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25/01/2012 booba :Bonjour,
Tout ceci est assez étonnant
pour son âge. De manière général, une personne
souffrant de TCA n’est pas consciente d’être anorexique, donc elle ne
peut pas « rêver d’être anorexique ». La vision d’une anorexique sur les
autres n’est pas trop déformée, c’est sur son propre corps qu’il y a déformation
par rapport à la réalité, donc en général, ce n’est pas en voyant une
personne anorexique qu’elle peut se dire « je veux être comme elle ».
En outre, elle dit que s'en sortir l'angoisse beaucoup et qu'elle ne saurait que faire de sa vie sans ses crises. Est-ce normal? Il est normal qu’une victime
de TCA ait peur de sortir du « cocon des habitudes qu’elle s’est créée
». Il ne faut pas oublier que les victimes de TCA ont l’impression d’assurer
leur survie en ayant de tels comportements. Pour modifier cette impression de mise en danger, il faut expliquer le pourquoi des dangers respectifs. La prise de conscience aide à la guérison. « Savoir quoi faire de sa vie » reste un problème humain, mais si elle a 12 ans, elle a encore le temps d’y réfléchir, le temps d’apprendre, le temps de découvrir l’étendue du monde et des possibilités qu’il offre. Je
me demande aussi si la boulimie ne serait pas plus qu'un comportement
alimentaire rassurant pour elle, car elle est très instable dans ses relations
et parait très certainement être une personnalité borderline en plus de
sa boulimie. Il faut savoir que « borderline
» est le nom à la mode pour « maniaco-dépressive ». Elle est également phobique scolaire, sous antidépresseurs et ne fait quasiment rien de sa vie à seulement 12 ans. Je ne suis pas psychiatre mais
soumettre un cerveau qui se construit (vu son jeune âge) à des drogues
puissantes n’est peut être pas l’idéal pour qu’elle se sente mieux. La phobie scolaire montre «
simplement » que l’école représente un danger pour sa survie. Mais une
fois de plus il faut arriver à déterminer « pourquoi ». Est-ce à cause
de brimades ? A cause du regard des autres ? Pensez-vous
que l'hospitalisation puisse être utile? Il ne m’appartient pas de juger
du bien fondé d’une hospitalisation, je ne suis pas médecin, seulement
logicien.
29/01/2012 booba :
Tout d'abord, merci d'avoir répondu si tôt :-) A ce sujet, ne perdez pas votre temps à essayer de contrer cette idée de "grosseur ou pas". La nourriture et l'apparence ne sont absolument pas le fond du problème. Sinon dans
sa vie elle a été pas mal harcelée (à l'école, par une cousine...). Il va falloir lui expliquer pourquoi certaines personnes s'en prennent à d'autres, que ce n'est pas un signe de "supériorité" d'agresser quelqu'un mais au contraire un signe de "faiblesse mentale" de l'agresseur. Je me suis séparé de sa mère quelques mois alors qu'elle n'avait que six ans, mais ça n'a pas l'air de l'avoir tant affectée que ça. Sans avoir affecté directement,
cela peut faciliter la création de « brêche », du sentiment d’insécurité
affective. Elle
a beaucoup de gens qui l'aiment autour d'elle et le sait. C'est qu'il
me semble qu'elle culpabilise beaucoup car elle "a tout pour être heureuse"
mais ne l'est pas. Le pourquoi est essentiel pour un cerveau qui cherche à comprendre :o) La question ne serait pas "comment" l'aider? Tant que la communication libre
et entière est possible, il y a de grands espoirs de pouvoir solutionner
les problèmes, les questionnements. En tout cas merci beaucoup :-) je vais encore essayer de lui parler et j'espère sincèrement pouvoir l'aider. Gardez bien à l’esprit : chaque cause doit être reliée aux bons effets et inversement.
Si vous avez des questions plus précises, n’hésitez pas. . |
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