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08/06/2009

Sophie : Je suis contre la psychanalyse (mais pas extrémiste non plus).
Pouvez-vous me donner votre opinion sur cette thérapeutique ?
Merci.

Bonjour,

La psychanalyse était un "bon départ" (en 1900) pour comprendre/explorer les comportements humains, mais elle n'a pas su évoluer et admettre ses erreurs fondamentales.
Résultat, des personnes sont "en analyse" depuis des années et elles ne guérissent pas.
Pourquoi ? Parce que la psychanalyse Freudienne est basées sur des modèles faux.

Vous trouverez un certain nombre d'analyses sur la psychanalyse sur cette page : http://www.survisme.info/reponses/index_forum_reponses_freud_and_co.htm

Je ne sais pas si ces pages vous satisferont, si vous avez des questions plus précises, n'hésitez pas.

13/06/2009

Sophie : Je suis d'accord avec votre théorie sur l'Oedipe...Et que pensez-vous des symboles en psychanalyse ? (une pendule qui évoque un organe sexuel par exemple). Est-ce une supercherie ? Et la théorie de la sexualité ? Votre avis m'intéresse vivement, merci.

Les symboles…
La glace à deux boules est-elle une métaphore de quoi que ce soit ?

D'un point de vue purement "logicien", une information dans notre cerveau, est composée d'autres informations
(exemple : l'information "vélo" est composée des informations "roues" "selle" "pédalier", etc… Et chacune de ces nouvelles informations est composée d'autres informations, exemple : l'information "selle" est composée de "forme du siège", "siège moelleux ou dur", "couleur", etc… )

Mais l'information "siège moelleux" peut être utilisée pour un "fauteuil" dans un appartement, pour un "pouf", etc… Le cerveau est donc composé d'une somme immense d'informations, toutes reliées plus ou moins directement entre elles.
Il faut ajouter que le cerveau a deux vitesses : la partie "consciente" de notre cerveau et sa partie "inconsciente". Alors comment être sûr des liens que chacun construit entre les informations ?

En communiquant.
Mais il peut y avoir des limites à cette communication.
Cette limite c'est la suggestion.

Prenons le cas d'une personne communicant avec une autre : les liens que peut faire une personne, peuvent devenir les liens de la personne avec qui elle communique.
(En gros, si je vous dis que les lamas sentent fort, et que vous n'avez jamais vu en vrai de "lamas", l'information, même si vous pouvez émettre un doute, va passer dans votre cerveau et vous influencer)

Alors comment savoir si on se fait des idées ou pas ?
Comment savoir si "une pendule" est un "organe sexuel" ?

Une pendule peut tout aussi bien évoquer un organe sexuel, une hache tranchant le temps, une branche doucement bercée par le vent, une louche accrochée dans une cuisine, etc, etc.

Conclusion : quand on peut tout dire de tout, le mieux, c'est de ne rien dire.
Et le "but" de cette recherche symbolique ? Quel est-il ? C'est un exercice intellectuel, un jeu des neurones, des projections de possibilités. (Notre besoin de survivre fait que notre cerveau cherche à créer des causes et des effets maîtrisables, et la recherche de significations symboliques fait partie de cette recherche.)
Le but de cette recherche symbolique n'est absolument pas d'éclaircir les idées d'un humain.

Une personne qui a besoin de bases stables pour se retrouver, a besoin de réalité. De preuves irréfutables, pas de vues de l'esprit.

Et la théorie de la sexualité ?

Parlez-vous du 1er stade le stade oral (0 - 2 ans), le 2ème stade sadique anal (1 à 3 ans), le 3ème stade phallique (3-6 ans), le 4ème stade la période de latence, etc ?

L'avis d'un logicien :
Le stade oral est lié au fait que le bébé au début de sa vie, n'ouvre les yeux presque que pour manger (ouvrir les yeux ne lui servant pas à grand chose vu… qu'il ne voit pas grand chose). C'est le principal sens développé au départ, et ça lui sert de repère. Ainsi, lorsqu'il dort moins, sa première façon d'analyser les éléments qui l'entourent, c'est de porter ces objets à la bouche, pour passer au " filtre d'analyse habituel " qui est : manger.

Mais au bout d'un moment, il se lasse : cette méthode d'analyse des éléments qui l'entoure ne lui apporte plus rien.

Le stade sadique anal :
Au départ donc, l'enfant mange et ne s'occupe que de manger. Le reste, il s'en fout. Puis il construit lentement sa conception du monde extérieur et s'aperçoit qu'il y a des causes et des effets. Il mange, et après il va aux toilettes.
Et ses modèles (ses parents) semblent particulièrement soucieux de ce qui se passe " après manger " car ils le changent, ils lui disent de faire sur le pot, d'aller dans une pièce spéciale pour déféquer…
Comment voulez-vous que cette matière fécale ne soit pas le sujet (pendant plus ou moins longtemps) d'une fascination aux yeux de l'enfant ? Quant au côté " sadique " de jeter les objets par terre, là encore, c'est en fait un simple moyen de comprendre les causes et les effets qui l'entourent. Chercher les limites avec ses congénères…

Le stade phallique…
La période de latence…

Le sexe, masculin ou féminin, génère du plaisir par frottements.
A partir de quand l'humain s'en aperçoit ? A partir de quand se lasse-t-il de ses nouvelles découvertes ? L'important c'est de comprendre qu'il est logique que l'humain, lorsqu'il se frotte le sexe, cela génère des "choses" (plaisirs, émotions, etc). Il est normal que " ces choses " déstabilisent au début. Et c'est normal qu'en ayant un sexe "à l'intérieur", les filles sont généralement moins nombreuses que les garçons à découvrir ces plaisirs. Ce qui ne dépasse pas, frotte naturellement moins.
De là à dire que "les filles sont jalouses du sexe des garçons, qu'elles vivent très mal le fait de ne pas avoir un sexe externe, qu'elles se sentent inférieur, etc… " Là encore, interprétations et culpabilisations inutiles.

Il n'y a absolument rien de préétabli en terme de "valeur d'information" dans le cerveau humain.
Il est donc inutile de baser la psychologie humaine sur des éléments inconstants (comme le fait pourtant le Freudisme et ses dérivés) car cela mène inévitablement à des erreurs et des incompétences.

 

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