comment aborder la
"Surdouance" ?

 

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09/06/2008

Tyble : Que pensez-vous de l'idée de "surdouance" ?

Mot à la mode pour faire semblant de s'occuper du gâchis intellectuel organisé sciemment par des structures qui n'aiment pas être dépassées.

Voici ce qui me vient de prime abord. Pour le reste, le sujet est trop vaste. Alors survolons :

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Les génies n'existent que dans les contes de fées, et nous ne vivons pas dans un conte de fées.

Nous sommes tous égaux de droits et d'obligations, mais pas de capacités.

Certains comprennent plus vite et plus juste que la majorité humaine, mais chaque humain a-t-il eu dès ses premiers jours tous les moyens à sa disposition pour comprendre vite et juste ? Probablement pas.

Certains humains sont-ils surdoués ou est-ce le reste de la société qui est tristement ignorante et se complait dans cette ignorance ? Qualifier certains de "surdoué" est un bon prétexte pour ne pas avoir à faire d'effort, se contenter de "la moyenne".
Mais la vie est-elle un concours de "celui qui connaîtra le mieux l'encyclopédie ?"

Les grandes capacités à comprendre, retenir, etc. n'aident pas forcément à mieux vivre. Il est dans l'ordre logique d'accumuler les connaissances car cela permet d'augmenter notre capacité à survivre, que ce soit à l'échelle de l'individu ou à l'échelle de la société. Mais encore faut-il savoir quoi faire de ces (ses) connaissances et de ses capacités quelles qu'elles soient.
Là commence la philosophie, le "pourquoi j'existe" et le "que dois-je faire de ma vie". Et ce problème se pose à chacun, qu'il soit "surdoué" ou "normal" ou "avec difficultés", qu'il soit homme, femme, de couleur rose, marron, etc.

Etre doué ouvre souvent plus de porte, mais quel que soit le nombre de portes que l'on a devant nous, il faut faire des choix, prendre des risques plus ou moins grands.

Et pour revenir à "l'idée de surdouance", j'espère que ceux qui s'en occupent n'oublieront pas la partie "philosophie" ou "art de vivre et mourir" ou " échelle de valeurs que chacun doit pouvoir établir librement ".

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Je termine par une phrase qui en général touche les "victimes" de surdouance :
"la conscience n'apporte souvent que la frustration de notre impuissance".

Mais, si nous sommes impuissants à changer certaines choses, comment être sûr que nous en sommes réellement pleinement conscient ? N'y a-t-il pas une porte oubliée ? Quelques éléments que l'on n'a pas pris en compte correctement ? N'a-t-on pas besoin de l'avis et des ressources de l'autre ?
"Conscience" est un mot qui prend toute sa valeur lorsqu'il qualifie les capacités d'une somme d'individus. Lorsqu'il se limite à un individu, il qualifie un ego probablement en manque de relativité.

Si vous avez une question plus précise… n'hésitez pas.

10/06/2008

Tyble : Bonjour.
Merci de la réponse précédente.
Que pensez-vous de l'idée d'inhibition intellectuelle et du syndrome de l'albatros ?
Au revoir

Le problème est simple :

Un cerveau qui a des capacités importantes mais qui, lorsqu'il les exploite pleinement n'obtient pas "une survie assurée", a logiquement envie de se brider.
Dans son cerveau, on a les informations suivantes :
"capacités importantes = danger pour ma survie" (survie sociale non assurée, bonheur intérieur non trouvé, etc)

Solution pour survivre ?

" changer son monde ".

1 - si l'environnement extérieur de cette personne n'est pas porteur (famille écrasante ou école ennuyeuse etc.) la solution est de changer d'environnement (car cette personne n'est pas "seule" au monde a avoir des capacités et à avoir rencontré des problèmes, les solutions existent).
(facile à dire, plus difficile à mettre en place. Difficile mais pas du tout impossible.)

2 - si l'environnement intérieur n'est pas porteur, modifier cet environnement. L'environnement intérieur est "la philosophie de vie" de l'individu à capacités importantes.
Les différentes philosophies humaines sont nombreuses et accessibles (si on les cherche). A cette personne de faire le tour, de voir celle qui permet de mieux supporter les frustrations, de "trouver sa voie". Le principal frein à cette recherche étant sa propre flemme, car ces personnes sont généralement impatientes (impatientes car ayant l'habitude que "tout soit facile et rapide à obtenir").
Il faut donc apprendre à être patient, à se remettre en cause, à prendre conscience que chaque pas est une avancée même lorsque l'on fait demi tour dans une impasse.

Un albatros est peut être maladroit au sol mais ça n'a pas empêché son espèce de survivre.
Il doit juste faire attention où il fait son nid ! ;o)