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24/10/2009

lynka20 : Bonjour !

Ma question est complexe et assez brouillon...
Donc j'ai pensé faire une liste de mots:
- boulimie/hyperphagie, surpoids,
- surdouance non acceptée,
- manque de confiance en soi, sentiment d'échec, d'inutilité
- échec scolaire, "phobie" scolaire
- hypersensibilité refoulée
- spectateur de ma vie (pas acteur), ne connait pas sa personnalité
- aime aider autrui: console, rassure, fait rire, a des amis, et leur semble très proche, mais garde une distance intérieure (ne s'engage pas émotionnellement, surtout en amour).
- capable de déplacer des montagnes pour autrui, mais incapable de s'aider soi-même, paralysie.

Tout ça dans la même personne ! Si, si, c'est un cas réel, en fait c'est moi...
En résumé, je suis perdue ! Que faire pour m'aider moi-même? (Je tiens à préciser que je vois régulièrement un "conseiller" et que ma question est en rapport avec le travail effectué en consultation)

 

Bonjour,
Tout d’abord, « tout ça dans la même personne » n’a rien d’impossible car tout ce que vous citez peut parfaitement être lié, et être une « cascade de conséquences » issues d’un unique point de départ. (voir ici)

Mais hormis les problèmes de boulimie, le reste relève plus du domaine de la philosophie de vie que du domaine psychologique. (autrement dit, il faut que vous adoptiez une philosophie de vie qui défende vos valeurs à vous et qui ne soit pas uniquement basée sur le regard des autres. A vous de déterminer ces valeurs et cette philosophie de vie.)

Pour la liste de mots, voici une liste de phrases :
- boulimie/hyperphagie, surpoids,
Il faut savoir précisément dans quel cas vous êtes (voir la page sur « boulimie hyperphagie ») et agir en conséquence. Le « point de départ » dont j’ai parlé ci-dessus est une information mal comprise par l’enfant (enfin... en général ça arrive quand on est enfant) et cette information qui a une valeur éloignée de la réalité, a décalé tout un tas d’autres informations. (exemple : on me fait une remarque négative sur ma façon de m’habiller au sein d’un groupe d’enfant, si mon éducation ne m’apprend pas à relativiser, je le prends très mal et soit je rejette l’avis des autres, soit je deviens lentement esclave du regard des autres, je cherche à plaire aux autres pour être aimé, je « colle » à leurs désires en oubliant de me créer mes propres désirs… Je deviens une sorte de « marionnette »…. Etc. Je me répète : tout cela peut partir d’une simple « information » (la remarque d’autres enfants, leur moquerie) qui a pris une « valeur considérable » alors que cette information n’a pas cette importance dans la réalité. Et l’éloignement de la réalité fait la « maladie » mentale. (ne pas avoir peur de ce gros mot « maladie mentale » car il y a tout une échelle de gravité et il faut toujours savoir relativiser).

- hypersensibilité refoulée
Tous les êtres ne sont pas « égaux » face à la sensibilité.
Si votre sensibilité est refoulée, c’est parce que vous croyez être dans l’impossibilité de gérer vos émotions. (plus précisément, votre cerveau reçoit tout un tas d’informations qu’il n’arrive pas trop à trier par importance et à placer correctement, résultat, il panique et part en vrille).
Pas évident d’apprendre la relativité.
Un des exercices pratique est d’écrire noir sur blanc (sur un papier) l’échelle des sentiments telle que vous la ressentez. Autrement dit, écrivez tous les stades possibles qui existent entre « l’indifférence » et « être concerné au plus haut point ». Si votre échelle ne comporte que deux stades (les deux extrêmes cités ci-dessus), alors il faut se renseigner, communiquer, afin d’apprendre tous les stades possibles, les rapprocher avec des événements auxquels on peut être confronté, et ainsi mieux « qualifier » les émotions, les impressions et ne plus être dans le schéma : « je m’en fou complètement / ça me concerne à mort ! ».

- surdouance non acceptée,
- manque de confiance en soi, sentiment d'échec, d'inutilité
- échec scolaire, "phobie" scolaire

Surdouance non acceptée... Par qui ? Quelle que soit la réponse, elle n'a pas de réelle incidence. Pourquoi ? Parce que de toute manière chaque humain a ses limites intellectuelles, ses capacités à réfléchir vite et bien, et que la confiance en soi ne s'acquiert pas avec les capacités intellectuelles reconnues ou non. (la reconnaissance des autres nous rend esclave, c'est une voie sans issue car vous ne pourrez jamais avoir la reconnaissance de tout le monde, vous ne pourrez pas empêcher quelqu’un de n’avoir « rien à faire » de ce que vous dites, etc.) L'important c'est de savoir quels choix on doit faire chaque jour, et pourquoi on fait de tels choix. Si votre problème est « je n’exploite pas mes capacités parce que je ne dois pas me faire remarquer », utilisez votre surdouance pour répondre à la question :
« y a-t-il de l’intelligence à ne pas exploiter correctement son intelligence ? »

Questions : phobie de l'école... Pourquoi ? Qu'est-ce que vous semble menacer votre survie ?

Le sentiment d'échec est lié au « point de départ » cité au tout début de ce texte. Ce sentiment lié à l’information non comprise, s'est généralisé par « erreur » dans votre cerveau. Et comme chaque erreur, pour mieux vivre, il faut la corriger (changer sa valeur). Mais voulez-vous voir que vous n'êtes pas « qu'une erreur » ? Souvent on se met en position d'échec parce que ce sentiment nous rassure plus que la position de victoire. Demandez-vous pourquoi vous vous êtes habituée à ce sentiment d'échec, pourquoi il est une sorte de « cocon » (mais qui finit par vous étouffer), et pourquoi « réussir », est une forme de danger.
Avez-vous peur d'exister ? Exister c'est quoi ? C'est prendre le risque d'un jour disparaître ? (tandis que lorsqu'on n'existe pas, on ne peut pas disparaître puisqu'on a jamais « existé  » !?)

C'est pour cela que vous dites :
- spectateur de ma vie (pas acteur), ne connait pas sa personnalité - aime aider autrui: console, rassure, fait rire, a des amis, et leur semble très proche, mais garde une distance intérieure (ne s'engage pas émotionnellement, surtout en amour). - capable de déplacer des montagnes pour autrui, mais incapable de s'aider soi-même, paralysie.

Exister par soi-même c'est quoi ?

Hum ? Vous n'en avez aucune idée ? Alors n'hésitez pas à demander aux autres leur avis ! Ils diront des choses parfois intéressantes, parfois complètement idiotes, mais grâce à leurs avis, vous pourrez avoir des repères, prendre position sur ce qui est annoncé, et ainsi avancer.

Vous devez déterminer vos valeurs. Ne dites pas que vous n'en avez pas, car il y a forcément des choses que vous aimez, et d'autres que vous détestez. Tout le monde est ainsi. Certaines choses menacent notre survie, d'autres assurent notre survie. Vous aimez aider, faire en sorte que les autres aillent mieux, c'est parce que votre cerveau y trouve une forme d'existence, d'amour (qui ne dit pas son nom). Vous n'agissez pas pour avoir des « lauriers », une reconnaissance publique, mais si les autres en avaient vraiment rien à faire, iriez-vous vers les autres ?

Mais vivre à travers les autres n'est qu'une fuite, vous le savez déjà. Ce que vous fuyez, c'est vous-même. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous n'aimez pas chez vous ? Est-ce que vous ne vous faites pas des illusions en n'aimant pas ces éléments de votre personne ? Comment font les autres humains pour trouver un équilibre entre « trop s’occuper de soi » et « trop s’occuper des autres » ? Pourquoi certains n'ont-ils pas les mêmes valeurs prioritaires que vous ?

Il est assez difficile de se « recalibrer », d'exister par soi-même, surtout dans notre société qui joue avec les désirs, joue avec les paradoxes. Exemple : certaines marques vous disent : soyez vous-même ! (donc soyez un individu à part entière) mais en réalité, elles vous disent d'acheter leur produit, c'est à dire d'être exactement comme leurs autres clients, c'est à dire, noyé dans une immense masse. Paradoxe : être soi en imitant les autres... ????

Notre ego peut nous dire également : "cache toi des autres, reste dans l'ombre, tu seras plus à l'abri des dangers", mais en même temps, il nous fait courir comme une folle ou un fou, après la reconnaissance de ceux qui nous entourent.

Paradoxe, une fois de plus.

Mais ne vous croyez pas seule à devoir gérer des paradoxes «impossibles ».
Tout humain y est soumis.
Il ne vous reste plus qu'à faire des listes de choses que vous aimez sans que le regard des autres intervienne dans le processus. Et pour votre conscience personnelle, sachant qu'on aime un élément parce qu'il assure notre survie et que l'on déteste un élément parce qu'il n'assure pas notre survie, ne vous limitez plus à l'émotion (c'est à dire à la réflexion rapide), attachez-vous à la réflexion lente de comprendre le « pourquoi » je fais, je ne fais pas, pourquoi les autres font, ne font pas.
Lent et long chemin, mais je n'en connais pas d'autres pour vivre pleinement sans se prendre la tête.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas.

 

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