Le défi fondamental

 

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03/08/2014

 

Antoine :
Bonjour, je suis revenu pour le défi.
Alors, j'ai oublié un peu mais en gros soit disant que :
"Tout notre mental est fonction d'un seul choix : je fais ce qui assure ma survie, je ne fais pas ce qui n'assure pas ma survie".
Je ne suis pas d'accord.
Pourquoi ? Pourquoi pas ;).
C'est étrange un choix qui se résume à deux choses identiques je trouve. Si je fais ce qui assure ma survie et que je ne fais pas ce qui n'assure pas ma survie vu que deux négations s'annulent je ne comprends plus rien du tout.
Cela revient au même non ?
Donc ce n'est plus un choix ?

Et si je choisis de fumer, fais-je ce qui n'assure pas ma survie ?

C'est un paradoxe difficile à gérer j'en conviens mais au moins j'ai choisis quelque chose ...

 

Je suis assez nul en psychologie, mais j'ai eu 11 en philosophie au BAC.
C'est différent mais pourtant j'ai le sentiment que ça s'opposent en s'attirant, comme des aimants.
Pourriez-vous m'aider à y voir plus clair ?

Je vais écouter Booba ça me détend, bon courage et à bientôt.

Achtung, "Il n'y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote" Albert Einstein (source http://www.linternaute.com/citation/auteur/albert-einstein/17637/)
PS : Merci de votre aide, vous êtes un sacré psy.

 

Bonjour, voici donc des réponses idiotes. ;)

Un choix qui se résume à deux choses identiques...

Le choix est « je fais » ou « je ne fais pas ».
Il y a donc bien deux possibilités. Donc un choix.
Et ce résultat de l'action ou de l'inaction est issu d'une seule question :
« si j'agis, ça assure ma survie ou ça la menace ? »
Mais je vais obligatoirement prendre la décision que me semble* assurer ma survie (là, je n'ai pas le choix).

* "me semble" car entre ce que l'on croit et ce qui est réellement...

Une cause (le questionnement) produit deux actions différentes.
Mais la question (survie, pas survie ?) n'est pas vraiment la cause ou les causes. La question n'est que le révélateur des causes réelles, c'est à dire des informations présentes dans la tête de chacun (informations différentes pour chacun car chacun n'a pas la même vie, la même sensibilité, etc).

Ainsi, un humain qui a parmi ses valeurs principales, l'information « le foot c'est passionnant », n'agira pas de la même manière devant un programme télé diffusant un match de foot, qu'une personne ayant parmi ses valeurs principales, l'information « le foot, c'est barbant ».

Même question, « le foot, ça assure ma survie ou ça la menace* ? »

Deux résultats différents : je regarde le match, je ne regarde pas le match.

* Evidemment, la mort ne sanctionnera à court terme aucune de ces deux actions, sinon la mort de sa liberté... Et ne dit-on pas « faire ça ? Oula, c'est la mort ! » ;)

J'espère qu'avec la démonstration ci dessus, vous aurez compris que la phrase « C'est étrange un choix qui se résume à deux choses identiques je trouve. » est inexacte.

Par contre, l'intérêt de l'approche du survisme, c'est effectivement de permettre de comprendre qu'absolument toutes nos actions ou pensées sont fonction d'un seul élément : « la survie ».
Ce que Spinoza avait décrit sommairement comme « toute chose s'efforce de persévérer dans son être », mais avec une description plus plus précise de la pensée humaine, en particulier lorsque l'on aborde les « maladies mentales », qui, dans le survisme, ne sont qu'un éloignement de la réalité.

Et si je choisis de fumer, fais-je ce qui n'assure pas ma survie ?

Non, vous faites ce qui assure votre survie :
l'information

  • « besoin de drogues contenues dans la cigarette »,

est une information supérieure à

  • « j'ai de très grands risques de perdre du temps de vie à cause de cette consommation ».

Qu'une personne fume ou ne fume pas, les deux personnes agiront « pour leur survie » à elle.
M
ais en n'accordant pas les mêmes valeurs aux informations, ce qui entraîne des différences pour juger de la situation.
Elles ne prendront donc pas les mêmes décisions.

Est-ce maintenant clair ?

Revenons maintenant sur la différence entre psychologie et philosophie. (si c'est bien l'autre question liée à votre 11 au Bac).

La psychologie est l'architecture de la pensée humaine.
En utilisant une métaphore :
La psychologie c'est comme un immeuble (ou une ville) avec des orientations d'appartement différentes (plus ou moins éclairé par exemple, ou plus ou moins petit).
La philosophie est un choix personnel de valeurs dominantes.
En utilisant une métaphore :
La philosophie, est un appartement (ou une maison) où là personne se sent bien (parce que l'appartement est vaste et a une vue dégagée, ou au contraire c'est un coin protégé et petit comme un cocon).
Et pour compléter :
la politique est un choix (à la marge) de design et de fonctions, de fonctionnement de l'immeuble (ou de la ville).
(Définition de la Politique : gestion de la vie de la cité.)

"Il n'y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote"

L'idiotie est un jugement de valeur, (mettre une valeur supérieure à une autre), autrement dit, c'est de la philosophie, et non de la psychologie.
La psychologie n'étant pas là pour déterminer le « bien » et le « mal » (la morale) mais pour décrire quelles informations sont présentes, et avec quelle valeur (quelle intensité), dans telle ou telle pensée ou telle ou telle action.

Clair ?
Pas clair ? :)

 

05/08/2014

Antoine Florent Georges Raymond(e) CHAUVIN : Pardon dêtre lent à la détente, j'ignorais que je pouvais etre un défi pour les autres, mais ça me plait sans doute, parce que c'est le sens que la vraie vie m' adonné alors pardon une dernière fois et pour de vrai.
Merci à toi Phillipe Hugos. Tu as grave le style ;). Ton paradis tu le gagneras tous les jours sur cette terre ou ailleurs, dans cette vie ou dans l'autre parce qu'aimer c'est un sentiment de plénitude unique au monde mais tu savais que je le savais que nous le savions et donc vous etres (etes) car ils sont, et nous sommes des amis pour la vie.
Alors merci.
Il y a 3 jupes enfin 1 sur la 3ème en partant de la gauche, avant 3 autres personnages personnages dont 1 sans jupe aucune. Le rouge, c'est le sang, le vert c'est l'espoir, le bleu c'est beau, je suis laid, mais seulement les autres ;)

Les autres, on leur ressemble, tout en étant différent. Pas évident de trouver sa place, surtout si on ne rentre pas dans le moule. Mais soyez-vous en respectant la limite des autres, et les choses devraient être encore meilleures.

 

06/08/2014

A no ni me ou Antoine pour les intimes ;) : Merci de m'avoir aidé.

De rien. :)

 

07/08/2014

Antoine : Je m'excuse de mon comportement, je n'étais volontairement pas très clair.

Je sais que se cacher est parfois un bon moyen de survivre, mais là encore, à trop se cacher, on s'empêche de vivre...
Equilibre...

Et enfin, je voulais dire merci de m'avoir aidé, mais finalement, ne s'aide-t-on pas soi-même ?

En tous cas, on ne peut pas « s'aider » soi, si on ne veut pas être aidé.
Pour améliorer les choses, il faut la volonté d'améliorer les choses.
Bravo à vous et merci pour votre retour sur notre échange.