Suite à accident du travail

 

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29/08/2016 et 01/09/2016

 

yevita32 : Bonjour, je viens de découvrir votre site fort intéressant au demeurant. En décembre 2016 (2015 ?) j'ai eu un grave accident du travail qui a faillit me couter la vie, depuis ce jour j'essaie de me retrouver, car d'une nature dynamique, volontaire et bosseuse avec un tonus positif, je suis depuis 8 mois en train d'essayer de retrouver mon équilibre sans y parvenir, l'employeur ne m'a pas aidé pour aller mieux est encore aujourd'hui je n'ai le droit qu'à son silence pour toute réponse suite à cet accident dont sa responsabilité est indéniable et celui-ci a été géré de manière irresponsable car au traumatisme physique que je subit encore aujourd'hui, mon employeur a rajouté un traumatisme financier qui m'a plongé dans une telle incertitude que j'ai plongé au fond du puit, je sais que je m'en sort tout doucement même si rien n'est réellement réglé de son côté, le silence a du bon lorsque l'on nie la souffrance de ses employés. Mais personnellement, cette douleur lors de l'accident m'a ramené sacrément en arrière, un temps ou je n'étais pas grand chose, mais auriez-vous une méthode pour trouver un point d'équilibre, je n'ai plus confiance en mon employeur, je dois gérer ma douleur physique comme je peux, et je ne trouve plus quel chemin prendre, parce que je ne sais pas ce que je veux,ou ce que j'aurai le droit, impression diffuse de ne pas être entendue surtout, et étant dans le milieu de la santé j'en suis arrivée à douter de mes capacité de soigner, jusqu'au moment où je me suis dit non je le sais je suis une bonne soignante mais je ne supporte plus le fonctionnement de cette administration qui fait que l'on est tout juste un numéro de contrat, est ce qu'il a un moyen ou un mot magique qui pourrait faire enfin réagir mon employeur, car je crois que mon instabilité vient de là: du silence et du dénie de mon employeur ?
Quand à changer de métier oui et non, la santé c'est une passion, mais j'en viens aussi à trouver l'ensemble pourri, a confiance intérieur et extérieur et en miettes. Merci de votre réponse.

Bonjour,

apparemment votre cerveau ne sait plus par quel bout prendre les problèmes, vous faites « une saturation ». Prenons les chose une par une, car une montagne n'est qu'un ensemble de cailloux :)

Avez-vous pensé à voir quelqu'un de la médecine du travail au sujet de cette « saturation » ?

Pour votre problème d'employeur, vous pouvez peut-être vous rapprocher d'un syndicat ou d'une forme juridique pour demander conseil sur votre cas.

Pour votre problème de « sens au travail », vous pouvez peut-être prendre rendez-vous avec l'ANPE pour faire un bilan de compétences ?

Pour votre recherche d'équilibre... avez-vous lu différents livres de philosophie ? (différents livres pour ne pas vous limiter à une seule). L'art du bien vivre, c'est finalement « un travail » (pas dans le sens de « torture » mais de « construction »).
Avez-vous lu « la gestion des paradoxes » ? (dispo gratuitement sur notre site)
Il ne faut là encore, pas se limiter à ces textes, car ils ne disent pas « quoi penser ».

C'est à vous d'établir vos valeurs dominantes (remise en cause tranquille, puis mise en confrontation avec la réalité), et de les défendre lorsqu'elles sont bien solides.

Par ailleurs, vous dites : «  cette douleur lors de l'accident m'a ramené sacrément en arrière, un temps ou je n'étais pas grand chose ». Avez-vous bien remis en place tous les éléments de cette époque, ou sentez-vous une instabilité, une fragilité de ce côté là ?
C'est peut être aussi cela qu'il faut reconstruire ?

Si vous avez des questions plus précises... n'hésitez pas.
Bonne continuation à vous sur le chemin de la construction.

 

01/09/2016

evita32 : Merci pour votre réponse, votre question me questionne avez-vous bien remis en place tous les éléments, je pense que oui,mais comme chaque journée se diffèrent de l'autre, la place est aléatoire, mais si je devais exprimer plus clairement cette impression de non stabilité c'est d'avoir perdue mon élan naturel que j'avais avant cet AT, je dirais que depuis 8 mois j'ai des petits rebonds et je retrouve du pep's, de l'humour, la pêche,une journée ou deux puis vient le coup de Trafalgar, une chute supplémentaire, une douleur qui se réveille ( je sais que parfois cela peut-être la manifestation d'une tension intérieur)comme je dis souvent je cherche mon chemin et mon point d'équilibre, je sais que aujourd'hui j'accepte mieux tous ces tracas physiques mais j'ai toujours cette sensation de ne plus être tout à fait comme avant l'accident, dans mon esprit. Je ne me suis jamais laissé aller durant mon AT je connais mes valeurs elles sont solides, mais je ne me reconnais plus. J'en viens à me faire cette réflexion, pourquoi voudrais-tu que les choses soient identiques puisque chaque jours est différents, j'ai essayé le QI gong, le chant, le développement personnel, les mantras, je pense effectivement à changer de métier, en fait je suis ma propre question. Une chose stabilisée c'est que j'ai réellement trouvé mon chemin d'écriture sur papier et que j'arrive à trouver mon style agréable, mais pensez-vous que les douleurs physiques soient déclenchées par mon anxiété intérieur? Merci de votre réponse.

 

Bonjour,
désolé pour le temps de réponse.

mais pensez-vous que les douleurs physiques soient déclenchées par mon anxiété intérieur ?

Il est totalement impossible de répondre avec certitude à votre question. Je ne suis pas médecin, etc. Les services médicaux savent que lorsque le mental n'est « pas bien », le corps peut se détraquer, générer des douleurs (mauvaises positions physiques, nerfs hypers sensibilisés, etc).

Et comme l'effet placébo (donner un faux médicaments, inoffensifs, peut « soigner » par la psyché, le sentiment que « maintenant ça va aller mieux »), il existe un effet « destructeur » lorsque le cerveau s'ennuie, tourne en rond, il peut ensuite focaliser sur des douleurs « classiques et sans danger », qui ensuite vont prendre une « grande importance » et imaginer des conséquences importantes à ces « petites douleurs de départ ». Et ces « douleurs » finissent pas créer de réels « blocage physiques », que ce soit dans la digestion, que ce soit dans les muscles/squelette, etc. Dans certains cas, cela se transforme également en hypocondrie.

Dans votre réponse, vous ne reparlez pas du tout de ce que aviez abordé dans la phrase :
«  cette douleur lors de l'accident m'a ramené sacrément en arrière, un temps ou je n'étais pas grand chose ».
C'est là, qu'à mon avis « les éléments du puzzle peuvent avoir subit des déformations » (comme expliqué dans cette page sur les traumatismes). Mais il ne s'agit pas non plus d'inventer des souvenirs comme on peut « inventer des douleurs » (comme expliqué précédemment), donc, à vous de voir si tout cela est bien à une juste place, équilibrée, « affaire classée ».

Espérant avoir répondu à vos questionnements. Et si vous avez d'autres questions précises...