Les comportements :
être "mauvais" après avoir aimé.

 

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29/01/2008

mago : pourquoi un garçon devient mauvais après avoir aimé ?

Bonjour, Votre question est trop courte (pas assez de détails) pour répondre avec précision. Je vais essayer de décrire un panel de possibilités :
précisions :

1 - vous parlez d'un garçon mais cette situation peut être également créée par une fille. (ce n'est pas une question de sexe).

2 - la violence (la méchanceté) est une réaction face à quelque chose qui menace gravement notre survie. Du moins on a "l'impression" que ça nous menace gravement (à tord ou à raison). (Voir échelle des sentiements.)

3 - dans une relation amoureuse, le besoin d'harmonie total est tel, que souvent on s'aveugle (on oublie de prendre en compte des paramètres.) Exemple : oublier le fait que l'autre a des besoins bien à lui (bien à elle), que parfois également, on ne fait pas attention à telle ou telle chose parce que notre échelle de valeurs n'accorde pas trop d'importance à ces choses, alors que pour l'autre, (qui a une échelle de valeurs différente) c'est capital.

Pour comprendre l'autre, il faut se mettre à la place de l'autre c'est à dire "prendre ses valeurs comme référence aux raisonnements".

Concrètement face au cas que vous présentez :

Une personne peut être "méchante" après avoir aimé, parce que la rupture (décidée par lui) est finalement une erreur, donc il s'en veut de l'existence passée, et plutôt qu'accepter l'effort du deuil d'un amour (qui impose de se remettre en cause) ou d'admettre qu'il a pu se tromper, il est plus facile à certaines personnes de faire reposer la responsabilité sur l'autre. (sa survie lui semble alors mieux assurée ainsi).

Si la rupture est décidé par "elle" (l'autre), la situation est liée à un sentiment d'injustice
(si l'autre n'a pas eu droit à des "explications convaincantes", alors le "puzzle" que forme l'ensemble des éléments en présence, est totalement chaotique (voir schéma du traumatisme). Un puzzle en chaos, cela menace notre survie, d'où réaction violente. La solution est de dire la réalité dans sa globalité, d'expliquer son échelle de valeurs à l'autre (en relativisant tout de même le fait que "personne n'est le centre du monde", quand c'est le cas, c'est parce qu'on veut délibérément que cette personne soit le centre du monde.)

Une autre cause possible est plus profonde : certaines personnes ont du mal à supporter le bonheur et la plénitude. Soit parce qu'elles assimilent la plénitude à une sorte de "mort", d'inexistence de sa personne ; soit parce que dans leur passé elles ont été confrontées à de la violence, du mépris, du "rien" et faute d'habitude, le sentiment amoureux devient pour elles "nocif" car elles manquent de repères, ne savent plus quoi faire, avancent en terrain inconnu et tout cela forme un " gros danger " pour elles. La solution de "survie" à ce moment présent devient donc paradoxal : elles doivent casser ce bonheur pour ne plus avoir l'impression d'être en danger. L'échec et la souffrance leur paraît être une situation plus "normale" assurant mieux leur survie (dans leur échelle de valeurs).

J'espère avoir pu vous donner quelques pistes de réflexion, si vous avez des éléments plus précis, n'hésitez pas à les reposer sur ce forum.
Quoi qu'il en soit, toutes les solutions constructives reposent sur le dialogue et les capacités mutuelles à se mettre à la place de l'autre (en prenant en considérations l'échelle de valeurs de l'autre). Bonne continuation.