Mille questions / rires perturbants et perturbés

 

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19/042015

 

lili : Bonjour,

Voilà, parfois lorsque je suis avec mes proches ou des amies ou autres et que nous commençons à discuter je me pose mille et une questions, je n'écoute qu'à moitié et le stress m'envahit surtout au moment où il faut rire je sens un mal aise et je suis crispée et mon rire est au début franc et sincère mais il se transforme en rire jaune j'essaye constamment de couper la parole par peur de la tournure de l'histoire qu'on me raconte ou autre parfois je me pose aucune question et tout vas bien mais dès que je commence à stresser et à me poser mille question je rigole pour rien et cela se sent je suis si mal à l'aise que j'ai l'impression que je vais pleurer .... ce genre de situation se passe plus avec des personnes autres que ma famille et je ne comprends pas du coup j'ai peur de pas me contrôler et j'appréhende lorsqu'on vient me parler... lorsqu'il s'agit de discution sérieuse tout vas plutot bien mais des qu'il s'agit de discution ou il faut rire etc... j'ai du mal et je sens que je ne suis plus moi même (on pourrait même croire que je suis fausse) je me pose tellement de question que je n'ecoutes plus, tout me semble confus dans ma tête et le fait qu'une personne me fixe me rend plus mal mon visage se décompose il passe du sourire au rire au sourire à une envie de pleurer j'ai du mal a me contrôler ... si vous pouviez m'expliquer d'où vient le soucis cela m'aiderait beaucoup.

Merci

 

Bonjour,

Apparemment, le poids social (la place qu'on occupe dans la société, (avec les autres)) vous pose problème. (votre place dans la famille semble poser un peu moins problème).

Les « milles questions » ressemblent à quoi ?
Est-ce du genre « qu'est-ce qu'ils pensent de moi ?
Est-ce que j'ai mis les bons vêtements ? »
ou autre chose ?

Se poser toutes ces questions et ne « pas rire quand il faut » est tout est à fait « normal » dans le sens où, le rire est une « réaction réflexe », inconsciente, or, quelque part, vous ne laissez pas votre cerveau avoir le temps d'être « inconscient ». (vous l'occupez par mille questions).
La mécanique du rire ne peut pas se mette en place.
C'est tout à fait normal, ne vous inquiétez pas.

Pour les phases où vous riez "pour un rien", si vous avez eu le temps de regarder la vidéos sur le rire, peut-être avez-vous repéré tous ces moments de "peur relative" qui entourrent les moments où vous riez. Là encore, cette peur relative est normale (la mécanique du rire concerne tout le monde). Mais l'intérêt de connaître cette mécanique, c'est d'arriver à comprendre "ce qui vous fait un peu peur" dans ces moments là. Une fois ces peurs identifiées, commence le travail de "relativisation".

Exemple : si quelqu'un que j'aime me parle, j'ai tendance à rire pour un rien car le paramètre "séduction" entre en jeu et deux peurs se mélangent alors : la peur que celui que j'aime me déçoive, et la peur de décevoir l'autre en ne le comprenant pas.
Le désir d'harmonie étant si fort, que le "risque" de ne pas être en harmonie, génère le "rire facile".
(et le danger est "peu élevé" car ce ne sont que des mots).

Si les éléments d'analyse précédents sont justes, le problème revient donc à savoir pourquoi vous focalisez sur « votre place dans la société », focalisation qui génère plein de questions à votre cerveau, qui finit par saturer, angoisser, perdre pied.

Je vous rassure, votre cerveau et sa façon d'agir n'est pas le problème. Le problème est de mettre la main (identifier) sur les informations présentes dans votre cerveau (venant de votre vécu) qui font que vous avez du mal à trouver votre place et à rester « cool ».

Reformulé autrement :
qu'est-ce qui vous empêche d'être zen en présence d'un groupe ?
Quel est « le nom », de l'oeil (métaphore) qui vous observe et vous juge ?

La vie, c'est un équilibre. Le regard des autres, c'est important, car nous vivons en groupes, mais si le regard des autres est plus important que tout, alors l'équilibre est rompu. Surtout que l'imaginaire aidant, on croit des tas de choses, fausses. On croit que la personne en face pense telle ou telle chose de soi, or ce n'est pas la cas. Et quant bien même elle le penserait, libre à elle de penser ce qu'elle veut ! On s'en fout un peu ! (voir beaucoup - car il faut relativiser)

Exemple : Ce n'est pas parce que quelqu'un vous traite d'idiot que vous l'êtes réellement.
La personne a exprimé son point de vue, c'est tout.

Inutile de dramatiser votre problème : trouver sa place dans la société n'a jamais été évident, depuis la nuit des temps. Alors sur cette question, soyez un peu indulgente avec vous-même.

Soyez avant tout vous même, sans chercher à ressembler à tel ou tel modèle, surtout si ce modèle vient de la société commerciale (qui pousse à acheter tel ou tel objet pour soi-disant être « bien »). La société commerciale n'a que faire de votre équilibre, de votre bien être. Elle veut seulement « vendre ». L'humain n'est pas un objet.

Si vous avez le temps, le livre "la gestion des paradoxes" est accessible gratuitement et peut peut-être vous aider à trouver un équilibre dans les moments que vous décriez.

En espérant vous avoir aidé.
Si vous pensez que des choses sont inexactes ou si vous avez besoin de précisions, n'hésitez pas à l'écrire.