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04/11/2010
pyrus :
qui consulter , psychologue,
psychiatre dans le cas d'une ado de 17 ans, boulimique vomitive depuis
2 ans et qui souffre aussi de phobie scolaire et de mensonge chronique
?
Il
n'y a pas de solution miracle, ni de " catégorie miracle ", le tout étant
de tomber sur la bonne personne.
Ne vous découragez pas, vous allez trouver.
Mon avis personnel qui n'engage que moi :
Dans le cas que vous décrivez, je ne pense pas qu'un psychiatre se limitant
à un apport médicamenteux puisse solutionner un problème psychologique
comme les TCA.
Le seul " intérêt " dans l'apport médicamenteux est lors de dépression,
pour éviter que la personne sombre.
Mais c'est une bouée et non une solution durable pour les personnes victimes
de TCA.
Les psychologues, (s'ils ne fondent pas leurs analyses sur les principes
de la psychanalyse Freudienne ou un de ses dérivés comme l'approche Lacanienne,
etc qui sont des approches qui culpabilisent encore plus le patient) sont
les personnes les plus qualifiées pour répondre à votre problème.
Préférez un psychologue qui base la thérapie sur les sciences comportementales.
Mais il faut quand même que le psy explique "le pourquoi des
choses, le fond des choses" sinon... le problème reste un
problème.
Les TCA sont des maladies très complexes et tous les psychologues diplômés
d'état ne sont pas forcément très pointus sur le sujet.
Choisissez un psychologue ayant l'habitude de ces cas.
Les psychothérapeutes, eux, n'ont pas de diplôme d'état et il y a trop
souvent des abus, des charlatans. Là encore, il faut tomber sur la bonne
personne, et ce n'est pas évident.
Donc, peut-être qu'il faut éviter cette catégorie pour ce genre de cas
(les TCA).
Et qu'en
est-il des maladies mentales autres que les TA ?
Le survisme remplace -t-il toutes les autres thérapies dans le cas de
troubles psy ?
Le
survisme s'occupe de tous les comportements humains, mais n'est pas une
" thérapie " en soit.
Le survisme est là pour aider à comprendre, et comprendre une maladie
permet d'aller sur la voie de la guérison.
Le survisme n'est pas un " truc magique " c'est juste un moyen de déterminer
les éléments en présence.
Après, la volonté du malade, les aides des thérapies comportementales,
sont des paramètres importants pour " guérir ".
Comment
différencier un TA d'une psychose ou d'un trouble bipolaire?
Si
par TA vous voulez dire " Trouble Alimentaire ", sachez que les TCA (troubles
du comportement alimentaire) sont à la croisée de nombreux problèmes humains.
Et les victimes de TCA sont parfois " bipolaire " c'est-à-dire passent
du sentiment de "bonheur total" au "malheur total" en un instant, ont
des phobies, ou sont paranoïaques, etc, etc.
L'important n'est pas dans le nom que l'on va donner au comportement,
mais dans la compréhension de ce comportement. (c'est-à-dire comprendre
quelles informations dominantes sont présentes, quelles interactions y
a-t-il entre certaines valeurs dominante, etc)
Avez-vous lu ces pages
?
Votre enfant peut-elle les lire ?
N'hésitez pas à en discuter avec elle dans un premier temps, et de reprendre
contact avec un psychologue qualifié dans ce domaine (comme décrit
au dessus).
Ma
fille a 17 ans et, déjà en 4émé (elle avait alors 14 ans), elle a eu parfois
ce discours bizarre " de se sentir en décalage avec ses copines ".
En 3eme, elle a essayé de nous persuader de la faire scolariser a domicile
avec le CNED sous prétexte d'être perturbée par les autres pour bien apprendre.
Elle avait un discours de dépréciation vie à vis de son travail et surtout
elle n'y voyait plus de sens. Nous avons tenu bon avec mon mari et elle
a finit tant bien que mal son année, avec le " soutien " (si on peu dire
" d'une psycho d'un CMPP, sous l'égide d'un psychiatre qu'elle voyait
une fois la semaine.
Elle a choisit d'elle même de faire un seconde, en internat l'année dernière,
espérant (et nous aussi) que cet éloignement calmerait les chose; Dès
la première semaine, elle n'a plus pu retourner ds ce lycée (phobie scolaire)
et sur les conseils du psychiatre, je l'en ai retirée pour la scolariser
avec le CNED. Elle devait voir sa psy 3 fois par semaine.
Cette année-là a été terrible pour toute ma famille ; des hauts (très
peu) et des bas ; du flicage pour les devoirs à rendre ( qu'elle a réussit
à contourner), une ambiance des fois invivable, des conflits récurrents
avec ses deux soeurs...
Elle voyait sa psy " pour moi ", car elle ne s'y trouvait pas ; elle avait
l'impression que celle-ci " restait en surface " et lui parlait surtout
de son organisation de travail.
Je lui ai imposé, si elle souhaitait arrêter ses RDV de le dire elle-même
à l'intéressée, ce qu'elle a fini par faire au milieu de l'année scolaire.
Sur les conseils d'amis, nous sommes allés voir une personne qui est en
dehors du circuit et qui pour moi est psychologue même s'il n'en a pas
les diplomes, et enfin les choses ont avancées ; ma fille a sembler prendre
confiance et a pu réintégrer un lycée en classe de seconde.
Malgré une rentrée très difficile , les choses ont eu l'air d'aller, puis
petit a petit cela c'est dégradé ; d'abord, relations difficiles puis
impossibles avec ses soeurs et parfois avec nous ; manque de motivations
dans son travail...
Puis nous l'avons surprise à se faire vomir ; elle a aussi un comportement
alimentaire en dents de scie ;tri, anorexie, boulimie...
Jusqu'à ce soir ou nous l'avons prise à manger en plein milieu de la nuit
(il faut dire que nous sommes à bout et les deux dernières journées ont
été extrêmement tendues et conflictuelles. Elle cache, ment, ne sait plus,
se dit " perdue " ; ce matin, elle n'a pas pris son car et nous a appellé
pour la chercher à 6 kms de la maison.
Je
ne sais pas quel travail a fait le psy sans diplôme dont vous parlez ci-dessus.
L'un des pièges de ces maladies (les TCA) est " la pression ".
La pression que se met la victime de TCA avec le regard des autres, la
pression de ne pas " être parfaite ", la pression de la culpabilité, etc.
Et " parler " librement avec un psy, ça soulage, même si il n'y a que
de la parole et pas de compréhension du " pourquoi " de la maladie.
La pression se relâche dans un premier temps.
Seulement, " parler " ne suffit pas pour guérir.
Il faut comprendre ce qui s'est passé dans sa tête, ensuite il faut "
casser " ses réflexes auto-destructeurs, puis se re-construire (amoindrir
l'importance considérable que l'on mettait à certaines informations, augmenter
la valeur d'autres informations), et établir sa " nouvelle philosophie
de vie ".
Tous ces stades à passer, c'est long, c'est lent.
Si on oublie un des stades, alors la " rechûte " est presque inévitable.
Il ne faut pas voir ses mensonges comme l'envie de nuire à autrui, mais
comprendre qu'elle a l'impression que "ça assure
sa survie de mentir".
Pourquoi ?
Parce qu'elle ne veut pas décevoir ? Parce qu'elle a peur de ne plus être
aimée ?
Ou parce qu'elle sait que c'est " mal " et que dans sa tête, elle mérite
d'être punie (c'est la base de la maladie : je suis coupable, donc je
dois me punir, ne pas aimer la vie, souffrir).
La
seule question à laquelle il faut répondre dans un premier temps, c'est
:
" de quoi elle se sent coupable ? "
La réponse habituelle est souvent " de tout ", " je suis nulle " etc.
Et ce n'est pas la bonne réponse.
Aidez-vous de la date des premiers symptômes pour faire le tri dans les
" impressions " et les " mensonges " plus ou moins volontaires.
Tout ce qui est " après " la première date, est " parasite " et vous ne
devez pas en tenir compte pour arriver à remonter à la source fondamentale
du problème.
Une autre difficulté de cette maladie, est de déterminer la réelle source
fondamentale du problème, le " traumatisme " de départ, " l'information
non comprise par le cerveau de la victime de TCA ". (comme
expliqué dans les pages ici )
Car tout peut générer un traumatisme.
De la petite réflexion répété plusieurs fois et qui finit par creuser
un abîme dans la tête de l'enfant, au traumatisme " rapide " comme une
agression.
Quoi qu'il en soit, ne perdez pas courage, le cerveau humain est une machine
formidable, ayez confiance en cette machine.
Comprenez, communiquez.
Et oubliez la culpabilité (la culpabilité
des parents, la culpabilité de la victime) car ça ne fait que nourrir
le gouffre. Ne soyez pas étonnée lorsque chaque geste d'amour que vous
portez à votre enfant est mal vécu par lui. Son cerveau se juge coupable
de ne pas mériter cet amour. Il n'a pas compris quelque chose qui lui
est arrivé, et il s'en rend coupable.
Et les coupables ne doivent pas être " aimés ", ils doivent être punis.
C'est " logique ". (logique ne veut pas dire "normal ou équilibré").
Comprendre
cet enchaînement de causes et d'effets, aller chercher " les informations
non comprises et dont les valeurs sont déformées " (trop grande valeur
ou trop petite valeur).
Et dédramatiser.
Apprendre à respirer.
" Merde à la pression ! "
Bon
courage pour la suite, si
vous avez d'autres questions, n'hésitez pas.
Ph.
Suite
de la discussion ici.
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