Angoisse existentielle
et
objectifs de survie.

 

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16/05/2013

 

yann : Bonjour,

Bravo pour ce site, enfin quelque chose d’intéressant avec du bon sens sur l’étude de la pensée

J'ai une question concernant les angoisses existentielles. Comment pensez-vous que le cerveau peut traiter ce type d'informations ? (la liberté, la solitude, la mort, ...)
Notre cerveau passe son temps a trier les informations pour évaluer la survie ou la non-survie mais comment peut-il se débrouiller avec ce type d'information existentielle ?

La plupart des situations d'un individu peuvent être changées pour passer dans le camp de la survie : changer de travail si celui-ci vous déplait, aller chez le médecin quand on est malade, etc ...

Mais comment le cerveau peut résoudre les angoisses existentielles qui le plonge dans le vertige de la non-survie ?
Bonne continuation.

 

Merci pour votre appréciation de ce travail.
(n'hésitez pas à le faire connaître si le temps et le coeur vous en dit)

 

To be or not to be.

Question plus philosophique que psychologique.
Car l’angoisse est le résultat d’un raisonnement : « si je fais ça, je vais être mal, mais je suis obligé (ou je me sens obligé) de le faire quand même… »
(attention à votre raisonnement, ce n’est pas l’angoisse qui plonge vers la non survie, c’est la non-survie qui nous plonge dans l’angoisse. Même s’il est vrai que l’angoisse nourrit l’angoisse et on finit par ne plus savoir où sont les causes et les effets).

Le problème existentiel reste une équation délicate pour l’humain. Comme vous dites, lorsqu’on en a marre de son travail, on peut en trouver un autre. Mais peut-il changer de cerveau ?

Comment se définit l’humain ? (par ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il pense ? Par d’autres paramètres ?) L’équilibre mental dépend de notre capacité à, à la fois dire « je, j’existe » et à la fois dire « les autres existent ». Si on ne dépend que des autres, on devient esclave des autres. Si on ne dépend que de son ego, on finit par rapidement tourner en rond.

Pourquoi est-ce si difficile de résoudre l’équation existentielle ? Tout simplement parce que l’existence est un équilibre, et que notre univers bouge en permanence. Par conséquent notre point d’équilibre bouge lui aussi. D’où une meilleure capacité de survie lorsqu’on a des capacités d’adaptation. Mais il n’y a aucune loi car parfois pour survivre il faut « être conservateur » et parfois « progressiste ».

Alors qu’il a-t-il derrière les angoisses existentielles ?

  • Si c’est la peur du monde extérieur parce qu’il y a trop de paramètres à gérer à l’extérieur, peut-être faut-il apprendre à un minimum lâcher prise ? Ou peut-être qu’il faut arrêter de nourrir son cerveau avec les actualités anxiogènes, les séries policières où les agressions en tous genres sont permanentes ? Parce qu’à force de nourrir son cerveau uniquement avec des données étiquetés « danger », forcément, on finit par se sentir impuissant face à cette avalanche de nocivités.
  • Mais la peur d’exister naît également du décalage entre ce que l’on ressent en nous, entre nos valeurs dominantes et les valeurs dominantes du monde extérieur. Là encore, l’une des solutions réside dans la « bonne nourriture pour son cerveau », car le monde n’est pas monobloc, et parfois on se croit seul à avoir telle ou telle valeur dominante, alors que le voisin avec qui on ne parle pas, a les mêmes.
    Parfois l’angoisse existentielle naît, non pas de nos incertitudes, mais de nos certitudes. On croit tellement dur comme fer que « c’est ainsi que les choses sont ou doivent être », que la réalité différente de nos certitude, construit des murs qui détruisent nos capacités.
    Mais où sont réellement les murs ?
    Dans notre tête ou dans la réalité ?
    C’est une réelle question (car souvent un peu des deux).

Je ne sais pas si j’ai pu répondre à votre vaste question, j’espère que les pistes de réflexion vous permettront de trouver votre solution à vous, l’important est de ne pas vouloir être « dieu » et de savoir rester cool.
En un mot, apprendre la relativité.
Mais vous le saviez surement déjà.

PS /je ne sais pas si cela peut vous apporter quelque chose, mais n’hésitez pas à télécharger (c'est gratuit) le livre « la gestion des paradoxes », peut-être y trouverez-vous des clés ?

 

Si vous avez des questions par rapport à cette réponse, quelque chose que vous trouvez mal expliqué, etc., n’hésitez pas à poser une question plus précise.

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