Viols et Boulimie,
Comment sortir
du processus
d'autodestruction.

 

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30/08/2012 (et suites plus bas)

rmedina25000 : bonjour, je viens de découvrir votre site et....je pense que cela pourra m'aider.
J'ai été victime de viol à plusieurs reprises dans mon enfance, je suis dans un processus de punition, je me fais souffrir avec la nourriture en avalant des quantités énormes ou en me rendant la plus laide possible.
Je suis consciente du mal que je m'inflige en me rendant laide : je grossis et je me laisse aller pour me punir d'avoir attirée des hommes lorsque j'étais enfant.
Ma question est : comment sortir de ce processus dans lequel j’ai l'impression d'être devenue spectatrice???
Je vous remercie d'avance pour votre réponse

Bonjour.

Première information : votre cerveau n’est pas « nul » ou « cassé » ou je ne sais quoi de négatif.

Votre cerveau produit certaines actions auto-destructrices parce que certaines données qu’il possède sont inexactes.
Mais là encore, ce n’est pas de sa faute (ce n’est pas de votre faute).
Lorsqu’on n’a pas accès à certaines connaissances, ce n’est pas de notre faute de ne pas savoir.

Qu’est-ce que votre cerveau a mal compris (involontairement) :
Les actes que vous avez subi.
Notre cerveau cherche toujours la logique, des causes et des effets, or il vous est arrivé des événements dont il n’a pas compris la cause.

Faute de l’avoir trouvé à l’époque (vous étiez jeune, vous ne pouviez pas savoir), vous vous êtes accusé.
Mais la réelle cause est : les personnes qui produisent ce genre d’actes sont « malades ».
Elles s’attaquent à des personnes vulnérables parce qu’elles ont peur des conséquences à court terme si elles faisaient la même chose avec des adultes.
En d’autres mots : les relations sexuelles avec des adultes leur semblent dangereuses :
- la peur d’être comparé (un enfant n’a pas d’éléments de comparaison alors qu’un adulte, en générale en a et sait si la personne est performante ou non),
- avoir peur de se faire « contaminé » par un adulte alors qu’un enfant est sensé ne pas avoir de maladie ;
- le pouvoir (un adulte a naturellement un pouvoir sur un enfant, de par sa taille, sa force, son âge, etc), pouvoir que ces personnes malades n’auraient généralement pas sur un adulte. Etc), et ce pouvoir les excite.

A savoir également, la notion de culpabilité est parfois transféré à la victime par son bourreau. Exemple : « tu es aguicheuse, tu as mérité ce qui t’arrive ».
Autrement dit, un adulte qui sait qu’une personne n’a pas l’âge pour avoir des relations sexuelles, se sent coupable d’agir ainsi, mais quand la pulsion est trop forte (à cause de leur maladie), l’adulte prend n’importe quel prétexte pour accuser l’autre d’être la source de la pulsion (pour se déculpabiliser de ses actes, se déresponsabiliser).
Mais l’adulte est l’adulte, et l’enfant est l’enfant.
On peut comprendre ce qui se passe dans le cerveau de l’adulte, mais comprendre, ce n’est pas accepter.
L’adulte est en faute. Il n’a pas respecté l’enfant. Point.

Autre élément mal compris : le rôle de l’ego.
Chacun a un ego (c’est normal), mais faute d’expérience de l’humilité, on a souvent l’impression qu’on est « dieu », que l’on peut tout sur toutes choses, or ce n’est pas le cas. Les éléments qui nous entourent ne nous laissent parfois pas le choix. Lorsqu’un navire est pris dans une tempête, même un très bon capitaine ne peut rien faire face à une vague scélérate. Il est donc inutile de vous reprocher d’avoir été « impuissante » face à ces dangers.

Partant de là, votre autodestruction n’a plus lieu d’être.

Ensuite, vous devez faire le point sur la notion de « saleté ». (je ne connais pas la nature des agressions, alors je vais faire des probabilités. Excusez si ça ne correspond pas à votre cas)
Je ne connais pas votre âge mais il n’y a probablement plus aucune trace physiques des agressions que vous avez subit. Hormis, probablement, l’hymen et bien que cela soit mal vécu dans certaines religions à certains degrés de radicalités, la vie est loin d’être terminée ! (Il n’y a que certains hommes qui veulent prendre le pouvoir sur les femmes qui placent cet élément comme une priorité absolue).
Mais quoi qu’il en soit, il va falloir que l’information « saleté » soit à sa vraie place et que vous preniez conscience que vous n’êtes pas « sale » ou « salie » à jamais.
Quand on tombe dans la boue, on est « sale ».
Mais ce n’est qu’un état passager. Je sais que modifier cette impression que vous avez peut-être, n’est pas évident, mais il va falloir remettre les choses à leur vraie place.

Ensuite, la notion de « laideur »… N’importe qui peut finir par être désirable quelle que soit son apparence. Tous les goûts sont dans la nature. Il est donc inutile de croire qu’en vous maltraitant par trop de nourriture, vous vous protégerez des malades qui agressent les personnes vulnérable.
Pour autant, faut-il devenir paranoïaque et se méfier de tout le monde pour ne plus avoir à se servir de ses organes sexuels et du reste ? Non.
Là encore, il faut remettre les choses à leur place : le viol est un accident.
Les accidents,ça n’arrive pas fréquemment. Les accidents ne sont pas voulus, la vie ne s’arrête pas aux accidents (en tous cas pas lorsqu’on est toujours en vie, même si une part de nous est fortement modifiée).

Encore un élément à changer dans votre tête : ce n’est pas parce que vous avez eu la malchance de subir cet accident (je mets au singulier même s’il y a eu plusieurs agressions, car c’est « le même accident qui dure longtemps ») que pour autant tous les hommes sont des personnes agressives.
Inutile de faire des « raccourcis » car ces raccourcis forment une prison qui vous vous fait croire que « c’est là qu’est ma survie », mais en fait ce raccourci vous empêche de voir la réalité.

Un lent travail de « confiance en soi » et de « confiance en les autres » doit alors commencer.

Faites des choses par vous-même, osez découvrir des choses que vous ne connaissiez pas, nourrissez votre cerveau avec plein de choses nouvelles. Non pas pour « oublier » cet accident, mais pour comprendre qu’il n’y a pas que ça dans la vie. Chacun mérite une vie cool, même lorsque parfois on n’a pas de bol à certains moments. La chance est « partout », n’oubliez, ne méprisez pas toutes les capacités que vous avez, autant physiques que mentales.
Vous n’êtes pas « nulle ».

 

Résumé :

comment vous sentir non-coupable ?
En comprenant les éléments en présence (vous n’étiez pas responsable de ces événements, vous n’en étiez pas la cause même si vous étiez présente) et en acceptant de ne pas être « dieu » face à certains éléments plus fort que nous.

Comment arrêter les crises alimentaires ?
Une fois consciente que vous n’étiez pas responsable et une fois consciente que vous méritez de vivre pleinement, la pulsion de se faire du mal disparaîtra.

Comment arriver à modifier cette information « je suis coupable » que vous vous êtes répété tant de fois ?
En vous répétant autant de fois qu’il faut « je n’étais finalement pas coupable et je mérite d’exister ». (écrivez le tous les jours, ou répétez-le vous le matin en vous levant et le soir en vous couchant, ceci jusqu’à ce que vous en soyez sûre et certaines, que cela vous paraisse une évidence).

Comment réapprendre à manger équilibré sans tomber dans l’excès inverse de « tout calculer » pour « tout maîtriser » ?
En écoutant votre faim et non vos angoisses, en composant vos repas suivant ce que disent les nutritionnistes (fruits, légumes, pâtes, protéines, etc. )
La nourriture est une source d’énergie pour faire des choses, ce n’est pas une fin en soi.).
Ce qui n’empêche pas d’apprécier manger. :o)

Vous avez par le passé nourrit votre système digestif, n’oubliez pas maintenant de nourrir votre cerveau avec des données nouvelles (en osant vivre et découvrir ce que vous ne connaissez pas).
Et ne soyez pas trop impatiente.
Le mot d’ordre est « trouver un équilibre serein ».

Bonne travail à vous,
si vous avez des questions précises,
n’hésitez pas.

 

06/09/2012

medina25000 : Bonsoir, Je tiens à vous remercier pour votre réponse et pour répondre à votre question j'ai 33 ans, déjà 25 ans que cela s'est passé et j'ai encore des traces de cet "accident" et j'ai du mal à l'accepter.
J'aurai passé toute ma jeunesse à penser à ça ou à essayer de diminuer une peur ou un comportement dû à cela.
Aujourd'hui je vais mieux mais demeurent quelques traces qui m'insupportent, je ne veux plus de ces traces elles me dégoûtent.
En ce qui concerne la culpabilité je pense savoir d'où elle vient: j'ai toujours pensé que ma mère me jugeait coupable de ce qui m'était arrivé, elle m'a souvent mal jugée et rejetée.
Il y a quelques temps j'ai vouu en parler avec elle souhaitant entendre que je n'étais qu'une petite fille etc...au lieu de ça elle est sortie en me disant de grandir et d'avancer au lieu de m'apitoyer sur mon sort.J'ai juste besoin d'une phrase et elle ne veut pas me la dire. Je ne crois pas entendre ce dont j'ai besoin de la bouche de ma mère alors comment faire sans???
PS: toutes les fois où je vois ma mère j'ai l'impresssion qu'elle me rappelle que je ne suis pas quelqu'un de bien et qu'elle me croit responsable de ce qui s'est passé.

Bonjour.
Pouvez-vous arriver à formuler ces traces qui vous insupportent ?

A propos de l'une d'elles, les pensées de votre mère :
Je crois que vous vous trompez lorsque vous pensez qu'elle vous croit responsable.
- 1 - à sept ans, on est responsable de pas grand chose, et certainement pas du comportement d'adultes.
- 2 - il va falloir vous mettre à la place de votre mère, mais pas pour savoir ce qu'elle pense de vous, plutôt pour savoir ce qu'elle pense d'elle-même.
Il y a de grandes chances pour qu'elle s'en veuille terriblement de ne pas avoir pu vous protéger du danger, qu'elle se sente responsable de ce qui vous est arrivé.
Il se peut que vous ayez ressenti un malaise entre vous, et que vous l'ayez transformé en "mal jugé", "rejeté".
Et si elle a pu vous dire "avance au lieu de t'apitoyer sur ton sort", c'est peut-être parce qu'en reparlant de ça, vous la replacez involontairement comme "ayant failli à la sécurité de ma fille".
Les egos, les peurs, font que souvent le manque de communication amène à des décalages énormes avec la réalité.

La solution est donc peut-être de vous pardonnez à toutes les deux, mutuellement.

Mais si elle fuit toujours, quoi qu'il en soit, n'oubliez pas que vous n'étiez absolument pas responsable des agissements des autres. (Déjà quand on est adulte, on n'est pas responsable des agissements des autres adultes, alors à plus forte raison une enfant !)

 

07/09/2012

medina25000 : bonjour et merci de me répondre aussi rapidement.
Pour répondre à votre question ces traces sont les séquelles avec lesquelles je suis forcée de vivre par exemple ma peur des hommes lorsque j'étais enfants qui est devenu avec le temps et beaucoup de travail juste un mal être en leur présence et a souvent engendré des crises d'angoisses.
Je n'aurai jamais de liens normaux avec les hommes. Egalement le fait que je me sente jugée, j'ai l'impression qu'on voit en moi, qu'on voit mes faiblesses, par conséquent j'ai l'impression qu'on peut facilement me faire du mal.
Je dis ne plus supporter ces traces car elles m'amènent à penser au viol donc au violeur et après tout ce temps j'en ai assez.

Bonjour.

La force de l’habitude. La sécurité de l’habitude… Sécurité ?
Ou contrainte de l’habitude ?

Votre cerveau a mis l’étiquette « homme = danger ».
Cette étiquette est fausse, mais faute d’une bonne communication avec le monde extérieur (mais ce n’est pas de votre faute, ceci est un descriptif des éléments en présence), votre cerveau s’est auto-convaincu que cette « erreur était la réalité ». Comment réparer cette erreur et vous permettre de vivre pleinement sans vous prendre la tête ? Oser sortir. Oser aller à le rencontre du monde. Alors évidemment, vous rencontrerez de nous des êtres qui ne sont pas « des princes charmants ». Mais vous rencontrerez aussi des personnes très intéressantes, et parmi elles, l’élu de votre cœur.
Tous ces éléments nouveaux feront que votre cerveau n’associera plus l’information « homme » à « danger ».
Mais il vous faudra avancer et comprendre que la vie devant une télé n’est pas une vie, et que la télé est un mauvais reflet de la société.

Pour votre idée de « vous sentir jugé » :
Il faut établir « c’est quoi être jugé » ? Pour qui que ce soit, notre cerveau a besoin d’établir des repères, et lorsque nous sommes confrontés à un élément nouveau, notre cerveau « juge » l’élément nouveau. Ça c’est normal. Croire que lorsque vous marchez dans la rue, une personne qui est en face et vous aperçoit, vous juge et vous condamne, là, il y a « maladie » car il y a décalage avec la réalité. Chacun se fait un avis, mais en fait, tout le monde s’en fout de nous ! Parfois c’est gênant lorsqu’on est en recherche d’amour, mais souvent c’est une bonne chose : nous sommes libres de faire ce que l’on veut.
Et vous êtes libre de faire ce que vous voulez.

La force de notre ego est aussi primordiale pour trouver un équilibre : Si vous avez l’impression d’être le centre du monde, forcément, ça vous met la pression sur chacun de vos gestes, chacun des regards des autres, à l’image des « stars » de la télé.
Et à l’inverse, vous n’êtes pas « rien ».
Nous sommes chacun, juste un 7ème de milliardième d’humanité. Ni plus, ni moins.
Et « exister » n’est pas un problème.
N’oubliez pas : dans le passé, votre cerveau vous a fait croire que vous étiez coupable de l’événement alors que vous étiez juste « présente » et non actrice volontaire.
Et pendant des années et des années vous vous êtes répété inconsciemment ou consciemment « je suis coupable ».
C’est dur pour notre ego d’accepter le fait d’être « rien » dans certaines situations.
Mais que les choses soient claires : vous avez été pris pour un objet, mais vous n’êtes pas un objet.
« Un malade mentale vous a fait du mal, ce n’est pas à vous d’être malade mentale ».
Il va donc falloir commencer par le début : vous répéter tous les jours
« je ne suis finalement pas coupable, je mérite d’exister ».

Sans cela, vous n’arriverez pas à voir le monde tel qu’il est, et vous souffrirez inutilement. Courage.

 

09/09/20

medina25000 : Merci mais j'ai l'impression (souvenez-vous : une impression est un raisonnement rapide, de surface, il est "délicat" de fonder sa vie sur de la surface) que jamais je ne sortirai de cet état d'auto destruction , je n'ai connu que cet état.

Comprenez que le monde n’est que ce que l’on veut en voir.
C’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide.
- Si quelqu’un est dépressif, il verra tout en négatif.
- S’il est optimiste, il verra les bonnes choses même dans des problèmes (bonne chose = remise en cause, motivation à faire mieux, défi, etc).
Comment voulez-vous voir le monde ?
Cela ne dépend que de vous. (ce n’est pas un jugement, juste une mise à plat des éléments, une responsabilisation, et vous êtes capable d’agir en être responsable).

J'ai connu des hommes : je suis divorcée et j'ai 3 enfants et il ne m'a pas aidée à changer ma vision des hommes. Alors je me suis convaincue que le divorce était de ma faute que je n'étais pas assez bien etc....il est parti lorsque j'étais enceinte de mon 3eme enfant. Je l'ai vécu comme un tsunami, mais aujourd'hui ça va mieux même si je sais qu'une partie de moi continue à croire que cela est de ma faute.

Pour vivre à deux, il faut rester soi, tout en arrondissant les angles pour être « deux » en restant « un ».
Et s’il y a des enfants, cela complique encore l’équation des limites de l’individu. Je ne suis pas là pour juger « qui a fait les erreurs », je suis là pour relier des causes et des effets, sans jugement, et essayer de faire une photo claire des situations.

Et en l’occurrence, focaliser sur votre « culpabilité » est un cercle vicieux, sans vous en apercevoir, chaque « petit truc de travers » va nourrir votre impression de « je suis nulle, je suis coupable ». C’est une voie sans issue, mais il n’y a que vous pour ne plus voir le verre à moitié vide.

J'ai de la chance d'avoir 3 enfants merveilleux qui me poussent à vivre et à garder la tête hors de l'eau. Ma question est : comment me convaincre que après tous ces rejets ( celui de ma mère, de mon ex-mari ...) j'ai le droit de m'aimer , d'exister...

Poser-vous la question : qu’est-ce que l’amour.
L’amour, c’est l’harmonie suprême, mais sans chercher tout de suite « l’absolu », comprenez pourquoi vous agissez de telle ou telle manière, comprenez la « carte des sentiments », comprenez quelles sont vos valeurs dominantes actuelles (vidéos explicatives), et quelles sont les valeurs dominantes que vous aimeriez avoir.
Ensuite, faites des ponts entre les deux (ponts = moyens à mettre en œuvre pour aller là où vous voulez arriver).
Lorsque vous privilégierez VOS valeurs dominantes
(votre bonheur n’est pas uniquement dans le regard des autres), vous serez en harmonie avec vous-même et aurez enfin le sentiment d’exister. (là encore, il faut que vous déterminiez vous-même « qu’est-ce qu’exister » concrètement.
Personne ne peut le faire à votre place).

comment ne plus être aussi sensible et laisser couler lorsque je sens un rejet?????

Par la compréhension et la conscient du "pourquoi" des choses.

Vous ne pourrez pas changer votre « sensibilité » mais qu’importe, ce n’est pas votre sensibilité le problème. Le problème est « que dois-je faire de ce que je reçois ? »
Car votre « sensibilité » c’est ni plus ni moins des informations que votre cerveau reçoit.
Et chaque fois que votre cerveau reçoit certaines informations qui semble nuire à sa survie, il pète les plombs.

Alors, comment adopter la ZEN attitude ?

En respirant profondément, en relativisant, en oubliant votre ego qui vous fait croire que vous êtes le centre du monde (d’ailleurs vous vous sentez bien en vous occupant de vos enfants justement parce que dans ces moments vous n’êtes plus le centre de vos occupations, votre cerveau est nourrit avec des informations nouvelles, il ne tourne plus en rond.
Mais là encore, c’est un équilibre à trouver et non une « position radicale ».
Si vous cherchez à « oublier votre existence en vous occupant uniquement des autres », ce ne sera pas bon non plus.

Le monde est vaste, si vous tournez en rond c’est parce que votre cerveau n’est pas assez nourri de « données nouvelles ». Il y a des tas de choses à faire, sport, culture, etc. C’est une démarche longue, mais chaque pas réalisé est important.
Chaque pas que vous ferez sur ce chemin sera une bonne chose.

j'ai visionné qqles vidéos du site, pensez-vous rajouter des vidéos ?

Oui.
Si vous avez des idées de thèmes utiles à vous et à d'autres personnes, n'hésitez pas à nous le dire.

 

13/09/2012

medina25000 : bonsoir,
Si le survisme est un réflexe pour nous proteger, comment expliquer l'auto-destruction, l'auto-mutilation etc...Pourquoi mon cerveau au lieu de se protéger des "attaques" extérieures construit-il des attaques interieures???

Ce n'est pas le "survisme" qui est un réflexe, mais "la survie". (le survisme est seulement le nom d'une approche de la psychologie, basée sur la survie). Cette précision étant faite, rappellons le but de notre cerveau : relier des informations à d'autres informations :
"créer des causes et des effets" (car ainsi il comprend mieux le monde et peut agir pour sa survie.)
Mais parfois il croit que sa survie passe par l'auto-destruction.
Voici comment :

Prenez l'information : "justice" et donnez lui une grande valeur : "la justice doit faire en sorte que les coupables soient punis, systématiquement !"
Prenez ensuite l'information : "coupable" et associée là à : "j'ai subi un problème, c'est de ma faute, je suis coupable".
Qu'obtenez-vous comme résultat ?
Un coupable doit être puni, donc je dois être puni, donc je dois souffrir (car un coupable ne doit pas éprouver de plaisir, sinon il n'y a pas de punition).
Comment me faire souffrir ?
Plein de méthodes possibles : anorexie, boulimie, s'entailler les bras, se mettre en situation d'échec, etc, etc.

Le cerveau a utilisé certaines informations dominantes, il en a conclu que "le mieux pour ma survie, c'est d'être intègre, d'être juste", et la suite est : "pour être intègre, juste, je dois me faire du mal". Ainsi, la suite de causes et d'effets que j'ai dans la tête, sont bien reliées entre-elles.

Sauf que l'information "je suis coupable" est fausse, donc forcément, le "besoin de me faire du mal pour survivre" est un "résultat faux". (par résultat faux, j'entends : ce n'est pas ainsi que la survie de la personne sera effective).


Et cela pourrait bien être un sujet pour une nouvelle video, personnellement elle m'intérresserait beaucoup. merci.

Il y a des éléments sur l'auto-destruction dans les vidéos sur le "suicide" et sur "l'anorexie", mais votre idée de faire une vidéo spécifique sur ces pulsions et bonne, et je la retiens. Merci.

Je tiens à vous remercier car j'étais en train d'avoir une grosse baisse de moral lorsque je vous ai ecris la première fois et avec votre aide j'ai reussi a stopper la descente et même à avancer un peu dans ma guérison alors merci beaucoup pour vos conseils.

Content que cela vous ait permis d'avancer vers un mieux être.
Ne relâchez pas vos efforts, se reconstruire est un processus lent et long, mais vous pouvez y arriver sans problème.
Courage.
Et revenez voir cette page si parfois vous oubliez d'arrêter de vous faire du mal ! :o)

 

14/09/2012

medina25000 : bonsoir, C'est tout à fait ça!!!Le violeur n'a pas été reconnu coupable en tout cas celui qui qui m'a obsédé toute ma vie (il y a eu condamnation pour l'autre dont les faits sont antérieurs)J'ai gardé le secret jusqu'à mes 20 ans l'âge où j'ai eu mon premier enfant(ce qui a été un déclencheur : il fallait que je me débarrasse de ce poids afin de mieux protéger mon enfant).J'ai donc explosé et j'ai tout dit à ma famille puis j'ai porté plainte mais elle a été déclaré sans suite par manque de preuve (ils voulaient des preuves après 12 ans....).
Ensuite j'avais 25 ans et j'ai lu dans le journall qu'il était mort.Soulagement enfin!!! mais il n'a jamais été reconnu coupable et moi je reste là à vivre avec ça... à me détruire à cause de faits que j'ai subis.Je veux arrêter ça, je veux enfin vivre sans traces et sans culpabilité je n'y suis pour rien je n'étais qu'une enfant innocente et il en a profité.
Tout est de sa faute et pas de la mienne.

 

16/09/2012

medina25000 : bonsoir,
Pour des raisons de santé je souhaite commencer un régime mais à chaque fois que j'y pense je sens l'angoisse monter comme si je me lançait dans le vide ou que je perdais mes repères.
Pourquoi cette peur???

Changer ses habitudes est toujours un peu angoissant.
Mais si vous avez la volonté de changer des habitudes parce que vous êtes convaincu que c’est ainsi que votre survie sera mieux assurée, vous réussirez.

Un autre paramètre important : une personne ayant un certain poids tire une certaines confiance en elle de son « volume ». Maigrir, peut par conséquent lui donner l’impression de « disparaître », de ne plus avoir le même « poids » face aux autres.
Mais « exister » est avant tout un problème « dans sa tête », qui ne se résout pas par le bruit que l’on fait, ou pas le volume que l’on a. :o)

20/09/2012

medina25000 : Bonjour, J'ai essayé durant 3 jours et .... j'ai craqué et depuis je ne sors plus, je vais mal et je mange davantage. C'est comme si je me consolait en mangeant, j'en ai besoin. j'ai essayer de changer mes habitudes et une partie de moi ne veut pas , ne peut pas.

Quand on a pris une habitude, ce n’est pas évident d’en changer.
Votre repère pour calmer vos angoisses, a été la nourriture pendant des années.
Que pouvez-vous utiliser maintenant pour calmer vos angoisses ?
Car les angoisses, ça existe toujours et pour chacun, du simple jardinier au président de la république.

Je comprend pas, j'ai essayer de m'en sortir mais je vais encore moins bien.

La conscience d’un problème est à la fois une délivrance, à la fois une « perte de repères ».
Inutile de déprimer, construisez !
Oui, c’est dur de se remettre en question, oui c’est dur de résister à ses propres faiblesses, à la lassitude, etc. Oui. C’est vrai. Mais courage.
Avoir des hauts et des bas c’est pareil pour tout le monde. Encore une fois, ne voyez pas uniquement le verre à moitié vide. L’important est que vous ayez compris la mécanique de votre cerveau, et que vous compreniez (que maintenant vous soyez sûre) que vous n’étiez pour RIEN dans la situation passée.
Une fois cette conscience acquise, il faut ensuite se « déprogrammer » de sa culpabilité permanente. Pour cela, commencez par vous répéter matin et soir que « je ne suis finalement pas coupable et je mérite d’exister ». Mais je sais que ce n’est pas facile de penser une chose nouvelle quand on s’est répété tout le temps l’inverse, et quand on prend le moindre prétexte pour se culpabiliser…

C'est trop complexe pour moi j'ai peur de capituler de ne plus avoir la force de me battre contre moi meme, ce moi meme destructeur qui ne me laisse pas avancer ou finir quoi que se soit. je pense qu'il me faudra du temps à contrôler cela.

Ce n’est pas contre vous-même que vous devez vous battre, mais contre une information déformée qui a été longtemps en vous. »lutter contre soi-même » c’est encore se mettre dans la situation de la culpabilité. ;o)
Donc, c’est une voie sans issue.
Par contre, comprendre qu’une information (penser que vous étiez responsable de la situation passée) était une erreur, et modifier l’étiquette que vous aviez mis sur l’événement, ça c’est constructif !

Alors ma question est en attendant de pouvoir maitriser la destruction lorsqu'elle pointe son nez avez vous des conseils afin d'essayer de maitriser les dégâts lorsque je sens que ça monte et que c'est en train de vouloir me mettre k o????

Il y a plusieurs techniques :
respiration (respirer très très lentement, profondément, et cela pendant quelques minutes),
prendre de la distance avec soi-même : lorsque vous commencez à paniquer, essayez de vous voir « comme une amie » (et non comme une ennemie).
Si une de vos amies étaient en train de « paniquer » , d’angoisser dans la même situation, qu’est-ce que vous lui diriez ?
Je suis sûr que vous êtes de bon conseil.
Ecoutez l’amie en vous :o)

Il existe d’autres méthodes, essayez de trouver par vous-même d’autres possibilités.
Cela vous aidera à prendre confiance en vous.
Lentement, mais surement.

 

 

Si vous avez des questions précises, n’hésitez pas..

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