Les comportements liés
à la schizophrénie :

 

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02/09/2007

Rys : Comment le survisme explique-t-il la schizophrénie ?

Bonjour,
La schizophrénie semble avoir comme cause un dérèglement chimique du cerveau (dérèglement lié à la génétique ou à la présence de substances déréglant cette chimie). Comme le survisme ne s'occupe que du traitement de l'information par le cerveau, si la " machine cerveau " ne fonctionne pas correctement, le traitement de l'information peut être totalement anarchique…
Je me suis permis de revoir une définition de schizophrénie :

schizophrénie [skizfReni] n. f. PSYCHIAT Psychose caractérisée par une dissociation des différentes fonctions psychiques et mentales, accompagnée d'une perte de contact avec la réalité et d'un repli sur soi (autisme). voir article documentaire © Hachette Multimédia / Hachette Livre, 1999

Comme on peut le lire, la définition est très "large" et qualifier une personne de schizophrène simplement parce qu'elle a une "perte de contact avec la réalité"… Aussi, il serait bon d'avoir plus d'informations sur le type de schizophrénie pour pouvoir vous répondre. Par exemple, dans le cas de certains autistes, il arrive qu'ils soient très violent avec eux-même, tapant du pied contre les murs, etc. La réaction simpliste est de croire qu'ils "font un caprice d'enfant". Mais dans la réalité, une personne qui a la sensation de ne pas faire ce qu'il faut, tout en étant prisonnière d'elle-même et de ses actes, consciente de "ne pas être normal à 100 %", a tendance à s'en vouloir. Haïr sa personne. Et sa survie passe par une forme d'automutilation, un peu suivant la mécanique qui mène à l'anorexie : "je me sens coupable, or les coupables doivent être punis, donc je me punis".

Cet exemple montre que même lorsque la chimie du cerveau empêche son bon fonctionnement (pouvoir communiquer librement avec le monde extérieur), le principe de "survie" est présent. Il en va de même avec certaines hallucinations. On peut remarquer que le cerveau a souvent "besoin de voir" certaines choses, besoin de recréer des chaînes de causes et d'effets compréhensibles. Et parfois ces hallucinations ont des symboliques très fortes. Mais il n'y a pas de "livre des hallucinations" permettant de dire "ceci correspond à cela".

Si vous êtes concerné (directement ou indirectement) par ce problème, essayez de vous demandez en quoi telle ou telle hallucination assurerait votre survie, car de prime abord, on aurait plutôt tendance à croire le contraire.

Hallucination = désir, peur, besoin de maîtriser, etc. ?

Un peu à la manière des rêves, sauf que la puissance de l'imaginaire est démultipliée dans la schizophrénie, au point de ne plus savoir où est la réalité. Quand une certaine réalité n'assure pas notre survie, on peut en générer une autre… Quoi qu'il en soit, même lorsque la chimie du cerveau est atteinte, c'est une machine qui essaye de créer ou recréer des chaînes de causes et d'effets.
Bien sûr, l'hallucination d'un individu peut être dangereuse pour son rapport avec les autres individus (ou pour lui-même), mais il faut essayer de voir notre cerveau autrement que comme un "ennemi" lorsqu'il génère des hallucinations.

(Mais ne pas oublier le paramètre "purement chimique" par exemple lié à des glandes qui ne produisent pas ce qu'il faut quand il faut).

09/09/2007

(extrait) tr___ia : Dites moi ce que je pourrais faire en cas d autre sourire nerveux de la sorte .Dois je les exprimer ? n est ce pas de la schizophrénie ? un schizo sourit pendant un évènement malheureux m a ton dit. Je me suis crue schizo mais ma psy dit non... c est dure à comprendre...c est quoi la différence alors entre le sourire d un schizophrene et mon sourire qui semble venir d une nervosité ?

La famille de la schizophrénie est grande comme je l'ai déjà dit et peu importe l'étiquette, l'important est de comprendre. Il faut savoir que des gens sourient quand ils voient des gens tristes, parce que c'est pour eux une sorte d'harmonie entre leur malheur intérieur et le malheur qu'ils voient. Mais c'est un sourire profond qui veut dire : "je me sens bien parce que vous ressentez la même chose que moi et j'en suis heureux". C'est évidemment un "décalage" (d'où maladie psychologique) mais ce ne sont pas " des diables " ou des gens méchants : ce sont des gens qui souffrent. Et qui sait, peut-être ce sourire est alors comme un appel à la communication, "entre personnes qui souffrent" ?

Je ne sais pas à quoi ressemble votre sourire (ou rire ?) ni si les éléments que je viens de citer vous touchent, mais quoi qu'il en soit, et même si ça vous rassure, ne vous jugez pas trop vite ! Prenez le temps de comprendre les émotions que vous ressentez.

10/09/2007

tr___ia :
Rebonsoir (…/…) voilà, vous m'avez demander de dire ce que je ressentais alors je vais vous dire : la honte et la peur
Premièrement, c'est pour parler d'une phrase "je me sens bien parceque vous ressentez la même chose que moi je suis bien et j en suis heureux"

(Je reprécise que c'est une impression d'harmonie (harmonie relative) et non une réjouissance réelle du malheur des autres)

Là je me souvient , d'une ancienne connaissance, elle me parlait d'une rupture de son copain et j ai eu ce mecanisme c est vrai ! Comme un "bien fait" mais bon je sais pas trop quoi en pensé... j ai eu une pensée shizofrenique ? Alors là j ai peur... ma survie est menacée.

Evitez de vous faire peur avec des mots comme schizophrène. L'important c'est de comprendre quelles sont les informations qui vous ont amenées à la conclusion " bien fait !".
Ces informations semblent se résumer à "ce n'est pas juste".
Dans votre cas, vous semblez "privée d'amour pour une raison incompréhensible", et une partie de votre cerveau qui cherche les causes et les effets, ne peut pas supporter de ne pas comprendre, alors il a trouvé une cause "possible" ("possible" ne veut pas dire réelle ! Attention !).
Cette cause ? "je suis schizophrène".
Et la peur que vous exprimez dans les phrases suivantes, semblent le confirmer.

De plus j'ai pas dis que les shizofrenes sont des diables! J ai mon ex comme ça et je suis maintenant son amie ! En fait pour moi "être shizofrene" , c est la fin du monde! Plus de survie , je me voit seule, sans amis et sans amour véritable des autres... Les gens me fuiyeront! Mon ex (et je sais que c'est mal), en fait, je le fréquente pas en tant qu'ami mais plutot par pitier (donc je l aime pas, n est-ce-pas ?); tous ça parceque moi je ne supporterai pas être seule... Et là , je culpabilise(honte) sur cette fausse sincérité parceque, lui il croit que je l'apprécie (mais en fait c est de la pitié que je ressens) Et le pire , lui quand il m' a posé " tu crois que je vais me marier et fondre une famille un jour " ça m'a chamboulé et je ne savais pas quoi répondre, parce que là , il était bien conscient que sa maladie est un handicape à sa survie.

On a tous des handicaps et ça n'empêche pas de trouver le bonheur, même si c'est plus facile à dire qu'à faire, ça reste une réalité : le bonheur est pour tous. A nous de trouver chacun notre philosophie de vie adéquat.

Enfin voilà , pourquoi j'angoisse tourjours sur "suis je shizofrene ou folle " pke ça me fait penser à la solitude... pensez vous que la plupart des gens dans notre monde prennent du plaisir à rester avec des personnes à dure probleme psychologique comme une psychose... et bien non parceque ça ne rapporte rien de les fréquenter et si un jours j' ai cette maladie en moi , je préfère en finir avec ma vie !

Une maladie ne "rapporte rien" et n'est pas volontaire. (je sais que vous n'avez pas voulu dire ça, mais je le précise tout de même). L'important pour les patients ou les personnes qui vivent avec, c'est d' en connaître les symptômes, de comprendre les mécanismes qui amènent à ces maladies psychologiques, et d'arriver à (se) soigner ou de faire en sorte que "les choses soient vivables".

Je pense que même vous (peut être), vous ne sentiriez aucune utlité à fonder une famille avec une personne spychotique ou encore être amis avec ? Je génèralise pas mais beaucoup , beaucoup, ont cette manière d'agir ... ils fuient les psychotiques car les psychotiques apportent pas grand chose !

Parfois, le "peu" est l'essentiel à certaines personnes, le tout est de se donner les moyens pour rencontrer ces bonnes personnes, communiquer, rencontrer, etc.

Je dois éviter à tout prix de devenir shizofrene ou une autre forme de psyhcose ! C' est ma survie ! Mais en aucun cas, je pense d eux qu'ils sont des "diables", ils souffrent ça j'en suis bien convaincu...

/ En relisant tout ceci, je me pose la question : vous sentez-vous coupable d'être impuissante face à cette maladie ?
Si c'est le cas, il est bon de se rappeler de temps en temps que l'on est pas " tout puissant " et que nous ne portons pas le monde sur notre dos tel ATLAS. S'il souffre, l'important c'est de l'aider à se soigner, mais si la maladie a rendu impossible une vie de couple, c'est inutile de se torturer en culpabilité. Si vous vous sentez forte, aidez le, recherchez ou aidez le à rechercher des solutions pour se soigner, mais le personnel soignant est formé pour ne pas "couler" face aux pathologies, vous, vous n'avez pas reçu cette formation. Inutile de se torturer en culpabilité.
L'important c'est de rester positif, constructif :o)

17/09/2007 04:53

Rys :

Et je ne suis pas forcément d'accord avec la forme ,et certains points evoqués.. En ce qui concerne la schizophrénie ,quand on entend des voix qui vous insulte ,vous disent de tuer tlmonde et vous meme par exemple ?

Insulte : rappel de brimade du passé ? (ce rappel sert à recréer un environnement connu, ce qui est une facteur de survie mieux assurée.) Conscience qui n'accepte pas un état de fait présent ? (acceptation refusée car n'assurant pas sa survie ?)

Tuer tout le monde : là, c'est plus facile : manque total d'harmonie + frustration totale au niveau communication (d'où impression d'impossibilité de construire de l'harmonie entre les êtres). Le plus "accessible" semble donc de détruire tous les éléments qui nous menacent : " les autres ".

Vous même : voir les différentes pages. En espérant que "ça vous parle".

Ou meme quand ces voix ne disent pas grand chose d'interessant...lol ou se trouve la survie?

Où commence l'intéressant quand un conscient lutte contre un inconscient et inversement ?

il est très facile de voir en une schizophrénie paranoide une sorte de mode de survie ,puisque l'individu recrée la réalité qu'il a perdu ,ce n'est pas nouveau.
Mais dans les formes déficitaires et autistiques ,je ne vois pas ,c'est vraiment l'inverse .Mais le cerveau ne fonctionne plus correctement j'imagine...

Oui, d'une part le cerveau ne fonctionne pas correctement, mais je précise qu'il y a trop de formes d'autisme pour "résumer" sans se tromper. Alors dans l'exemple que j'ai pris, j'ai bien précisé que ce n'était qu'un cas parmi d'autres.

je ne suis pas d'accord avec le rapport fait avec la culpabilité ,je trouve que c'est une généralisation que de ramener tout comportement humain a cela ,

Heureusement, je ne fais pas partie des gens disent une pareille chose. Il ne faudrait pas confondre "survisme" et "catholicisme". Le but du survisme est de comprendre et non de juger.

je pense l'anorexie plus complexe ,que cela ,et qu'elle peut exprimer bien d'autre choses que de la culpabilité.

Tous les détails sont ici. Beaucoup de choses se greffent sur cette forme de TCA, mais sans l'impression (abusive) de culpabilité, pas d'anorexie. Si vous connaissez un cas contraire, n'hésitez pas, ça m'intéresse de le connaître.

Quand a l'autisme je trouve encore plus ...hors sujet...haine ,ou plutot destructivité diffuse ,un cas d'autisme aussi enfermé en lui meme que l'exemple que vs avez prit n'aurait pas pu acceder a des concepts tel que la culpabilité..

"Se sentir coupable" est un concept qui est présent très rapidement dans le cerveau humain. Chez un enfant d'un an, avoir " franchi la ligne de ce qu'on doit faire " est parfaitement compréhensible. Et dans pareil cas, le comportement de l'enfant, change (il n'est plus à l'aise). Même si son apprentissage fait qu'il " joue " à tester les limites, lorsque l'adulte le réprimande, l'enfant a peur de perdre l'amour de l'adulte. Est-ce que la notion de culpabilité existe sans cette peur de perdre ? Je ne pense pas. En tous cas, elle se forme au fil du temps, n'apparaît pas " comme ça " du jour au lendemain, mais elle commence tôt.

Dans la schizophrénie, cette notion est fortement amoindrie car la mentalité de la personne ressemble à celle du "bébé roi" qui a tout les droits et où seul compte le mal qu'elle ressent, qu'on lui fait.

Mais cette apparente "disparition" du sentiment de culpabilité, est à mon avis une hypocrisie. Ce sentiment est fortement amoindri mais n'a pas disparu. Un simple "œil pour œil, dent pour dent" permet à la conscience de cette individu, d'évoluer. Soit vers encore plus de violence (car son sentiment d'injustice est encore plus fort), soit vers une empathie plus forte (uniquement lorsque la relation d'informations "toi = l'autre" a été prouvée à cette personne).

Et si "avoir peur de perdre" fait parti du sentiment de culpabilité, est-ce qu'une personne schizophrène n'aurait finalement pas l'impression qu'elle peut perdre quelque chose (soit parce qu'elle se sent toute puissante (bébé roi), soit parce qu'elle a le sentiment d'avoir déjà tout perdu (donc rien à perdre)) ?

Bien que l'automutilation ou des comportements destructeur en ce cas sont bien souvent pour éprouver son existence , puisque ayant perdu le lien aux choses.

Ayant perdu "certains liens", pas tous, sinon il n'y aurait aucun intérêt à utiliser cette relation causes à effets. Ceci est donc preuve d'une conscience.

bye!vous avez pas mal de questions en ce moment!

Oui, d'ailleurs (et sans que cela soit dit négativement), il serait bon que les lecteurs de ce site prennent le temps de réfléchir tranquillement, car contrairement à une religion ou à un dogme le survisme est fait pour comprendre par soi-même et non pour " suivre l'avis de…" :o)

Que cette remarque n'empêche pas de poser des questions quand on a l'impression d'être dans une impasse.

Suite de la conversation ici.