Je suis

un automate...

 

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15/05/2016 (et suite)

 

Jacques : Je suis un automate. Chacune de mes pensées est automatiquement générée par ma viande cérébrale en fonction des stimuli extérieurs ou des souvenirs de mon expérience passée. Si je peux avoir l'illusion d'être libre, c'est juste parce que j'ignore les mécanismes de ma prise de décision inconsciente. Naturellement, nous sommes tous dans le même bateau… Qu'en pensez-vous ?

Bonjour, je ne sais pas si votre questionnement est d'ordre psychologique ou philosophique... ? J'ai peur que ce soit plus philosophique et ce n'est pas le but de ce site internet.

L'illusion d'être libre... Qu'est-ce qu'être libre ? Nous sommes soumis à la loi de la gravité qui nous oblige à bon nombre de mouvements. Même en prenant l'avion on reste soumis à la loi de la gravité. Même dans l'espace, cette loi s'applique. Pour autant, sommes-nous prisonniers ? Si le but est de « voyager plus vite que la lumière afin d'aller n'importe où dans l'univers », alors la réponse est oui. Si le but est de se déplacer dans le monde qui nous a vu naître, alors la réponse est non. Tout dépend donc du but, et le but est un choix philosophique.

Mais je comprends votre impression de « obligation à réagir de telle manière plutôt qu'une autre. »

Pour autant, l'interaction des « différentes obligations » (des parcours humains) engendre une partie du « hasard » de la vie. C'est le jeu des dominos. Si un meurtrier tire au hasard parce qu'ainsi il aura l'impression d'assurer sa survie, le « tout tracé » ne sera plus, et suivant le degré d'impact de cet événement, suivant la philosophie des personnes que je vais rencontrer à ce moment là, encore une fois le « tout tracé » ne sera plus.

Egalement, notre cerveau est soumis à des paramètres chimiques fluctuants (hormones, qualité du sommeil, prise de drogues légales ou non, etc) qui affectent cette « logique », cette « canalisation » que nous impose cet impératif de survie. Et pour une même situation, suivant que nous soyons en pleine capacité ou non, nous pouvons prendre des décisions différentes, parce que nous aurons amoindri ou augmenté certaines de nos valeurs dominantes.

Enfin, je peux me mentir. Me faire croire que « tout va bien » ou « tout va mal ». je peux prendre en valeur dominante, uniquement mes émotions (jugement rapide), ou au contraire uniquement mes réflexions conscientes et longues. Ou mélanger les deux suivant qu'il fasse beau ou mauvais temps.

Que reste-il alors de notre « non libre arbitre » par rapport à la notion de survie ?

Je ne sais pas si cela répond à votre questionnement. Si vous avez envie de compléter...

 

29/05/2016

Jacques : Tous ces malheureux(ses) qui se suicident à petit feu en consommant obstinément jour après jour un poison connu pour tuer un client sur deux… Le tabac ! Quel beau contre-exemple à votre hypothèse d'une humanité intelligente qui privilégierait sa survie… Nous sommes tous des automates et les ficelles qui nous tirent sont différentes pour chacun, puisqu'elles dépendent des circonstances de nos vies personnelles et de nos structures physiques propres…

Le hasard, c'est la providence des imbéciles, a-t-on écrit… Je comprends mieux ce que vous appelez l'impératif de survie. C'est juste que si nous sommes là, c'est que notre construction et notre organisation nous ont permis de résister aux difficultés multiples de la vie. Vous avez beau jeu, après coup, d'en faire une règle psychologique obligatoire. Moi je dirais plutôt que, malgré nos comportements incohérents et risqués, il arrive à certains d'entre nous de survivre. Évidemment, tous les morts ne sont plus là pour vous contredire…

Quels sont les comportements incohérents et risqués que vous prenez comme base de raisonnement pour invalider l'approche du survisme ?

Pour l'exemple du tabac (ou de toute autre usage de drogue nocive), l'apport en bien être ressenti par le consommateur de drogue, est une valeur dominante (pour lui) face au « danger de mort ». La mort est un facteur qu'il connaît un peu, mais comme elle n'est pas « obligatoire », (une chance sur deux plus ou moins), ça n'est pas comme directement se pendre. L'usager « cherche la limite », a besoin d'émotions fortes pour oublier d'autres problèmes. Et flirter avec la mort est une bonne source d'émotions fortes.

Au final, l'usager pense assurer sa survie, alors qu'il prend un risque plus ou moins important de lui nuire.

Je tiens à vous préciser un paramètre important :
« penser assurer sa survie » n'a aucune obligation de résultat.

Le cerveau fait avec les valeurs dominantes qu'il a, mais il n'a pas de contrôle sur toute la matière qui l'entoure.
Exemple : un alpiniste pense que s'il passe à un endroit sur la falaise, ce sera un bon chemin, mais la roche peut être friable et il peut tomber. L'intention (issue de la psyché humaine, de la psychologie [pour le survisme : le but de survivre]) ne donne pas obligatoirement un résultat conforme dans la réalité.

On croit que le monde que l'on recrée dans sa tête, est proche de la réalité, mais l'est-il toujours à chaque instant ?

Si vous avez envie de compléter...