JOUET or not JOUET

 

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19/07/2013

 

captflam :
Je ne veux plus être la mère de ma mère . Ma mère a été orpheline à quatorze ans .
Lorsque je suis né ;elle m'as violé et castré en me "retenant" quinze jours de plus en elle . j'ai 55 ans et je n'ai jamais pu avoir la moindre vie affective et sexuelle .
J'ai quant même pu réaliser de belles choses dans ma vie que je pense avoir réussie . Mais là je suis au bout du chemin et de mes libertés il ne me reste que "l'ULTIME".
Suis-je fou ?

La folie est caractérisée par le décalage entre la réalité du monde et la vérité que se construit le cerveau.
Plus il y a de décalage, plus il y a « maladie ».

Dans votre phrase :
. Lorsque je suis né ;elle m'as violé et castré en me "retenant" quinze jours de plus en elle . il y a assurément un décalage.
Le viol se caractérise par une pénétration ou un acte sexuel non consentie.
Une naissance n’est pas un viol. 15 jours de plus de gestation n’est pas un problème biologique ni humain.
Par contre, certaines personnes peuvent focaliser sur « le symbole » possessif. Mais vu que la volonté humaine ne fait pas tout (loin de là) dans la date de naissance, même une mère « possessive » peut « éjecter l’enfant » de manière précoce et cet acte peut être interprété comme « mère voulant profiter de son enfant plus tôt, voulant « jouer avec » plus tôt, de manière possessive, comme un enfant qui n’attend pas le 25 décembre pour ouvrir ses cadeaux.

J’attire ainsi votre attention sur les manipulations faites par les interprétations. Avec deux actes opposés (enfant né avant terme, enfant né après terme), les mêmes conclusions peuvent être tirées. Ces interprétations ne sont pas de la psychologie, mais de la philosophie : si on a envie de voir telle ou telle chose symbolique, tout et son contraire est possible ! A chacun de se créer son enfer ou son paradis avec exactement les mêmes éléments.

Pour « l’ULTIME », je suppose (peut-être à tord) que vous parlez de la mort.
Qu’elle soit « pour votre agresseur » ou « pour vous », ceci n’est pas la seule voie possible pour vous sentir mieux.

  • Dans un premier temps, il serait peut être bon de « comprendre » (comprendre ne veut pas dire accepter) les valeurs dominantes de votre mère possessive, (vous avez évoqué la piste de SA peur de l’abandon lié à son état d’orpheline à 14 ans mais d’autres éléments peuvent permettre de comprendre ses valeurs dominantes, « sa psychologie ») mais vu son âge probablement avancé, il sera dur de lui faire comprendre que la « possession » ne fait pas une vie harmonieuse. L’harmonie réelle est dans la compréhension des choses qui nous entourent, des chaînes de causes et d’effets, et de la place que l’on veut se donner dans ces enchaînements de causes et d’effets de l’univers / si on se croit le maître de l’univers, on se leurre, si on se croit égal à zéro voir négatif, on se leurre également. Si une personne a eu comme repère « d’avoir un jouet » ou « d’être un jouet », ce n’est pas facile de changer ces paramètres, mais c’est parfaitement possible.
    Progressivement, comme pour un enfant qui apprend à prêter ses jouets, de passer à autre chose. Vous n’êtes pas un jouet, vous êtes un individu avec son histoire, et demain reste un jour à écrire, quel que soit son stylo.

  • Dans un second temps, vous n’avez pas la « responsabilité » de votre mère car vous n’avez pas demandé cette situation. Si c’est trop dur pour vous, personne ne peut vous en blâmer. Accepter ses « faiblesses » n’est pas un drame, c’est au contraire se placer correctement dans le monde, et non suivant une « image » qui n’a rien de réelle.
    Vous ne décevrez pas votre mère en n’étant plus son esclave : son ego lui a fait croire qu’elle devait être le centre de votre monde (moyen de défense classique de l’ego humain lorsqu’il a peur d’être abandonné / solution préférable : raisonner sa peur de l’abandon), mais en étant fort, indépendant, vous êtes respectable.
    Quelqu’un de respectable de déçoit personne.
    Une mère ou un père n’est pas « un dieu ». Ce ne sont que des humains qui se trompent eux aussi.

Vous pouvez « faire du mieux que vous pouvez » selon vos moyens.
C’est respectable.
Et si vous avez besoin d’aide, vous en trouverez en frappant aux bonnes portes. Frapper aux bonnes portes n’est pas toujours évident, (ça peut être épuisant) mais ça reste possible.
Je n'oublie pas vos mots
je suis au bout du chemin
et de mes libertés. J'espère que vous ne confondez pas "bout du chemin" et "à bout de forces".
Si vous êtes à bout de force, avant toute action ou décision, mettez vous en situation de prendre des forces physiques et mentales (bon sommeil, bonne alimentation équilibrée).
Si vous pensez être dans une impasse, il n'y a pas de honte à tourner le dos au cul de sac et à s'ouvrir de nouvelles possibilité. N'oubliez pas que "quel que soit son stylo, c'est à chacun d'écrire son chemin".

Espérant que certains mots vous aient parlé et permettent que vous trouviez une solution sans « ultime », si vous avez une question plus précise, n’hésitez pas.

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