Caresses et affection
d'un papa
pour sa fille.

 

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19/02/2016

 

cocossi : Bonsoir,je suis un père de famille et j'ai perdu ma femme(décédée) alors que mon benjamin n'a que deux ans. Avant, ma femme et moi,nous dormions dans un même lit en plus le benjamin,mais depuis que ma femme est décédée,c'est ma fille qui se couche avec moi dans le même lit pour surveiller mon benjamin. Avec le temps, je commence à avoir une affection pour elle et cette affection parfois me pousse à la caresser. Est-ce normal?

Bonjour,

votre question est problématique, car elle fait appel à la morale, aux habitudes culturelles, et non uniquement à la psychologie.

Si un humain perd l'affection qu'il avait auprès d'une femme et que cette femme peut être « remplacée » par un autre membre de la famille, c'est pour lui une « économie d'efforts » d'utiliser ce qui est à sa « disposition ». Faire les démarches pour chercher « une nouvelle femme » à l'extérieur du cadre familiale, lui parait parfois insurmontable (souvenir, temps qui passe, séduction, remise en question, peur du rejet, etc, etc).

En ce sens, cette « attirance d'affection » est « logique ».

Mais le cadre « du lit » est problématique dans « la construction psychologique de l'individu ».
Le sommeil est une « petite mort », une perte de contrôle, qu'il est important de gérer, d'accepter.
Encore une fois par « facilité », par « sécurité », on préfère dormir avec quelqu'un, on préfère avoir « une petite veilleuse » pour avoir moins peur du noir. Mais l'enfant ne doit plus avoir peur du « monstre caché sous le lit » et savoir dormir dans de bonnes conditions de repos : silence, noir complet, seul.

Si cette peur enfantine n'est pas gérée correctement (si on ne passe pas le cap d'acceptation), cette faiblesse reste dans le cerveau adulte et entraine des « prises de tête », des peurs infondées, etc.

Pour revenir à votre cas, dormir avec un enfant quel qu'il soit, n'est pas porteur d'avenir.
L'affection n'est pas un problème, mais certaines affections devenant trop « vitales », trop « fortes », elles peuvent se transformer en d'autres relations plus « intimes » et je peux vous certifier que tous ces cas entraînent des chaos mentaux largement pires que d'avoir à un moment fait les efforts pour trouver une partenariat extérieur.

Précision : la psychologie ne s'occupe pas de la morale, même si c'est un paramètre (comme le temps qu'il fait, etc) qui entre en compte dans la psychologie d'un individu.
La psychologie ne s'occupe pas de dire « ça c'est bien, ça c'est mal ».
Mais méfiez-vous de certains besoins de « culpabilisation ». Parfois l'humain se met exprès dans des situations nocives pour s'auto-punir de choses qui ne se sont pas passées comme cela aurait été bien qu'elles se passent. Exemple : je me sens coupable de n'avoir rien pu faire pour sauver quelqu'un, et un « coupable » ce n'est pas quelqu'un de bien. Je dois donc continuer à faire des « choses pas bien ». C'est « une sorte d'harmonie », les choses sont « maîtrisées ».

Raisonnement tordu, complexe, mais qui existe chez certaines personnes. Mieux vaut passer à autre chose (sans pour autant oublier totalement), écrire la page suivante, que de vouloir refaire un passé qui est révolu.

Si cette réponse n'est pas claire ou si vous avez envie d'avoir des infos plus précises...

Courage dans votre épreuve.