Pourquoi le " transfert "
est un terme artificiel :

 

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- Théories de Freud -

 

Cas du "transfert" patient / soignant.

Pourquoi le "transfert" est un terme artificiel ?

Parce que ce n'est qu'un simple sentiment amoureux qui n'est pas réciproque. (voir carte des sentiments humains).
Alors pourquoi voit-on souvent un patient tomber amoureux de la personne qui la soigne ?
Parce que le soignant est une personne qui "assure notre survie", qui comprend notre douleur, qui essaye de la soigner. Et on prend un effet de "son métier" (prendre soin, écouter, comprendre comme il faut, fait partie du métier du soignant (qu'il soit infirmière, docteur, psy, etc) pour un sentiment profond d'amour.

L'amour est un sentiment qui, dans un couple, doit être réciproque. Hors dans le cas du rapport patient/soignant, ce sentiment n'est pas réciproque (généralement). Car le patient ne connaît pas autant de choses de la vie du soignant, que le soignant connaît de choses sur le patient qui souffre. Le patient amoureux ne basera donc pas son "harmonie entre deux êtres" sur de la réalité.

La psychanalyse Freudienne parlera de : transfert d'un sentiment amoureux passé qui n'a pas abouti. Le patient "transfert" son souvenir d'amour passé avec une autre personne, sur le soignant. Mais comme nous venons de le voir au dessus, le passé n'a rien à voir avec le sentiment de "survie assurée aux maximum" dans le temps présent sur le soignant.
Et le schéma est exactement le même pour le "transfert de haine".
Si un patient a la haine contre une soignant, les freudiens peuvent prétexter que c'est en rapport avec une personne dans le passé envers qui on éprouve de la haine, mais la réalité est beaucoup plus simple : si le soignant dit quelque chose qui derrange vraiment le patient, le patient a un sentiment de "survie non assurée" (traduction dans l'échelle des émotions : la haine).


" Transfert ", pour dire " amour non réciproque ".

Pourquoi Freud a-t-il inventé
ce terme de - transfert - ?

Freud n'avait pas envie de dire à ses patientes défraîchies mais riches :
" Voyons, voyons ? Vous vous êtes vu, vous et vos problèmes ? Vous croyez vraiment que je pourrais être amoureux de vous ? Vous vous faites des idées ! Il faut redescendre sur terre ! "
Non, ce serait d'une part trop cruel : une personne souffrant de troubles mentaux étant fragile, elle peut se pendre au cou de la première personne qui lui porte un intérêt, or lui expliquer que l'amour qu'elle ressent est une illusion, que cet amour ne vaut rien, augmenterait la fragilité mentale de cette personne (voir la réalité en face peut être salvateur, mais Freud avait choisi une autre méthode), et d'autre part, il lui fallait un terme qui fasse "scientifique", qui lui permette de dire : "je suis le soignant, vous êtes le patient. Moi je contrôle car "je sais", tandis que vous, vous ne comprenez pas ce mot ".

Transfert, ce mot énigmatique inventé pour mettre une barrière entre le soignant et le patient, mais qui n'explique absolument pas l'analyse de l'information que fait le cerveau. Il n'y a aucun transfert de quoi que ce soit. Le patient est dans son monde et se fait des idées sur le temps présent.

Reste que le sentiment d'amour qu'éprouve le patient, est un bon moyen pour flatter l'ego du soignant, à savoir : "si il a l'impression d'harmonie, c'est que je fais bien mon travail, que je le soigne bien, que je le comprends bien."

Ce sentiment d'amour est également nécessaire pour "doper" le patient, le motiver à aller mieux. Mais ce sentiment est dangereux car non réciproque dans sa puissance.
Et cette "non-réciprocité" menacera l'équilibre mental du patient lorsqu'il comprendra son erreur.

Cas du - transfert - généralisé :

Partant du principe que - transfert - veut dire "se faire des idées sur des sentiments", tout peut être qualifié de transfert dès lors qu'on se trompe. Il existe donc le "transfert" négatif, à savoir lorsque quelqu'un éprouve une haine farouche pour une personne, mais que cette dernière est "intouchable" à cause de son statut (parent, chef, etc.) elle reporte sa haine sur une troisième personne qui n'a rien avoir avec le problème relationnel de départ. Mais c'est un simple "report de support" parce qu'elle a l'impression que sa survie est mieux assurée en se défoulant sur une personne "faible" qu'une personne "forte", (personne forte qui pourrait se défendre et menacer par un "retour de bâton".)

Mais dans ce cas, il y a 3 personnes (ou sujets) en présence :

La personne éprouvant de la haine, la personne qui est le sujet de cette haine mais que l'on n'ose pas affronter, et une troisième personne ou un objet, sur lequel on va déchaîner notre violence. Un adulte peut aussi en vouloir à son enfant, mais ne pouvant se défouler sur lui, il utilisera une troisième personne. Mais ça reste toujours une tromperie sur le sujet de ses sentiments.

En conclusion, ce terme est dangereux car il n'aide absolument pas le patient à comprendre quels éléments sont présents dans son cerveau, quelle est la mécanique des sentiments, ni qu'il se ment dangereusement et que ces mensonges ont des conséquences.

Suite : Oedipe.