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07/05/2011 Léanas :
Bonjour, j'ai lu votre rubrique "suicide" et je pense me situer
dans le facteur "plaisir impossible". Bonjour, Votre problématique semble
autant de l’ordre psychologique que philosophique. Psycho : j'ai
lu votre rubrique "suicide" et je pense me situer dans le facteur "plaisir
impossible Philo : J'ai toujours été préoccupée par les raisons de l'existence Et quelles sont les raisons
que vous avez trouvé ? En avez-vous trouvé ? Quel est le sens de la vie,
est une question que l’humanité se pose depuis fort longtemps, et à chaque
nouvelle naissance, l’humain nouveau finit par se poser plus ou moins
consciemment cette question. Si vous manquez d’idées à ce sujet, je vous
invite à parcourir le livre
ici (téléchargement gratuit). Avant tout, est-ce que vous
dormez au moins 8 heures par nuit ? (le cerveau a besoin de cela pour
s’équilibrer, lorsqu’il manque de sommeil, il a tendance à devenir paranoïaque
ou anxieux). Sans oublier que lorsqu’on est déjà anxieux, c’est difficile
de bien dormir… Et c’est le cercle vicieux. philo : est-ce que le sens de la vie c’est « toucher le paradis » puis disparaître ? psycho : l’information « bonheur » est à vos yeux le sommet d’une montagne. Mais qu’est-ce que le bonheur
? Certaines personnes peuvent voir du « bonheur » dans toutes choses qui
nous entoure, est-ce votre cas ? Etes vous à l’aise dans le
bonheur ? Phrase provocatrice, mais bien souvent, certaines personnes
se fixent un but impossible parce qu’elles se sentent plus à l’aise dans
l’échec que dans « le bien être ». Mais ça n’est en fait qu’une question
de « limites ». Quand on est habitué à un environnement (environnement
= limites), on finit par s’y plaire plus que dans un autre. On rêve toujours
d’un bonheur, d’un état de bien être, mais on le met à une place inaccessible
pour protéger ce paradis, cette notion. Sauf que, sans s’en rendre
compte, au fil du temps, on vit « à côté de ses pompes ». On vit SANS
ce bonheur. On finit par déprimer, par avoir un sentiment d’usure, et
au lieu de penser « chaque jour est une nouvelle chance de faire des choses
positives », on pense « pfuuu, encore un autre jour à vivre, à supporter,
à endurer, à attendre… » « Méritez-vous le bonheur ?
» peut également être une phrase clé parce que liée à un sentiment de
culpabilité. Avez-vous vécu un événement négatif dont vous vous sentez
responsable ? Si la réponse est « je me sens responsable d’un événement
négatif dans ma vie » alors il faudra s’occuper de cette « responsabilité
» et la remettre en cause, mettre
de la relativité, etc. C’est un point important à discuter avec un psychologue.
Bien souvent, notre ego nous
dit « tu étais là, donc tu aurais pu faire quelque chose », seulement
voilà, notre ego nous fait souvent croire qu’on est le centre du monde,
et nous fait oublier que souvent, nous ne sommes là que par hasard, que
nous n’avons pas « tous les pouvoirs », etc. ".../...
Que l'on m'a donné le bonheur" Qu’est-ce que le monde ? Lorsqu’on regarde le monde très précisément, chaque petit élément qui le compose est pur. Et lorsqu’on regarde le monde de très loin, on ne voit qu’un agglomérat de choses disparates, un agglomérat impur. Alors à quelle échelle doit on se placer pour mieux voir le monde ? Le voir tel qu’il est réellement ? ".../...
et que je dois maintenant partir,
que je devrais laisser ma place à quelqu'un d'autre" ".../...
et que jamais rien d'autre ne sera mieux que ce j'ai vécu." Beaucoup de questionnements… Mais les réponses existent et sont à votre portée, prenez le temps de relativiser, de réfléchir, de communiquer. |
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