Repli...

 

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24/05/2012

odette : BONJOUR, ma fille âgée de 18 ans et 5 mois a décidé de quitter la maison début avril. Après de nombreuses années en pleine crise d'ado, depuis 2 ans, après la rupture d'avec son petit copain, elle n'a eu de cesse de devenir chaque fois plus agressive. Elle a tout de suite retrouver un autre garçon complètement différent mais avec qui elle entretient une relation exclusive.
Elle ne veut plus cotoyer ses amis, s'éloigne de plus en plus de nous.
Elle nous a également fait savoir qu'elle avait été violée 3 ans auparavant, mais qu'elle ne se souvenait que de quelques brides. Et là, les cauchemards ont été presque quotidiens. Je l'ai soutenu tant que j'ai pu, je l'ai consolée, j'ai passé des nuits avec elle. Elle est allée voir plusieurs psy..... et rien.
Après avoir toujours été une bonne élève, et avec 40 points d'avance en terminale, elle a tout arrêté en mars, sans passer son baccalauréat. Après avoir discuté, elle m'a demandé de partir dans l'esthétique, et nous l'avons inscrite en seconde professionnelle esthétique.
Ces résultats ont été excellents, mais elle nous a demandé de faire une autre école pour accéder plus rapidement à l'apprentissage,(pour être indépendante) chose qui a été faite.
Depuis son inscription dans cette nouvelle école, elle a pratiquement abandonné ses cours en seconde,(plus d'intéret puisque l'année prochaine dans une autre école), pas suivi son stage non plus. Aujourd'hui elle vit chez les parents du petit copain, découche régulièrement pour sortir avec ses copines. Et je suis constamment inquiète... Elle vide ses comptes bancaires, me dit que c'est pour sortir en discothèques, et me regarde de plus en plus méchamment lorsque je pose des questions sur sa vie. Je ne sais pas si elle continue à voir sa psy et lorsque j'appelle au centre médico psychologique, on me repond qu'elle a 18 ans et qu'il est interdit de me donner des informations. Nous lui avons trouver un petit job pour l'été, elle était ravie, a fait son essai et ensuite nous a promis de travailler.
Aujourd'hui son employeur lui demande de venir travailler sur un long week end pour 3 jours, elle ne lui a même pas répondu.
Quelle attitude adopter avec elle ?

Bonjour,
Je vous répondrais en tant que logicien et non en tant que Coach de vie.
Si elle a subit un viol, l’agressivité dont elle vous fait preuve est probablement liée aux sentiments suivants : « elle vous en veut de ne pas l’avoir protégé » « elle prend toute discussion à ce sujet pour une nouvelle agression (revivre un événement insupportable) » « elle a honte de ce qui lui est arrivé et n’arrive pas à s’estimer suffisamment (perte de confiance). » Etc.
Evidemment, vous comme elle êtes des victimes et n’avez aucune responsabilité dans ce genre d’événement. Mais le cerveau humain cherche des « causalités » et lorsqu’il ne trouve plus de cause réelle, il en invente ou il fuit.

Ses changements d’études est :
soit causé par une réelle envie suite à déception du métier,
soit causé par son manque de confiance qui fait « qu’on ne termine jamais rien afin de ne pas être en situation d’échec à l’examen ». (l’échec de renoncer à passer les exams est une information moins forte que recevoir des résultats négatifs donc plus acceptable pour elle).

Comment remotiver un cerveau qui a perdu confiance en lui-même et en l’humanité ?

Comprendre que l’on est pas « dieu tout puissant » et que parfois la vie comporte des accidents. Que cela n’empêche pas de vivre le reste de sa vie correctement. (mais c’est plus facile à dire qu’à faire, car le cerveau, s’il n’a pas compris l’événement qui s’est produit, va continuer à focaliser dessus jusqu’à ce qu’il recrée des causes et des effets harmonieux, réels).

Apprendre à faire de petites choses, mais jusqu’au bout. Ne pas se fixer des buts impossibles à atteindre pour se retrouver mis en échec. Plus on fait des choses correctement, plus on a confiance en soi.

Comprendre que le monde ne se limite pas à « son monde » et qu’il offre plein de possibilités. Il faut nourrir son cerveau avec des données nouvelles, se cultiver, etc. Non pas pour « oublier l’événement » (car un cerveau n’est pas réellement fait pour oublier, surtout si quelque chose l’obsède), mais pour prendre conscience que nous ne sommes pas les seuls à avoir vécu ce qu’on a vécu, et que cette focalisation est finalement… Ridicule par rapport à tout l’univers qui nous entoure.

J’espère que ces quelques pistes pourront vous aider à l’aider et à vous aider vous-même.
Bon courage.
Si vous avez d’autres questions précises,
n’hésitez pas.

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