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L'analyse de la dianétique
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La dianétique utilise les termes suivants :
Mental analytique, mental réactif.
Ce qu'ils appellent le mental analytique est la partie du cerveau qui
raisonne.
Ce qu'ils appellent le mental réactif, semble être "la réaction primaire",
sans raisonnement.
Ces termes ne semblent pas
très différents des termes "conscient"
et "inconscient".
A noter que le survisme
reconnaît qu'il y a des infos qu'on ne "réalise pas", dont l'accès semble
mal maîtrisé, mais cette différence à qualifier l'info "d'inconsciente
ou de consciente" n'apporte pas grand chose, car l'info est là, quoi qu'il
arrive. D'autre part, beaucoup utilisent le terme "inconscient" pour faire
avaler n'importe quoi vu que si c'est inconscient, c'est improuvable.
(toujours dans le sens : " moi je sais, toi tu ne sais pas, donc obéis,
suis mon avis ! ")
Il y a aussi un erreur fondamentale
dans l'analyse liée à "l'inconscient" ou "le mental réactif", c'est de
conclure que dans ces moments là, le cerveau ne pense pas. Dire que l'inconscient
ne raisonne pas, c'est faire croire à "la force occulte, le prédéterminé,
etc"
Il en va de même lorsque certains disent : "les émotions n'ont pas de
raison".
C'est faux.
Les
émotions sont issues d'un raisonnement clairement établi.
Or, lorsqu'une personne utilise
un réaction inconsciente, par exemple la violence, ce n'est pas une réaction
coupée de la réalité du moment ! Le cerveau a utilisé les informations
présentes, en a conclu que la situation représentait un danger pour sa
survie, il a donc utilisé un moyen de défense à sa portée : la violence.
Il en serait de même si au lieu d'utiliser la violence, le cerveau aurait
dit "tais toi". Le mutisme est également une réaction "primitive", mais
l'information dans le cerveau suit une logique claire, établie noir sur
blanc.
Ce n'est pas là qu'il y a une différence dans le traitement de l'information.
La différence est dans "est-ce que je contrôle pleinement ce que je
dis ou fais ?". Et ceci est un problème d'ego.
Sans oublier qu'une information
peut passer dans la "partie consciente"
si on réactive certaines liaisons de causes à effets, et inversement,
passer dans la "partie inconsciente"
si les liaisons n'ont pas un intérêt capital, ou si elles représentent
trop un "danger sans solution" => occultation => un problème disparaît
si on n'en parle pas. <= c'est encore la partie raisonnement qui tient
ce discours. Cette partie se trompe, car le cerveau n'est pas fait pour
oublier, mais pour comprendre (même si parfois il oublie). Le cerveau
n'est pas fait pour oublier quelque chose de fondamentalement important
et traumatisant.
Donc il n'y a pas d'opposition
réelle entre conscient et inconscient. Le traitement
de l'information se fait exactement de la même manière, même si la "sortie
du résultat" de notre raisonnement n'est pas la même (suivant
que l'on soit plus ou moins capable d'expliquer à autrui ou à soi-même
le cheminement de cette information). Et absolument tous ces raisonnements
s'établissent suivant notre échelle personnelle de "survie".
La scientologie dit :
"Il faut détruire la partie "mental réactif " (inconsciente)
du cerveau pour être un sur-homme."
Or détruire cette partie du cerveau est dangereux
! Car elle est utile en aidant à classer les informations et
permet des temps de réponse qui sauvent la vie (un temps de réflexe, même
conditionné, est plus rapide qu'un temps de réflexion).
Un autre problème est que présenter
la partie inconsciente de notre cerveau, ainsi que nos émotions négatives,
comme "ennemi", comme étant "contraire à notre survie", c'est une erreur
de jugement. D'accord, les émotions sont basées sur des impressions, donc
peuvent être "trompées", mais c'est pareil pour notre raisonnement ! Si
des éléments nous sont cachés ou si nous même nous trompons dans l'estimatif
des valeurs présentes, notre raisonnement n'est pas plus fiable que nos
émotions. Les deux sont là pour notre survie.
Contrairement
à ce que dit la scientologie, il n'y a pas "plusieurs niveaux
de survie". Il existe des besoins différents (voir la pyramide des besoins
qui est une théorie élaborée à partir des observations réalisées dans
les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow) mais en aucun cas un
humain ne peut vivre sans répondre à ses besoins primaires, par conséquent,
faire croire qu'on "monte une échelle" est un leurre.
Le sommet de leur échelle est un état proche de dieu, mais
un scientologue est incapable de décrire dieu. Il lui est donc
impossible de faire une échelle qui se rapproche de quelque chose qu'il
n'est pas capable de définir.
La scientologie annonce que l'individualité de la personne est renforcée
lorsqu'on est scientologue...
C'est faux : un scientologue
obéit aux ordres et à peur de quitter le groupe. Deux états qui se rapprochent
plus de l'esclave que du "sur-homme" libre.
Engramme ?
Ce mot n'est là que pour remplacer le mot "traumatisme". Mais également
pour y mettre du "mystérieux", comme une "carotte" pour attirer le curieux
qui n'a plus envie de souffrir sans utiliser le mot "traumatisme", utilisation
qui est déjà un trauma pour lui.
La scientologie annonce que
: cet engramme (ce traumatisme) est ensuite "activé" lorsque la
situation ayant causé le trauma, est de nouveau présente. (exemple
: parler d'un viol à une personne violée). Et que cette "activation"
engendre une situation aberrante.
Or il n'y
a rien d'aberrant. Lorsqu'un individu est face à une situation
qu'il n'a pas su gérer dans le passé, et que cette situation lui a gravement
nui, lorsqu'il est de nouveau face à cette situation, il peut soit la
fuir (sa survie l'exige faute de mieux, mais c'est réellement pour son
bien qu'il fuit car le danger est là pour lui), soit respirer profondément
et grâce à un soin qu'il a suivi après son traumatisme, (soin ayant reconstruit
les causes et les effets réels de cette situation, ayant permis de comprendre
les sentiments, les émotions), il n'agira plus en utilisant la fuite mais
aura le réflexe inconscient d'affronter le problème.
Le mot "aberrant" est utilisé
pour culpabiliser le malade (la personne traumatisée),
dans le sens "vous n'êtes pas parfait, c'est nul !"
Mais il n'y a aucune culpabilité à se tromper dans la prise en compte
de certains éléments. La culpabilité implique "la volonté". Or un traumatisé
n'a jamais demandé à être traumatisé. Même quand il s'agit du soin, il
n'y a pas "crime" ni "déshonneur" à ne pas avoir fait la démarche de chercher
de l'aide pour mieux comprendre car cette "non-recherche" est
un effet direct du traumatisme dont on n'est pas responsable.
Remarque :
le principe "des auditions"
(interrogatoire entre un scientologue averti et le novice dont les mains
sont reliées à la machine décrite plus bas) dans la scientologie n'est
pas d'expliquer, de vous décrire comment une ou des informations fausses
ont créé un traumatisme car pour eux un traumatisme est dans
l'inconscient, donc ne s'explique pas. N'oubliez pas que plus longtemps
vous souffrirez du trauma, qu'ils vous feront croire que les êtres "parfaits"
existent et qu'en payant vous en serez un, et bien plus longtemps ils
arriveront à vous vendre des "auditions", des stages, des livres, des
CD, etc.
La "machine scientifique"
?
Pour donner l'impression de "science" à la démarche thérapeutique
scientologue, il est utilisé une "machine à clarté" (un électromètre),
autrement dit, un détecteur de mensonges.
Son principe est très simple : lorsqu'une personne ment, notre influx
nerveux est modifié (car le cerveau sait qu'il ment et se sent mal, ne
se sent pas en harmonie dans ce mensonge, ce qui génère un changement
dans l'électricité du corps). Cette machine très simple à construire,
est d'un coût de fabrication très faible. Son inventeur l'a imaginé en
1935 et n'a rien à voir avec la scientologie. Cette méthode fait appel
à l'électricité de notre corps, mais n'est pas
scientifique dans le sens : "exacte dans tous les cas" ,
car si une personne sait maîtriser son mensonge (en sachant dédramatiser
la porté de son mensonge) ou si elle ne sait pas qu'elle ment (dans certains
cas de maladie mentale : la maladie mentale est un décalage entre la réalité
des faits et ce que croit " vraie " cette personne. Mais si elle ne se
sent pas (ne se sait pas) malade,) elle identifiera des éléments comme
"réels" alors qu'ils seront imaginaires et propres à son monde.
Thérapie ?
La forme de "thérapie" qu'impose (obligation permanente de se soumettre
au détecteur de mensonges) cette religion à ses membres, est de répéter
le traumatisme (par la parole) pour qu'il n'y ait plus d'émotion liée
à ce traumatisme et que la personne soit " claire ". Une approche à la
fois bonne, à la fois mauvaise. Le bon côté de "parler de ce traumatisme"
(trauma toujours appelé "Engramme" pour ne pas permettre de visualiser
facilement les éléments en présence), est de pouvoir communiquer ce "
secret ", et la mécanique de " parler de ce qui nous pèse pour que ça
nous soulage " n'est pas nouvelle (psychanalyse/confessions religieuses
dans le confessionnal/etc). Cet effet est réel et bénéfique pour commencer
à amoindrir sa souffrance.
Là
où il y a un problème,
c'est lorsqu'il faut répéter et répéter, se remettre en condition mentale
du traumatisme, simplement pour évacuer les émotions. Car cette approche
ne cherche pas à "faire comprendre" au traumatisé, POURQUOI il a été traumatisé.
Il s'agit simplement de créer une habitude par la répétition, habitude
qui amoindrit la charge émotionnelle.
Exemple de répétition qui décharge émotionnellement
: une personne qui se fait violer plusieurs fois, finit par ne plus réagir
de la même manière. Une partie de son cerveau trouve la situation de viol,
"normale".
Cette approche est donc un
leurre. Et comme cette approche des traumatismes ne soigne pas réellement,
le membre de la secte continue a faire des séances coûteuses. Sans oublier
que les scientologues cherchent tous les éléments (avec le détecteur de
mensonges) qui dans la vie, ont été mal vécus, les enchaînant (à tort
ou à raison) les uns aux autres, de manière à ne pas les résoudre (voir
l'approche du survisme qui propose de faire le chemin inverse : isoler
chaque élément d'une situation pour lui trouver sa bonne place, et ne
pas tout mélanger pour ne pas se tromper de problème, pour bien recréer
les causes et les effets de chaque situation).
Autre problème
:
les témoignages d'anciens membres de la secte, ont décrit l'utilisation
des traumatismes comme des moyens de chantage pour que le membre de la
secte ne cesse pas d'appartenir à l'église. Concrètement
: lorsque vous dites (grâce au détecteur de mensonges), que vous avez
fait une "connerie" dans votre jeunesse, si cette connerie est répréhensible
par la loi, ils utiliseront cette révélation en vous menaçant de "dire
aux personnes concernées" ce qu'ils savent, si vous ne continuez pas la
"thérapie".
Conclusion :
Une chose amusante
dans "les chiffres" que donne l'église de scientologie :
Elle annonce :
Notre méthode pour apporter le bonheur est la plus efficace,
Que lorsqu'on suit ses cours "simples et scientifiques" on est heureux,
on devient "clair",
Mais que depuis 1950, il n'y a eu que 50 000 clairs alors que l'église
est composée de plusieurs millions de membres.
Alors soit cette église est
élitiste et ne donne l'étiquette de "clair" qu'aux personnes ayant donné
énormément d'argent (donc inutile de vouloir se soigner et aller mieux
grâce à elle si on n'est pas millonnaire ?),
soit sa méthode ne vaut pas grand chose car si elle est composée de 7
millions de membres et qu'il n'y a que 50 000 clairs au bout de 60 ans,
ça fait moins de 1 % de réussite ?!
Même la psychanalyse fait mieux…
Sources :
Les différents sites de l'église de scientologie,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dian%C3%A9tique ,
Etc.
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