la peur, il y a la drogue antidouleur, mais il n'y a pas la douleur. On se retrouve avec de l'antidouleur en trop. Cette drogue nous fait nous sentir bien. Si le rire n'était pas fondé sur la peur, il n'y aura pas d'endorphine dans notre corps. Vous ne pouvez rien contre cette preuve chimique et scientifiquement prouvée.
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