L'intérêt du
replis hors réalité
(à court terme)

 

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01/03/2016

 

Guillaume : Bonjour, depuis une dizaine d'années, je me trouve dans un état second. tout me parait étrange, comme dans un rêve.

Je fais de très grosses crises d'angoisses et je souffre de phobie sociale suite a un rejet brutal de la totalité de mes amis suite a un échec scolaire me laissant penser que j'étais un personnage débile.
perte totale de la parole et évitement de mes hobbies par peur de déranger ou de paraitre bizarre aux yeux des autres. je n'arrive pas a travailler, car je suis bloqué dans mes pensées, rêveur, dans la lune, absent. je suis constamment en train de me remettre en question sur le pourquoi ces gens m'ont ils tous rejeté ?
je ne parviens pas a faire le deuil et me sent déconnecté de la réalité, comme si je rejetais la réalité ou comme si je me rejetais moi même ou que j'étais dans le déni d'exister.

je ne sais plus comment faire pour sortir de cet état second où ma conscience de la réalité ainsi que de mon corps sont profondément altéré. thérapies et autres je ne parviens pas a me libérer .

 

Bonjour,
il est très difficile d'établir une photo d'une situation sans avoir quelques détails, comme par exemple le moment de votre vie où « la totalité de vos amis » vous ont « rejeté ».

Est-ce vraiment un échec scolaire qui en est la cause ?

Vos amis ne se limitaient pas à votre sphère scolaire, donc... que s'est-il réellement passé ?
Je ne cherche pas à vous forcer à revivre une situation désagréable, mais à retisser des causes et des effets, sans aucun jugement de valeur.
Pour info (mais je dis ça d'une manière générale), un humain pense que les autres le prennent pour un débile, non pas parce qu'il est réellement débile, mais pour créer une « cause » à un effet. Votre cerveau a besoin de logique, et n'ayant pas compris un événement, il a trouvé cette solution que de se dire « si j'en suis là, c'est que « je ne suis pas bien » ».
Mais cette cause semble artificielle.
Quelle est la réelle cause ?

- Perte de la parole : quand on se sent trop en danger en parlant, c'est « logique » de ne pas parler.
- Ne pas jouir de ses hobbies : logique quand on a peur d'exister ou d'avoir le sentiment de ne pas mériter d'exister. (voir parallèle avec le raisonnement liée à l'anorexie de « je ne mérite pas le plaisir ».)
- Ne pas arriver à travailler : votre cerveau est bloqué sur l'illogisme qu'il n'a pas compris.
- Rêveur, dans la lune, absent... Idem.

Votre cerveau a pris la décision que la réalité était nocive, donc il se réfugie ailleurs. Logique.

Pour « en sortir », peut-être faut-il aller parler à ces anciens amis et « oser affronter :
soit l'erreur d'interprétation que vous avez commise,
soit la bêtise des humains ».

Dédramatisons.

Car « les autres » n'ont pas forcément raison d'agir comme ils agissent. Généralement on se fait facilement des idées lorsqu'on s'enferme en soi, et c'est un cercle vicieux :
comme on a peur de prendre le risque de s'exposer, on continue à cogiter en soi et à s'auto-convaincre de choses pas forcément en phase avec la réalité, et plus on fuit la réalité, plus on a peur de s'exposer.

Quoi qu'il en soit, courage, ayez confiance en votre cerveau. Il agit pour votre bien, mais parfois il faut lui « dégager de l'espace », aller voir ce qui se passe plus loin que ses certitudes et ses habitudes « rassurantes ».
Si vous avez envie de creuser les questions, n'hésitez pas