Communication etc ?

 

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05/12/2013 (et suite...)

PYRUS : Bonjour, Je viens de lire votre réponse sur le forum, au sujet d'une maman qui se questionne de" comment aider sa fille, anorexique" :" Plus il y aura de communication, plus les crises s'éloigneront et plus proche sera le moment de guérison complète" Je vous avoue que cela me rend perplexe... Cette discussion datant de 2008, changeriez vous ce commentaire?

Bonjour,
tout dépend de ce que l'on met derrière le mot « communication ». Et dans cette discussion, j'aurais probablement dû préciser.

Partant de ma propre expérience de mère d'une fille, adulte maintenant, boulimique (c'est la meme maladie on le sait...),et avec le recul de ... cinq ans depuis le début "avéré" de sa maladie, je peux vous assurer que cette fameuse communication" que l'on prone à tout va , et bien la aussi : "arrêtons les conneries" !!!

Tout dépend de « quoi vous discuter ».

Si c'est sur des valeurs de la vie, des choses sérieuses, ou sur des sujets « sans personnalité ». Insister sur « la réelle communication » permet au malade de ne pas se sentir isolé.
Mais si le processus de « réparation » (en remettant à sa place l'élément traumatisant mal rangées dans sa tête et dont elle s'accuse) est fait correctement, il n'y a plus de « raison » que son cerveau continue à utiliser la boulimie ou l'anorexie comme moyen d'expression.

Dans notre dialogue passé, je n'ai pas le souvenir que vous m'ayez donné un retour sur ses impressions à elle, face à la vidéo explicative de cette maladie.
?
Le traumatisme de base a-t-il été soigné en remettant chaque élément à sa juste place ?
Comment avez-vous pu utiliser la vidéo ou les explications de ce site ?

A trop vouloir écouter, comprendre, nous , les parents , nous nous faisons véritablement piéger par ces malades qui sont aussi d'excellents manipulateurs. Et du coup, on en devient naif, élargissons les limites à leur donner, bref ; on se fait dévorer tout cru.

Avez-vous un exemple précis ? Cela pourrait permettre à d'autres personnes de visualisé mieux le problème et je pourrais essayer de vous donner mon point de vue ?

Je n'aurais jamais cru dire cela un jour, mais avec ces malades, la difficulté est que, justement, il ne faut pas dialoguer car ils nous emmènent ou il veulent ; il faut savoir s'en tenir aux faits uniquemment.
Et c'est très très dur lorsque l'on est parents...
Pyrus

Etre parent ET soignant n'est pas chose aisée car beaucoup d'affects viennent parasiter l'identification de certains problèmes...
Mais écouter ne veut pas dire « approuver » ce qui est dit...
Quoi qu'il en soit, merci de réagir à mes propos et d'apporter des précisions, je pense que cela peut être très constructif.

 

10/12/2013

PYRUS :

1; Ses impressions par rapport à la vidéo : cela fait un moment maintenant, mais si je me souviens bien, elle m'a dit que bien sur, elle la regarderait... elle a du me remercier etc... Je lui fais confiance; fallait il que je la"flique", ou que je la regarde avec elle? Elle a vingt ans!

20 ans ne veut pas dire « mûre ». (mais il est difficile de savoir où commence la maturité car cela se fait graduellement).

Si elle n'a pas le désir de juste consulter ce que je lui mets sous le nez, qu'en est il de son envie de guérir? Je ne peux pas décider à sa place de sa guérison .?!

Effectivement, si elle est enfermée dans sa propre tête...

Le "trauma de base n'a pas été identifié ; y en t-il un seulement, c'est la question que je me pose de plus en plus...

Le cerveau humain réagit en permanence à son environnement, il ne fait pas les choses « au hasard » même si la vie humaine est soumise à bon nombre de hasards (rencontres, etc).

Si la date des premières manifestations (distorsion de sa façon de s'alimenter) n'est pas connue, il est difficile de repérer un événement.
Mais s'il y a des sujets tabous, cela peut être une piste. A condition de creuser et de réellement communiquer.
Mais si elle « se prend pour dieu qui a toujours raison » même lorsqu'elle fait n'importe quoi, il faut traduire ce geste : c'est une façon d'assoir son existence face aux choses qu'elle ne maîtrise pas du tout (choses liées au trauma).

Ainsi, en affirmant, elle sauve les apparences pour masquer la perdition.

Le mensonge lui permet d'éviter à court terme la souffrance. Et tant qu'elle croira qu'affronter réellement les problèmes un par un est trop dur (trop de souffrances), qu'elle n'y arrivera pas (manque de confiance en elle), elle mentira pour fuir. C'est là que lui semble être sa survie.

2. "exemple précis" :je n'arrive pas a en trouver un a expliquer en qq phrases, c'est plutôt un constat global ; ainsi, il me semble que, pour elle, sa maladie "la boulimie", explique et excuse tout : quand elle était encore à la maison, elle mangeait dans sa chambre, en cachette, et ne participait pas aux repas en famille ; une des "règles" de la maison, et c'est peut etre la seule, est de ne pas manger dans les chambres ... Les oublis réguliers de la prise de ses médicaments ( anti dépresseur et lévothyrox), les RDV manqués chez des spécialistes , l'impossibilité de gérer son compte bancaire et les centaines d'excuses bidon pour expliquer cela, les promesses de faire mieux la prochaine fois...Liste non exaustive...

Son monde semble artificiel.

Et lorsqu'on s'habitue trop à vivre dans le mensonge, il faut « un nouvel événement fort » (positif) pour prendre conscience que la réalité est plus reposante que les mensonges permanents.

Dans cette perte de repères, la solution est qu'elle détermine elle-même qu'est-ce qui a « de la valeur », des valeurs qui ne disparaissent pas au moindre vent, des valeurs qui font une vie harmonieuse sans le recours aux mensonges.

Quelle est la valeur des apparences ?

Faut-il pour déclencher un départ de prise de conscience, essayer des phrases « un peu ridicules » du genre :
l'intensité de la vie, c'est comme pour faire pousser des carottes : dans le sable (qui est comme du verre concassé finement) les carottes poussent droit, sont « belles », mais n'ont aucun goût.
Quand les carottes poussent dans de la vraie terre, elles poussent un peu tordu à cause des cailloux présents dans le sol, mais elles sont bien meilleure au goût et pour la santé.

?

Je ne sais pas si vos « dialogues » se font de manière posée, sans cri.
Il faut comprendre que « la violence n'est pas une preuve de raison. », d'où qu'elle vienne. (ceci n'est pas un jugement de ma part, juste une traduction de certains agissements.)

La fuite n'est qu'une faiblesse intellectuelle, mais ça se soigne : en s'apercevant que les montagnes gigantesques ne sont que des petites collines.
Posément, mais fermement.
Sans s'énerver.

Et inutile de vous sentir coupable, vous l'avez dit vous-même : « c'est sa vie à elle ».

 

13/12/2013

PYRUS : Vous me demandez quand a commencé ses "distorsions alimentaires"; en fait , elle est boulimique depuis environ 4 ans, depuis le jour ou on l'a surprise entrain de se faire vomir. En discutant, elle a situé ses premières crises de vomissements ( la, elle était anorexique)environ 1 an avant, cela aurait commencé en même temps que sa phobie scolaire (elle a alors pris des cours par correspondance en seconde et restait à la maison ).
Auparavant c'était une enfant très mince qui mangeait peu ; était -elle déjà anorexique, je me le demande maintenant...

Etre mince n'est pas un problème, le tout est de manger en quantité suffisante et équilibré.

La « phobie scolaire » ne vient pas « tout seul ». Quel est le problème réel ? Le regard des autres ? Sentiment de rejet ? Des réflexions de camarades ou de profs, mal vécu ? Racket ? Agression physique ? Amour mal vécu ?

Comment savoir "ce qui est tabou" pour elle ?
En tout cas, elle dit ne pas avoir d'intérêt pour la sexualité ( elle pense qu'elle est asexuée...et cela ne la generait pas...)

Le « tabou », c'est lorsqu'il y a fuite, rejet d'un sujet de discussion.
Se sentir « asexuée » n'est pas un problème en soi, (bien qu'un ado qui ne pense pas à cela est peu commun car la « machine humaine » déclenche obligatoirement des hormones qui ne sont pas neutres en terme de comportement) le tout est de savoir comment elle définit « l'acte sexuel ».

Que pense-t-elle de l'homosexualité ?
Etc.

Quant a la communication avec elle, le plus souvent elle se fait sans crier.

Alors tant mieux. (lorsqu'elle crie, c'est sur les même sujets ou simplement lorsqu'elle n'a pas envie de faire ce qu'elle doit faire (flème) ?)

 

Question précise ? N’hésitez pas.

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