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06/08/2011 PYRUS :
Existe
-t-il des formes "allégées" de psychose ou de schizo , de ? Comment différencier la crise d’adolescence de la maladie mentale : Définition de maladie mentale : déformation involontaire de la réalité. (exemple : une personne paranoïaque verra de grands dangers partout autour d'elle, sans que ces dangers soient « réellement menaçants ».) Et plus on s'éloigne de la réalité, plus on peut qualifier cet état de "maladie". Il faut différencier « la vérité » de « la réalité ». La vérité est ce que l’on croit vrai, exacte. La réalité n’a que faire de
nos croyances et de notre ego d’humain qui se croit invulnérable. Cette
différenciation est vraiment fondamentale lorsqu’on cherche
à reprendre pied, à ne plus se perdre dans nos raisonnements, nos peurs,
nos désirs, etc. L’adolescent est un humain qui cherche à établir ses propres limites. Il sort de son état d’esprit
de « bébé centre du monde avec un
univers limité qui gravite autour de lui » et doit atteindre l’état d’esprit
: « je suis un parmi d’autres, une poussière dans l’univers, mais j’existe
quand même » et trouver un équilibre entre «
rien et tout ». La question de donner des limites
est primordiale dans l’éducation, mais à condition de comprendre ces
limites. Tout n’est que question d’apprentissage dans de bonnes conditions, avec une bonne communication entre humains. (bonne communication = communication compréhensible, sans tabou, sans rapport de force, etc). Faut-il être patient avec une personne malade et qui par conséquent n’est pas responsable de son état ? Cela dépend de ce que l’on
appelle « patient ». Donc il faut être patient car peu de choses se font en 5 minutes, mais constant dans ses efforts de communication afin de remettre chaque chose à sa place. (et laisser évidemment le temps à la personne de « digérer » les informations nouvelles, de réfléchir calmement à ce qu’elle vient d’échanger, ceci afin qu’elle détermine elle-même où est sa survie / remise en cause, détermination de ses valeurs dominantes à elle, etc). Voilà pour la « belle théorie ». Je ne sais pas si vous êtes
la même personne qui a posé ces
questions-ci, mais maintenant, concrètement, lorsque vous dites :
Si vous avez le temps d'expliquer, n'hésitez pas. 08/08/2011 PYRUS
: Bonjour, La question principale, cependant , qui m'obsède, c'est cette question de la "maladie" ; malade ou pas ? Simple crise d'ado ? Elle est "comme ca" parce qu'elle n'y peut rien ou elle joue de certains mal- être pour obtenir des avantages (ne pas partager nos repas, ne pas participer au taches ménagères...). Si j'étais certaine de sa maladie, je lui trouverais plus d'excuses et me montrerais plus patiente; mettre un nom sur ce qu'elle a me soulagerait,car ce qui est intolérable , c'est de ne pas savoir. Est-ce qu'on s'y prend mal avec elle, dans notre éducation, ou quoi qu'on fasse, ce n'est plus de notre ressorts (de notre responsabilité?) . Ce n'est pas d'un désengagement de nous parents dont je parle, mais plutot d'un aveu d'impuissance. Je comprends votre
sentiment de « ne pas savoir sur quel pied danser », «
ne pas partager nos repas » montre qu’elle est clairement dans
le refus d’être vue en train de manger, et de communiquer. C’est un enfermement.
Votre fille semble être « dans sa propre secte », n’écoutant qu’elle,
ayant peur de devoir se remettre en question, mais ce comportement ne
dit pas « quel est l’élément déclencheur qui l’a enfermé dans sa propre
coquille ». Mais encore une
fois, que ce soit de votre côté ou du sien, oubliez
le « qui est coupable ». « ne
pas participer aux tâches ménagères »
montre également son enfermement sur elle-même. Dans sa tête,
faire parti d’un groupe ça veut dire « être jugée par le regard des autres
», ça veut dire « devoir se remettre en question » et c’est insupportable
pour elle de se remettre en question car, même si elle n’a pas confiance
en elle auprès des autres, elle a tout de même ce fort sentiment de ne
pas se tromper dans ses raisonnements. Et lorsque vous replacez un individu se sentant coupable, au sein d’un groupe qui ne lui confirme pas qu’elle est coupable, forcément, cet individu se sent mal, il n’y a pas d’harmonie parce que « le groupe » a une vision différente des choses, qu’elle. Participer aux tâches ménagères n’est donc pas du tout intéressant pour elle. Sans oublier que « travailler pour un groupe » apporte de la reconnaissance. Or, elle se sent coupable, donc dans sa tête, elle doit être punie et non « avoir la reconnaissance d’un groupe ». Face à un individu qui a commis un crime, vous le punissez ou vous lui donnez une médaille ? Qu’est-ce qui est le plus « juste » ? Mais
je reprécise, comme il est indiqué dans ces
pages, que ce sentiment de culpabilité « est » la maladie. Mon avis, mais ce n’est qu’un avis de logicien et non de médecin, est que votre fille est victime de troubles du comportement alimentaire. Mettre un mot plus précis sur cette famille de maladies que sont les TCA (anorexie, boulimie vomitive ou non, hyperphagie, etc) ne vous servira pas à soigner votre fille. Qu'importe le nom de cette "maladie mentale". Pour être soignée, elle doit identifier correctement le traumatisme de base. Ne pas faire le
ménage, ne pas vouloir aller à l’école, avoir des crises nerveuses, mentir,
parler mal, craindre le regard des autres, tout cela n’est que la surface
de l’iceberg. Si vous avez le temps d'expliquer, n'hésitez pas. 08/08/2011 PYRUS : Des exemples, je peux vous en citer des tonnes ! Elle ne partageait plus nos repas il y a quelques jours, ce n'est plus le c as. Ces derniers jours, c'est plutot boulimie entre les repas...Chaque jours nous apporte des faits nouveaux, de nouveaux comportements ; " végétarienne " il y a environ 2 ,3 ans, elle a fait de l'anorexie (avec vomissement parfois), puis de la boulimie, tout cela en alternance... (là, les TCA sont clairement présents). Cette dernière année, elle prend et perd une dizaine de kilos en quelques semaines. Décide soudainement de se mettre au sport, au régime, au travail (scolaire) ; cela dure 2 ou trois jours et s'évanouit aussi vite que cela est venu... (une part d'elle a besoin d'être dans l'échec, toujours parce que " ne pas aller au bout, c'est bien parce que je me sens nul, si j'allais jusqu'au bout de mon travail, ça voudrait dire que je suis une personne bien, or, je me suis déjà condamné : je ne suis pas une personne bien ") Tout est excessif chez elle; si elle décide de se remettre au sport, c'est trop d'un coup … (le but est et reste : s'étouffer, souffrir, parce qu'elle croit à tord qu'elle le mérite) et bien sur, elle ne tient pas le coup, craque... remange, passe des heures devant des séries coréennes... (la télé est une drogue qui annihile les capacités de raisonnement, chacun peut en ressentir le besoin lorsque la pression intellectuelle est trop forte) Ces derniers temps, elle n'arrive plus a se mettre au régime ou au sport... Son psy lui a prescrit des antidépresseurs (après un essai de Tercian) ; elle se monte très agressive verbalement avec nous et toute tentative de dialogue tourne au vinaigre et à l'affrontement.. (Elle pense avoir raison d'agir comme elle agit (dans sa tête, elle a raison d'être coupable), donc l'harmonie n'est pas possible avec des gens qui ne savent pas ce qui se passe dans sa tête, à moins d'aller au cœur du problème (voir plus loin dans le texte de cette page)) (et précision importante : comprenez bien l'énervement : on ne s'énerve que lorsqu'on a l'impression que sa survie est menacée. (par la frustration, par la fatigue, etc) Il est donc inutile de répondre à la violence par la violence / voir carte des sentiments humains). Si nous voulons respirer un peu, la seule solution serait de la laisser faire ce qu'elle veut, c.a.dire la laisser regarder ses séries dans sa chambre. Question hygiène aussi, il y a à redire...Combien de fois avons nous retrouver des restes (pourris), de nourriture sous son lit ! (un coupable, c'est sale. C'est un moyen de le dire). Elle nous montre aucune empathie, ni a nous ses parents, ni a ses deux soeurs (qui l'évitent tant qu'elle le peuvent), semble parfois ne pas ressentir d'émotions si ce n'est les siennes propres qui sont exacerbées. (son cerveau tourne à fond en vase clos et se répète des milliers de fois : " je suis nul ". Son cerveau n'a plus de disponibilité pour le monde extérieur. Ça ne vient pas de vous, mais de son obsession de culpabilité) Le contact avec l'extérieur est souvent difficile ; elle a pourtant des amies, mais repousse toujours le moment de prendre l'initiative du premier contact, c'est toujours " demain "qu'elle le fera... (elle a peur du jugement extérieur et quelque part, n'en a pas besoin parce qu'elle est déjà convaincu qu'elle est " nulle " et qu'elle a raison de se penser comme " coupable ").
Tous ces exemples
confirment des TCA purs et durs. Votre fille n'est pas schizo ou autre. Juste victime de TCA. Avez-vous essayé de lui montrer ces pages ? Je ne sais pas dans quelle région vous êtes, je ne sais pas si près de chez vous existent des psychologues soignant les TCA (spécialisé dans ce domaine), mais vous devriez peut-être vous concentrer sur cet objectif. D'expérience, je sais que les approches psychos freudiennes (enseignées dans toutes les universités françaises) sont une catastrophe pour soigner les TCA. Mais tous les psychologues avec diplôme d'état ne sont pas adeptes de cette école freudienne qui fait croire que les anorexiques ne sont que des personnes immatures ou des personnes qui n'ont pas été nourries au sein, etc. L'objectif étant de la sortir de sa " secte ", ne perdez pas vos forces à lui dire " mange comme il faut ", " fais ceci, pas cela ", etc. Vous devez arriver (avec un spécialiste ou sans si vous n'en avez pas sous la main) à déterminer le traumatisme de base qui a entraîné toute sa culpabilité et toutes les formes de " punition " qu'elle se crée. Je sais que communiquer avec quelqu'un d'enfermé dans sa propre tête, c'est très dur. Mais n'oubliez pas qu'elle n'est pas " folle ". Tout son raisonnement est parfaitement logique. Elle a juste pris en compte de mauvais paramètres pour raisonner d'une façon " proche de la réalité ". Elle est intelligente, faites lui confiance. Vous pouvez lui demander si elle se sent coupable de beaucoup de chose. Vous pouvez lui dire qu'il est parfaitement logique pour une personne comme elle, qui tient à la " justice ", qu'une personne coupable soit punie. Mais que la raison pour laquelle elle se culpabilise, est peut être fausse. Ne vous lancez pas dans une discussion sur les dernières " source de culpabilisation " car c'est un débat sans fin (tout pouvant être source à culpabilisation / ne pas éteindre la lumière alors qu'il faut ; tourner à droite dans la rue plutôt qu'à gauche et rencontrer une personne qu'elle n'a pas envie de croiser, etc) et ce débat là ne servira à rien. Occupez-vous à déterminer le trauma de base, repérez-vous avec la chronologie des événements (le début des troubles alimentaires), mais il faut savoir que parfois, des traumas plus anciens que la date de déclanchement des TCA peuvent être la cause des TCA. Les TCA n'arrivent alors qu'au moment de la puberté ou à cause des " responsabilités d'adultes ". L'une des phrases chocs qui marche assez bien pour qu'une anorexique comprenne qu'il y a malgré tous ses efforts, un illogisme dans son raisonnement est :
Courage.
Si vous avez d'autres questions précises ou quelque chose que vous ne comprenez pas dans ce qui précède, ou simplement donner des nouvelles, n'hésitez pas
10/08/2011 PYRUS
: Quel soulagement à vous lire ! J'espère
seulement que vous avez raison. Elle voit depuis quelques séances une
psychologue que l'on m'avait conseillé,
formée "aux addictions". Dans un premier
temps, je vous déconseille le « parler en groupe » car pour la délivrer
du poids qu’elle a sur la tête, elle a besoin de « chuchoter ». N’oubliez
pas qu’une partie d’elle a honte. D’ailleurs à ce propos, dédramatisez
le fait que vous ayez parlé d’elle sur un site internet visible de tous
: rassurez là, il n’y a aucun moyen de savoir qu’on parle d’elle. Des
milliers de personnes sont dans son cas et il n’est pas possible de remonter
à vous, même avec des détails. Lorsqu’elle aura
« livré » le sujet de sa honte, là, il y aura nécessité qu’elle
communique avec vous, qu’elle se libère complètement, pas obligatoirement
par une thérapie familiale, mais si elle le sent mieux lorsque le moment
est « encapsulé » dans « une thérapie familiale », pourquoi pas ? Quand
je cherche la cause possible du déclenchement de ses premiers TCA, il
y a plusieurs possibilités ; il lui arrivait très souvent, entre douze
et quinze ans , de ne pas pouvoir se retenir de faire pipi la journée,
et nous avons eu la voiture ou le canapé trempé (lorsqu'elle riait ou
encore elle disait "ne pas penser à aller aux toilettes...). Elément significatif je pense. Son cerveau a probablement trouvé un moyen de se désangoisser de quelque chose qui lui faisait avoir ce problème d’énurésie. (j’en reparle plus bas). Nous avons essayé avec ma fille de dater le début de ceux-ci , mais cela lui est difficile ; elle dit qu'elle a l'impression que cela dure depuis toujours, et qu'elle s'est toujours sentie "grosse" (alors que jusqu'à,il y a deux ans, elle était très mince). (traduction : elle a l’impression d’avoir toujours été « sale », « repoussante »). Un
gros épisode traumatique a été sa pratique de la danse classique (12 à
16 ans) ; elle avait l'espoir d'être danseuse professionnelle et lorsque
je me suis renseigné auprès de sa prof, celle -ci était très surprise,
trouvant ma fille trop timide, ne prenant pas "sa place" sur scène. Je
n'aurais peut être pas du répéter ses propos à ma fille, (il
y a assez d’auto flagellation dans cette histoire, occupez vous du temps
présent :o) mais elle s'est mise "à vouloir
lui prouver" qu'elle pouvait y arriver... hélas sans succès. Traduction
: sa haine de l’événement (la mort de cette carrière possible) était tellement
fort, que son cerveau a dû trouver une raison à cet échec. Elle
a finalement changé d'école de danse, a fait une année du jazz qui s'est
bien passée. L'année d'après, c'était le passage en seconde avec internat,
a sa demande. Nous l'avions inscrite à l'école de danse de la ville et
les premiers cours se sont très bien passés. Cela a duré 2 semaines et
ça a été le grand clash : phobies d'angoisse, en étant dans
la maison et avoir des problèmes d’énurésie, c’est embêtant mais « dissimulable
», si elle est à l’extérieur, c’est plus difficile à planquer. (La peur
d’avoir des problèmes d’énurésie peut suffire à cette panique, pas la
peine que l’énurésie soit réelle. C’est une « phobie » comme les autres
que j’ai déjà rencontré.) qui ont nécessité,
de l'avis du psychiatre qui la suivait à ce moment, de la déscolariser.
Je pense que c'est à ce moment-là qu'on commencé les TCA. Je pense, mais
je peux me tromper, que les TCA étaient déjà là en secret (moins violents).
Pardonnez cette
apparence « froide » mais je raisonne en logicien, sous forme d’équations.
Et si l’énurésie peut être un élément très important, il
est peut-être lui-même un effet d’une autre cause. Je ne suis
pas un spécialiste de l’énurésie, et si le problème passé était « mécanique
», là, ça modifie l’équation (problème dans le circuit urinaire, etc).
D'ailleurs, en relisant, je m'aperçois que vous ne parlez pas d'énurésie
nocturne... Est-ce que pour elle, aller aux toillettes était "une
forme de danger" ? Etait-ce simplement de "parler d'aller aux
toilettes" qui la gênait ? Est-ce que, et pourquoi si c'est
le cas, "demander d'aller picer" représentait un danger
pour elle ? Il y a tellement de traumatismes possibles dans une vie, comment savoir lequel a été le détonateur ? C’est « fort simple » : deux éléments pour se repérer : (1) - si la personne a honte de dire quelque chose, qu’un sujet est gênant, c’est qu’il y a un problème, un illogisme, un conflit. (2) - quand «
tout est dit », la personne se sent « libérée d’un poids immense », et…
ça se voit par l’abandon des formes d’expression agressives, un visage
apaisé, etc. PS : je souhaiterais imprimer les pages de notre dialogue ; j'aimerais les faire lire à ma fille et surtout, j'arrive mieux à lire, mémoriser et comprendre un texte sur ce magnifique support qu'est le papier ! Y a-t-il une astuce pour contourner le copyright ? Je l’ai enlevé sur cette page, vous pouvez donc sélectionner le texte avec la souris de l’ordinateur et le copier coller dans un traitement de texte pour l’imprimer. Je vous souhaite une bonne lecture, surtout, tout le monde doit dédramatiser, respirer tranquillement et profondément, et… Si vous avez d’autres questions ou envie de donner des news, n'hésitez pas. 11/08/2011 PYRUS : Concernant la thérapie familiale, c'est elle qui y tient. J'en ai parlé la première et il a fallut 1 an pou obtenir un RDV en septembre prochain. Elle a même pensé à un moment qu'on ne souhaitait pas le faire son père et moi (comme si nous avions qq chose à nous reprocher de son point de vue). Si c’est elle, alors, pas de problème :o) L'énurésie se produisant uniquement la journée, en général lorsque nous étions en famille ou lorsqu'elle était avec des amies ; Jamais quand elle était seule ? Si c’est le cas, le paramètre « présence des autres » doit être un poids… Reste à savoir si c’est parce qu’elle a peur « d’exister » de déranger, (pourquoi ?), peur de dire qu’elle va aux toilettes (problème avec ce liquide ?) ou… ? (car il faut toujours laisser la porte à d’autres possibilités). elle avait très peur lorsqu'elle était en 4è que cela lui arrive au collège et emportait toujours des protections pour les règles. Ce sujet (les règles) ne me semble pas lui être tabou ; le dialogue a toujours bien fonctionné à la maison, quel que soit le sujet . Ok. Par contre, elle me semble immature affectivement, puisqu'elle ne manifeste aucun penchant pour le sexe opposé... Il n’y a pas que
le sexe opposé qui peut compter… sauf au travers des séries "dramas" coréens. Ha l’éxotisme Je suis vraiment surprise de l'apparente facilité avec laquelle vous décryptez les comportements humains ; cela a l'air si juste, si sensé, si évident après votre "lecture" ! Certains suspicieux vont croire que c’est moi qui ait écrit cette phrase ! Mais… merci :o) J’espère surtout que ça aura aussi un impact positif à long terme. Auriez-vous autant de distance à interpréter les comportement d'un proche ? Oui et non. Non
parce que les sentiments font que parfois on n’ose pas tout dire de façon
directe (quand on vit avec une personne presque 24h/24 ou quand on a une
famille, des parents, cousins et autres, il faut savoir arrondir les angles
pour que la vie soit acceptable), or arrondir les angles peut modifier
certaines données et sans s’en rendre compte, on se « décale » avec la
réalité. Le faites-vous au quotidien ? Oui, je le fais
au quotidien (parce que mon cerveau est comme les autres, il faut le nourrir
de son pain quotidien) mais pas avec la même intensité chaque jour. Qu'est-ce qui vous a amené sur cette voie qui va à l'encontre de bien des fondements, pourtant "rodés" et établis de la psychologie (du moins de ce que j'en connais, je ne suis pas professionnelle, amateur et interessée par le domaine). Comme vous l’avez lu dans le livre, je suis fasciné par le cerveau et sa mécanique, et comme parallèlement je suis presque né avec un ordinateur (avec les 1er ordinateurs, ceux où il fallait un peu faire les choses par soi-même (programmation)), j’ai compris progressivement qu’une fois de plus, l’humain n’avait rien inventé, juste redécouvert les « 0 » et les « 1 » qu’il a lui-même dans la tête. (les « 0 » et « 1 » étant la base de l’informatique, « courant passe » « courant ne passe pas »). J'ai acheté votre premier livre , mais j'avoue trouver plus de clarté et de réponse sur le forum de votre site. Je comprends le
problème. Avez-vous eu l'expérience , à titre personnel ou avec des proches, de problèmes "psycho", j'ai le sentiment que l'on ne peut pas interpréter les comportements humains comme vous le faite si justement sans avoir eu soi-même à y être confronté à un moment de sa vie... J’ai été confronté
à l’anorexie (après l’écriture du 1er livre, et c’est d’ailleurs pour
cela que le livre n’en parle que « très vite » et sûrement de manière
maladroite) En attendant le moment de la thérapie familiale, passez un bon été, fait de dédramatisation, de communication et de compréhension :o) .
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