L'idée fixe :

 

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26/11/2008

julie : Comment expliquez vous une idée fixe ? Par exemple penser à une personne que l'on aime plus que tout, des journées entières, depuis plusieurs années. L idée fixe est-elle pathologique ?

Assurer sa survie : c'est le but de tous nos comportements.

C'est le but mais ce n'est pas forcément ce qui va arriver, car souvent,
on croit agir de telle manière pour qu'il y ait tel résultat, mais finalement le résultat n'est pas celui escompté.

Une idée fixe a un "avantage de survie" : être connue, être une sorte de cocon intellectuel, un sujet qui nous semble très très important, super vital.

Deux familles d'idées fixes :
l'idée fixe dans un but constructif (exemple : la passion d'un sport, d'un hobby) c'est une façon d'occuper son esprit de façon constructive, accumulation de connaissance, maîtrise d'un sujet. Mais cette idée "bénéfique" peut, si elle devient pathologique, (c'est-à-dire si elle devient obsédante, ne laissant pas une minute de répit (répit permettant à son esprit de vagabonder tranquillement sur d'autres sujets)) cette idée peut devenir rapidement nocive : on n'y pense tellement qu'on ne fait plus rien d'autre, on ne se nourrit plus correctement, on ne fait pas son travail correctement, etc.
Une idée fixe peut également être dans un but négatif : juger quelqu'un responsable de telle chose et donc, ne penser qu'à se venger d'une manière ou d'une autre.

Elle peut également être "liée à un événement mal compris, mal accepté" et donc la personne ressasse sans cesse cet événement dans le but de "trouver ce qui cloche", comprendre les causes à l'effet qu'est cet évènement, afin de mieux maîtriser ce qui a cloché ou mieux maîtriser l'événement imprévu.

L'idée fixe a tendance positive : "penser à un être qu'on aime" (comme un chanteur ou une chanteuse) se développe dans les cerveaux qui veulent fuir quelque chose de désagréable. Cela peut être simplement fuir la banalité de sa vie, comme fuir des choses plus graves comme un traumatisme. Mais que cet élément à fuir soit grave ou banal, il est important de comprendre que la fuite n'est qu'une solution à court terme. La vraie vie ne se fait pas dans le fantasme, mais dans la réalité. C'est dans la réalité que l'on comble ses besoins primaires (manger, dormir, vêtir, etc) Même lorsqu'elle est dure, même lorsqu'elle est difficile à affronter, la réalité est la seule base solide possible. Evidemment, il ne faut pas mépriser les rêves et la force qu'ils peuvent avoir pour modifier la réalité. Mais… La réalité avant tout.

Et pour bien maîtriser la réalité (pour assurer au mieux sa survie), il faut changer l'information :

Idée fixe = survie et la transformer en :

Idée fixe = danger car le monde change tout le temps et avoir une idée fixe dans un monde qui bouge, c'est se retrouver en décalage. Et un décalage par rapport à la réalité représente un danger important. Lorsque la personne prend conscience que l'idée fixe est un danger et qu'elle n'a pas de raison d'être mise en danger (pas de notion de culpabilité ou de "trompe la mort" par ennui, etc.), alors l'idée fixe n'est plus un refuge et l'idée fixe cesse d'exister.

Ne plus avoir peur de découvrir le monde (pas pour fuir mais pour apprendre), et oser affronter ses peurs, les relativiser, communiquer.