Emétophobie.

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26/10/2011

 

Tré : Bonjour , j'aimerai vous parler de mon problème car je suis totalement perdue a l'heure d'aujourd'hui. Je ne sais même pas par ou commencer. Le plus important je souffre d'émétophobie depuis mon enfance. J'ai actuellement 19 ans. Je tiens a vous raconter mon parcours afin que vous puissiez réellement avoir tout les outils nécessaire pour pouvoir " m'analyser " .

Bonjour, Il est entendu que j’interviens en tant que logicien, et que je ne suis pas là pour parasiter votre travail avec votre nouveau psychiatre.
Je ne sais pas si vous avez déjà lu cette page qui parle d’émétophobie.
Quoi qu’il en soit, je vais essayer de vous donner des infos que j’espère nouvelles et que j’espère, utile à votre avancée.

Cette phobie me hante chaque jour, et depuis toute petite

Avez-vous la date exacte ? La chronologie des angoisses fortes est souvent très utile pour remonter à la source, à « l’information présente dans votre cerveau, qui n’a pas été comprise et rangée comme il faut car vous étiez trop petite à l’époque » (on ne peut demander à une enfant de comprendre des choses parfois complexes que même les adultes ont du mal à gérer).

j'ai des périodes de crise ou je fais un blocage total avec la nourriture car je fais des crises de panique. Je me crée des nausées des angoisses j'ai souvent la boule a la gorge l'estomac en huit parfois des étourdissements et cela me bloquait lorsque j'étais enfant.

Votre cerveau panique parce qu’il a l’impression de ne rien contrôler à ce qui se passe (mais les sources possibles sont trop nombreuses pour en faire la liste : avenir, amour, etc)

J'ai suivi des thérapies et d'un seul coup cela disparaissait comme c était venu. Ces crises se produisent environ tout les 5ans. La plus Grave que j'ai faite date donc de 5ans en arrière. Suite a un voyage scolaire en Grèce durant 10jours ou j'étais éloignée de mes parents ( je précise que des que je ne suis plus chez moi avec mes parents je me sens en insécurité a vrai dire ) lorsque je suis rentrée j'ai du attraper un coup de froid et ayant fini mon déjeuner et bien... J'ai vomi. Et la, blocage total. J'ai perdu 10kg hospitalisation durant 3 J et j'ai été suivie encore une fois psychologiquement par des gens spécialisé en la matière.

Le fait que l’on s’occupe de vous semble être une information « suffisante » pour contrer vos angoisses existentielles. Cet élément me fait penser que « l’information qui n’a pas trouvé sa place étant petite » ne doit pas être « très grave » mais vu que ça revient régulièrement, ça reste une épine dans le pied…

La aussi , tout est reparti. Une nouvelle crise est en cours en ce moment meme mais j'ai l'impression que ce n'est pas pareil que lorsque j'etais plus jeune. J'ai des crises de paniques atroces , tremblement nausée boule au ventre a la gorge mais je me force a manger car je ne veux pas du tout retomber dans ce que j'ai vécu. Mais seulement parfois, comme ce soir , les angoisses prennent le dessus et je ne mange pas beaucoup ( par ex, moitié de la soupe un bout de fromage ac du pain et un petit morceau de gâteau tout ça en petite quantité. )

Ces angoisses reviennent parce que vous êtes comme une maison dont on aurait mal réalisé une partie de la fondation. Un « truc » qui vous empêche d’avoir confiance en vous, et qui s’est creusé (un peu comme l’eau qui ravine avec le temps). Et évidemment, à chaque épisode de votre vie où vous devez faire des choix importants, où vous devez changer certaines éléments, votre cerveau panique. Cette peur panique a pris un support, la nourriture, mais ça aurait pu en prendre un autre. Ça a pris ce support à mon avis parce que dans les moments de flottements, il y a eu un vomissement « intempestif » et votre cerveau, pour mieux « maîtriser » (en tous cas se donner l’impression de mieux maîtriser) focalise sur :
« surtout ne pas vomir ! ». « Et pour ne pas prendre ce risque, ne mangeons pas ! ».

Enfin, j'ai l'impression que cette fois ci des que je sors , des que je prend le métro, ou quoi que ce soit d autre je suis angoissée. Je suis angoissée lorsqu'il y a du monde, j'ai peur de tout. Des Que j'ai mal au ventre par ex je suis persuadée d'avoir la gastro etc..

Le « Monde », ce sont plein de gens, avec chacun des « risques possibles de rencontre ». Mais votre cerveau, étant en mode « défense », voit tout le monde comme un ennemi, alors que les rencontres sont aussi source de bien être et « survie mieux assurée ».
Dans votre parcours de guérison, votre cerveau devra changer la valeur de l’information
« monde = danger » , en « monde = parfois danger, mais souvent bien être ».
Comment changer cette valeur d’information ?
Par la prise de conscience que votre cerveau n’est qu’un ensemble d’informations et de mécaniques, et par l’expérience.
Car pour l’instant, l’expérience de la vie a dit à votre cerveau « monde = danger = source de « non maîtrise totale », alors il faut faire en sorte de vivre d’autres expériences, mais positives cette fois, afin que votre cerveau ne focalise plus uniquement sur les dangers possibles. (exemple : faire partie d’une association qui s’occupe de choses que vous aimez bien. Et ne cherchez pas à ce que tout soit parfait. La perfection est une dangereuse illusion.
Faire simplement en sorte de « faire les choses au mieux ».
C’est là qu’il faudra que vous trouviez votre équilibre.

J'ai vu aujourd'hui pour la première fois mon nouveau psychiatre, il me parle de dépression entre guillemet ce n'est pas exactement ça m'a t-elle dit.
Qu'en pensez vous ? Est ce que je peux guérir ?

Oui, évidemment, mais il ne faut pas se décourager, il faut comprendre sa maladie, comprendre que son cerveau n’est pas un ennemi, mais qu’il faut lui apporter les informations correctes pour qu’il fonctionne correctement.

La sophrologie est elle une solution ou une thérapie me conviendrait mieux ?

La "sophrologie" est trop « vaste » pour que je vous donne un point de vue précis. L’important, c’est que la thérapie que vous choisissez, soit de nature à permettre le changement décrit au dessus (à savoir, changer la valeur de certaines informations qui vous font « bugger »).

J'ai subi une autre chose durant mon adolescence que je ne dévoilerai pas sur ce forum car c'est assez personnel , je suis allée jusqu'a en faire un procès mais bien entendu cela n'a abouti a rien.. Je ne pense pas du tout a ça lors de mes angoisses, mais la psy me dit que cela peut être une raison parmi les tant d'autres.

Disons que cette épisode a dû conforté votre cerveau dans l’idée que « le monde est nocif ». L’important est d’avoir compris les tenants et les aboutissants de cet épisode de votre vie, de ne pas vous culpabiliser, et d’aller voir dans votre enfance ce qui a pu fragiliser vos fondations. (abandon momentané ? moquerie ?)
Là encore, la mécanique du cerveau est toujours la même :
« danger ? => réaction pour se défendre et mieux maîtriser ».

Mais les causes concrètes peuvent être multiples, car chacun a sa vie à lui, même si sur 7 milliards d’individus, il y a naturellement des cas qui se ressemblent beaucoup.

Bref, parfois j'angoisse alors qu'il n'y a aucune raison.

Il y a toujours une raison.
Parfois c’est juste parce qu’il y a un « moment de silence » et que ce silence vous donne l’impression que vous êtes dans une pièce vide, abandonnée. Mais êtes vous vraiment dans cette pièce vide ? Pour avoir confiance en vous, malgré cette pièce vide, il faut que vous « construisiez » votre confiance en vous, en faisant des choses par vous-même, des choses pas forcément extraordinaire, mais des choses concrètes. Comme des briques pour se construire. N’oubliez pas cette phrase : « on est ce qu’on fait », alors… faites ! :o)

Mais la , ce dont j'ai vraiment peur c'est de ne plus arriver a manger et de devoir retourner dans les hôpitaux. Que dois je faire.. ? Merci d'avance de prendre le temps de lire tout ça et de me répondre. Je pense que ça peut m'être bénéfique moralement. Bonne fin de soirée .

Essayez de ne plus focaliser sur les dangers possibles, et… faites. (tout en allant mettre des mots et identifier ce qui dans votre enfance a pu vous déstabiliser).

 

27/10/2011

Tré : Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre.
Selon vous, je fais une pseudo " depression " ? Car parfois j'ai l'impression de ne plus rien maitriser et , pardonnez moi l'expression, de tout envoyer en l'air une bonne fois pour toute ( pas de suicide hein ) mais de tout extérioriser par exemple et que tout ça ne soit qu'un mauvais souvenir. Mais le fait de voir que je n'en suis pas capable me fait paniquer et me donne l'impression d'etre au fond d'un trou sans jamais pouvoir en sortir.

La « dépression » est un mot parfois « fourre-tout ». G
énéralement, un cerveau dépressif est un cerveau qui n’arrive plus à voir le bon côté des choses, qui se sent écrasé et impuissant face aux problèmes et qui n’a pas l’impression d’avoir un avenir.

Vous, si votre problème est l’émétophobie, ça n’a rien à voir avec la « dépression ».
Mais c’est évidemment possible de cumuler les deux. Je ne suis pas apte à juger de votre état, je ne suis qu’un logicien qui peut vous répondre sur certains « pourquoi j’agis comme cela », pour le reste, il faut avoir confiance dans votre psychiatre.

J'aurai voulu savoir également si vous pensez que ce dont je suis victime peut se guérir sans anti dépresseur, car la aussi j'ai eu une mauvaise experience il y a un moment environ ce qui a mon avis a re déclencher ces crises de paniques et cette focalisation sur la nourriture. Mon médecin m'avait prescrit du serpolex 10mg et en fait les effets secondaires étaient insurmontable pour moi les nausées étaient beaucoup trop forte et du coup cela m'a provoqué plusieurs fois ( sans jamais vomir bien entendu ) et depuis je ne veux plus du tout en prendre.

Si votre problème est l’émétophobie, vous pouvez arriver à soigner ce problème en allant au fond des choses, comme je l’ai expliqué précédemment, sans avoir besoin de médicament.
C’est un travail de recherche en vous, et de « réassemblage de puzzle » comme décrit ici.
Mais si vous êtes en plus dépressive, les médicaments aideront à surmonter certains problèmes, certaines phases, mais les médicaments ne sont pas une réponse à un « pourquoi » de votre cerveau.
Et si ce médicament ne vous convient pas, n’hésitez pas à le dire à votre médecin, il pourra vous en prescrire un autre. Mais j’insiste, ce n’est pas le médicament qui va remplacer les réponses que vous devez trouver (avec l’aide ou non d’un thérapeute).
Vous devez reprendre confiance en vous, et ce n’est pas une drogue qui vous aidera constructivement.

J'aurai encore une question, est il reelement possible de guérir TOTALEMENT de l'emetophobie ?

Est-il possible de ne plus avoir cette hantise au point de ne plus manger ?

Oui.

Est-ce que vous oublierez totalement cette angoisse ?

Non. Elle restera un souvenir, et il est bon d’avoir des souvenirs, mais ces derniers ne devraient pas vous empêcher de vivre librement, et c’est cela qui compte :o)
Apprendre à gérer les angoisses, c’est possible également, donc, tout espoir reste permis.
Mais vous aurez « guérit totalement » dans le sens ou ça ne vous empêchera plus de vivre normalement.

Voilà, j'ai tellement de questions que je ne me rappelle plus de tout ! En tout cas je vous remercie. Je sais que chez moi la clef de la guérison ou le fait que je me sente plus ou moins bien est que l'on me rassure, qu'on me fasse prendre confiance. Que l'on me dise par exemple oui c'est bien tu as bien mangé ou simplement tu vas t'en sortir de façon sincère.

Cette phrase va peut être vous surprendre, mais

  ce n’est pas en ayant le soutien des autres que vous aurez plus confiance en vous,
c’est en construisant vous-même votre confiance !
Vous devez « faire des choses », vous devez vous prouver à vous que vous êtes capable de créer, de comprendre, etc.
Personne ne vivra votre vie à votre place.
 

Avoir le soutien des autres est évidemment important, car notre ego aime être flatté, mais j’insiste, si vous manquez de confiance en vous, c’est parce que vous n’avez pas pris assez l’habitude de faire les choses par vous-même, et de réussir à les faire.
Et vous allez réussir à les faire ! :o)

Votre message m'a un peu rassuré et je vous en suis très reconnaissante , j'espère que votre réponse a celui ci aura les mêmes conséquences. Merci d'avance encore.

N’oubliez pas de chercher à comprendre quelle réflexion ou quelle pensée vous avez pu avoir en étant petite qui a pu vous troubler et engendrer cette phobie de ne pas vous maîtriser ou de ne pas avoir maîtrisé un certain événement.

Et dans cette recherche de "mettre des mots sur les angoisses", essayez de voir pourquoi " vomir " est pour vous un " danger total ".
N'oubliez pas que si notre corps a la faculté de pouvoir sortir des aliments de notre estomac, c'est pour assurer notre survie lorsque des aliments nous paraissent mauvais, toxics, ou quand les nerfs perturbent la digestion à cause de l'angoisse (c'est un mouvement de défense, une contraction qui nous rend plus fort lorsqu'il y a un danger à affronter / on court plus vite le ventre vide que plein ?).
Et si ce qui sort a un goût acide, c'est à cause de l'acide gastrique qui nous aide à digérer.
Tout ceci est parfaitement normal et positif !
Etc.
Affronter ses peurs nous rend plus fort ! :o)

Courage

 

01/11/2011

Tré : Re bonsoir , j'espère que je ne vous dérange pas, je vous écris car ces derniers jours mon état s'est aggravé. J'ai de plus en plus de mal a m'alimenter , bon je m'alimente toujours a chaque repas j'essaie de le faire confiance la dessus et de me dire que j'arrive toujours a manger quelque chose quoi qu'il arrive.
Mais je me sens de plus en plus lourde , fin vous voyez, mal après avoir manger. Serait ce encore une de mes " invention " psychologique ?

Si une partie de votre cerveau ne veut pas manger, ce n’est pas une « invention ».
Relisez mes réponses précédentes et occupez-vous de trouver cette information que votre cerveau n’a pas « digéré », ça, ce sera positif ! :o)

Hier , alors que je le suis décidée a sortir, car j'ai de plus en plus de mal, je faisais les boutiques avec ma mère après avoir manger très peu le 12h ( on était dehors a un snack et ça me bloque totalement ) , j'ai eu un mal a l'estomac énorme par la suite au fr et a mesure que l'on faisait les magasins et que l'on s'éternisait ( la aussi pensez vous que cela vient de mon cerveau ) car ça me le fait frequement après manger mais moins ces derniers temps. Bref, ce mal au centre était tellement insoutenable et la crise de panique montait , j'en suis venue a me provoquer le vomit. Bon, bien entendu rien n'est sorti mais je m'etouffais quoi.. J'ai pris une moitié de lysanxia et cela m'a un peu calmé mais je suis rentrée après tout cela. Ensuite , sur le coup des 17h30 il n'y avait personne chez moi mes parents travaillaient et mon petit ami était parti. Il n'y avait que mon frère. J'ai fait une énorme crise de panique qui je pense était une accumulation de toutes ces choses qui m'arrive jusqu'à essayer de joindre la Psy, les hôpitaux, la famille mon docteur .. Ma mère a finalement rappeler le docteur pour en parler et il pense qu'un antidépresseur serait une des meilleures solutions pour calmer la névrose d'angoisse. Car j'en peux plus de cet état je suis toute la journée paniquée , nauséeuse , maux de ventre je pense a l'on mal être a chaque seconde j'ai l'impression de subir chaque jour qui passe et je ne sais plus quoi faire. J'aurai voulu savoir si vous vous connaissez en Antidépresseur car si c'est le seul moyen pour calmer ces crises je veux bien essayer mais comme je nous avez raconter j'ai eu une mauvaise experience avec l'un d'entre eux et j'ai peur que cela se reproduisent. Pensez vous qu'il existe des antidépresseur qui ne provoque pas de nausées ? En d'autre terme adaptés aux emetophobes..? Lequel me conseillez vous? Je suis vraiment épuisée jour après jour que ses angoisses me bouffent j'ai l'impression que les efforts ne servent a rien et que je vais rester a vie comme ça ou bien meme que mon état va s'empirer.. Que me conseillez vous?

Je vous conseille de demander conseil à la seule personne apte à vous répondre : votre psychiatre. Si vous avez des problèmes pour classer les informations dans votre cerveau, pour comprendre vos agissements, je peux vous donner mon point de vue. Mais je vous rappelle que je suis un logicien, pas un psychiatre. Ce sont les seules personnes aptes à répondre à votre besoin de médicaments.

Merci d'avance. Bonne soirée.

Vous semblez un peu tourner en rond, aussi je vous conseille de prendre le temps de réfléchir au fond des choses, aux « pourquoi » et aux « comment ».
La nourriture n’est pas le problème (même si il faut évidemment manger correctement chaque jour).
Relisez votre intervention, lisez correctement ces pages en lien, ou celle-ci, vous y trouverez des similitudes
et si vous avez des questions, n’hésitez pas.
Bonne continuation.

 

Si vous avez d'autres questions précises, n'hésitez pas.